Ça fait longtemps que je le dis, moi je trouve que les fêtes pis les jours spéciaux, ça devrait revenir aux deux ans. Une fois par année, c’est trop. On a tout juste le temps de se remettre de l’évènement en question qu’on pense déjà à la prochaine fois. La rareté fait la valeur comme on dit. Moi, je trouve que c’est dur d’avoir super hâte à quelque chose qui revient tellement vite qu’on a à peine eu le temps de se rendre compte que c’était fini.
Cette année, grâce à la COVID-19, ma super théorie se confirme. L’an passé, en pleine pandémie, ceux qui ont pas triché ont pas vraiment festoyé. De mon côté, sachant que personne viendrait chez nous, j’avais même pas fait de sapin. Le 23 décembre, j’avais laissé William rentrer pour déballer son bas de Noël, assis à deux mètres au bout de la table, pis le 24, j’avais « fêté » tu seule avec mon père pis mon frère. Aucune folie. Y’était pas question de pogner ou de transmettre la COVID, surtout pas au seul parent qu’y me reste.
Un an plus tard, c’est un peu comme si Noël avait pas vraiment eu lieu faque cette année, j’ai l’esprit festif. La semaine passée, j’étais impatiente de faire mon sapin pis de sortir mes autres décorations. Moi qui le fais habituellement livrer, j’ai quasiment pas hésité à l’embarquer dans le KONA pis j’ai même pas sacré en installant les lumières dedans. Le 1er décembre, j’avais hâte d’écouter de la musique de Noël, activité que je m’interdis avant ste date-là. Aie, si on commence à écouter les tounes de Noël en novembre pis qu’on étend ça jusqu’à janvier, ça occupe le quart de l’année. C’est trop. Trop de Micheal Bublé, trop de Elvis pis trop de Ginette Reno. Trop de Sainte nuit pis de trop Jingle Bells. D’ailleurs, c’est pas ce genre de chansons-là que j’écoute. Si ça vous intéresse, voici ma sélection non exhaustive :
Marie-Mai & Jonas. Christmas calling. Bon, je trippe pas Marie-Mai mais j’adore ce duo avec Jonas.
Band Aid. Do they knows it’s christmas. Une gand d’artistes unis pour une bonne cause, on aime ça, même si c’est une vieille toune.
Faque là, je tombe en vacances vendredi qui s’en vient. Au programme pour ces deux semaines, soirée avec mes collègues, magasinage des Fêtes, resto avec mon beauf, virée à Québec, petit party familial le 24, soirée chez William, expédition shawiniganaise pour le jour de l’an, coloriage, séries-télé, films de Noël pis dodo avec Charlot, selon son bon vouloir, bien entendu.
Nous vla donc aux portes de 2022, toujours pognés avec la maudite COVID pis plein d’autres affaires plates, jour après jour dans l’actualité. Moi je dis que pour les trois prochaines semaines, on oublie tout ça pis on fait un break de nouvelles déprimantes. Là, ça va être le temps de relaxer, de s’amuser pis de s’entourer de positif. À go, on oublie la grisaille, le frette qui s’en vient, la pandémie pis toutes les autres emmerdes quotidiennes. Le 13 décembre, on sort notre esprit des Fêtes ! 🎄
