Publié dans Aventures

Une belle journée… de merde !

Il est presque 9h. quand je me réveille dans mon palace, émergeant d’un rêve dans lequel mes enfants étaient petits. Ça m’arrive souvent de rêver à eux-autres petits, surtout à Renaud, des fois à Morgan mais plus rarement à William. Ça doit être parce que c’est lui le plus vieux… Mon lit est moelleux pis mes draps sont doux. J’ai pas envie d’en sortir. Par les rideaux entrouverts, j’aperçois la vieille ville. Le ciel est gris mais y pleut pas. Dans mon esprit embrumé, j’élabore le plan de ma journée. Elle s’annonce ma foi pas si mal. À 10h., je pars en quête d’un endroit pour déjeuner. Ici, j’ai tout ce qu’y faut à proximité. Le premier resto que je croise, le Cochon dingue, me semble une option parfaite. Je dévore mon petit dej au comptoir-bar, accompagné d’un cappuccino. Me vla prête à conquérir la ville !

Dehors, y fait juste 16º pis y brumasse un peu, à peine. La température est censée monter à 19º en après-midi. Y devrait pu pleuvoir. J’en demande pas plus. Bon, c’est sûr qu’un peu de soleil agrémenterait la journée mais qu’y fasse frais, c’est pas la fin de monde. Premièrement, je suis habituée à ben pires badlucks météorologiques pis deuxièmement, quand tu marches des heures dans des rues en pente pis des escaliers interminables, c’est pas long que t’as l’impression qu’y fait 28. Dans les rues du Vieux-Québec, y’a juste assez de monde mais c’est pas la cohue. On peut facilement deviner que les gens qui sont là sont ceux qui avaient réservé des séjours à l’avance, comme moi. Par ici, rien de nouveau sous les nuages. Le Parlement est toujours à la même place, tout comme le Concorde, la Citadelle, la Promenade des Gouverneurs ou le Château Frontenac. Sur la Terrasse Dufferin, un saxophoniste joue Nothing’s gonna change my love for you. Je fredonne un instant la chanson dans ma tête pour retrouver le titre de cet air familier. Un peu plus loin, un amuseur public jongle avec du feu sur un monocycle. J’aime le Vieux-Québec.

De fil en aiguille, je gambade dans les rues pendant presque 15 km. Ici, j’ai plein de souvenirs : des sorties scolaires, des visites avec mes parents, le décès de ma mère ici, à l’Hôtel-Dieu, des séjours avec mes enfants, mon beau-frère, des amies… Je prends peu de photos puisque Québec, je l’ai photographiée maintes fois sous tous ses angles. En voici quand même quelques-unes.

Château Frontenac
Vue grisâtre sur le fleuve depuis la Terrasse Dufferin
Escalier vers le Petit Champlain
Place Royale

En prévision d’éventuel mauvais temps, j’ai acheté, à matin, un billet pour le Musée de la civilisation. Mon droit d’accès est à 15h. Pour 25$, j’ai droit à toutes les expositions mais celle qui m’intéresse particulièrement, c’est Pompéi, cité immortelle. Cette exposition-là, ou une semblable, était passée à Montréal vla deux ou trois ans pis à force d’attendre, je l’avais pas vue. L’exposition est fascinante pis surtout instructive pour moi, qui ne connaissais pas tous les fins détails de la catastophe. Les moulages des corps retrouvés sont impressionnants. La séquence des événements est terrifiante. J’espère bien pouvoir aller voir ça en vrai un jour. Y faudrait que je mette ça sur mon programme.

Moulage de corps retrouvés : un homme (au fond) et une femme (devant)
Moulage du corps d’un enfant

Une autre exposition à laquelle j’ai accès, c’est Ô merde !, une exposition sur… le caca ! Contre toute attente, celle-ci s’avère non seulement ludique mais surtout très éducative. On y relate les pratiques de défécation pis de gestion de la merde au travers des siècles pis des pays. Pour les plus motivés, y’a aussi la possibilité de sentir différentes odeurs de caca (je me suis abstenue) pis même d’aller péter devant des bidules qui analysent la composition du gaz gracieusement offert (je me suis abstenue encore). Finalement, sept toilettes présentent les types de cacas, leurs causes pis leur signification. Juste à côté, un écran tactile permet d’enregistrer le numéro correspondant à notre dernière déjection, ce qui met continuellement à jour des pourcentages au-dessus des sept toilettes. À ce moment précis, je m’inquiète un peu du 11% au-dessus de la toilette #7, signifiant que toutes ces personnes-là visitent actuellement le musée juste après une diarrhée… 🤣

Exposition Ô merde !
Les sept types de cacas
Des latrines, pour faire cacas en discutant avec ses amis…
Une toilette publique, berk !

Après une remontée en funiculaire pis huit heures passées dehors, je rentre finalement à mon hôtel. À soir, la vue sur la ville est pas mal plus belle qu’hier à la même heure. Y fait par contre trop frette à mon goût pour resortir. En plus, j’ai finalement très amplement profité de la ville. En tout cas, avec tout ce que j’ai marché pendant mes vacances, je vais finir l’été avec des jambes pis un fessier d’enfer ! 😁 Pour aujourd’hui, reste plus qu’à siroter un bon verre de vin en me remémorant quelques souvenirs…

Vue sur le Vieux-Québec depuis ma chambre
Renaud : 2012
Morgan : 2012
Renaud et Morgan : 2013
Morgan et moi : 2013
Morgan et Renaud : 2014
Moi : Été 2018
Moi pis ma chum Julie M : Été 2018
Moi : Autome 2018
Mon beauf et moi : Automne 2018
Renaud et William : 2021
Renaud : 2021
William et Renaud : 2021
William, Renaud et moi : 2021

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