J’avais 25 ans quand j’ai accouché. Avoir William était pas une mauvaise décision. Le timing, oui. J’étais encore aux études pis tout ce que j’avais, c’était des dettes. Mon mari, lui, venait juste d’être embauché dans son domaine faque on était loin de rouler sur l’or. À l’exception de mon oncle Guy, le frère de mon père, pis de sa blonde Kathleen, on connaissait pas un chat à Montréal. Pis bon, on se le cachera pas, Guy, les enfants, c’était pas exactement sa spécialité. 😁 Au moins, on était rendus dans un 4½, ben propre, mais toujours dans un immeuble un peu louche. Je me rappelle que quand on avait déménagé là-bas, on avait sacré pas à peu près pour passer dans les escaliers un maudit GROS set de chambre blanc que mon père m’avait donné l’année d’avant. En tout cas… William pis moi, on est rentrés plutôt maganés de notre séjour à l’hôpital pis comme dans le temps on accordait seulement trois jours de congé à un nouveau papa, ça a pas été long que je me suis retrouvée tu seule avec mes idées noires, ma fatigue pis mon inexpérience.
Lire la suite de « L’art de se mettre dans la marde toute seule comme une grande fille (part 2) »Mois : octobre 2022
L’art de se mettre dans la marde toute seule comme une grande fille (part 1)
Franchement, je suis née avec toutes les chances d’avoir la vie la plus facile qui soit. J’ai eu des parents normaux qui sont restés mariés jusqu’au décès de ma mère, un frère pis une soeur dont j’aurais difficilement pu être plus proche ainsi que des oncles, tantes, cousins pis cousines à profusion, tous du ben bon monde. J’ai grandi dans une maison joyeuse pis dans un quartier qui avait ben de l’allure. Chez nous, on avait deux chars, des chiens, des chats, une perruche pis pas mal tout ce qu’on voulait. J’ai suivi des cours de piano, de patinage artistique (longtemps !), j’ai fait du ski alpin, je suis allée en camp de vacances pis j’ai participé à un échange étudiant en Ontario. Vraiment, j’ai été choyée, probablement plus que la moyenne. Sauf que…
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