Je suis tombée en vacances le 22 décembre, une journée d’avance, pour cause d’école fermée, avec dix-sept belles journées devant moi. Dix-sept journées… Quessé que j’allais en faire ? M’ennuyer ? Certainement pas. Voir ma famille ? Absolument. Mais à part ça ? Franchement, après quatre mois constamment entourée d’élèves, un cours d’université, une deuxième COVID pis l’apparition d’un syndrome bizarre, un peu de solitude s’imposait, d’autant plus que ma deuxième partie d’année scolaire s’annonce on ne peut plus chargée. Au menu de mes vacances donc : repos pis divertissement. That’s it, that’s all. Pour faire le vide de 2022 pis le plein pour 2023, y faut ce qu’y faut. Vla donc où j’en suis rendue, après huit jours de farniente.
1- J’ai rentablisé mon abonnement à CRAVE en regardant deux séries québécoises. La première, Fragments, raconte les retrouvailles de trois amis, trente ans après s’être perdus de vue. En gros, c’est énormément de blabla pour très peu d’action pis encore moins de joie de vivre. À consommer avec modération si vous avez le caquet bas en cette fin d’année pis cet hiver de marde. Ceci dit, c’est quand même bon, comme toutes les séries qui mettent en vedette Céline Bonnier. Maudit que je l’aime, elle ! On peut pas être déçus quand son nom fait partie de la distribution des rôles. La deuxième série que j’ai regardée, c’est Une affaire criminelle. Ste série-là, ça raconte le combat d’une mère qui tente de prouver l’innocence de son fils, emprisonné injustement pour meutre depuis quinze ans. Dans celle-là, encore beaucoup de mots mais aussi une enquête captivante, parsemée de rebondissements. Coïncidence, c’est encore Céline Bonnier qui tient la vedette faque ça peut juste être réussi.
Toujours question de profiter de mon abonnement CRAVE, je me suis ensuite lancée dans un véritable marathon de films de Noël (dix en trois jours). Ma conclusion, quand t’en as vu un, tu les as tous vus. En gros, les films de Noël, y’ont tous la même recette. Premièrement, la vedette, c’est une fille, belle, jeune, avec une carrière extraordinaire qui la fait voyager partout pis la condamne au célibat. Très important, la fille a toujours un de ses parents (si c’est pas les deux) qui est mort, son père, la plupart du temps. Ensuite, les circonstances font que notre belle fille est pognée pour retourner dans son village natal, village où elle est accueillie comme une vedette pis dans lequel elle tombe, drette en arrivant, sur un ancien chum ou un gars avec qui elle est en froid depuis vingt ans. Le gars, lui, on sait pas trop ce qu’y fait dans la vie. En fait, y’a pas vraiment l’air d’avoir d’occupation mais yé souvent veuf, idéalement avec un marmot. Évidemment, les circonstances font que le gars pis la fille sont obligés de faire équipe pour mener un projet super important que personne d’autre peut gérer, à part eux-autres. Ça, ça fait prendre conscience à la fille que sa vie actuelle a pas de sens pis qu’elle doit se réinstaller dans son vieux village paumé avec le gars qu’elle était pas capable de sentir vla deux jours.
Ah, pis dans tous ces films-là, on boit BEAUCOUP de chocolat chaud, dehors bien sûr. D’ailleurs, les gens ADORENT être dehors pis se promènent très peu habillés pour la saison. Y font de la luge en souliers pis en jean avec le manteau ouvert pis une tuque sul boute de la tête. Tout ste beau monde-là raffole aussi des batailles de boules de neige, neige qui est d’une blancheur impeccable autant sur les terrains que dans les rues. Je vous dis, dans ces villages-là, y’a aucun épandage de sel ou de sable dans les rues ni de garnotte sur les trottoirs. On se croirait quasiment dans le parking de mon école. Désolée, j’ai pas pu m’en empêcher parce que criss maudit qu’il est pas entretenu. Bref, dans les films, eux-autres, la slush pis les bas de pantalons crottés, y connaissent pas ça, pas plus que les bancs de neige laissés par la charrue ou les portes de chars jammés dans le verglas. Pour vrai, plus loin que ça de la réalité, tu meurs. Juste pour dire, moi le 26, je suis rentrée au Café Morgane à Shawinigan pour m’acheter un cappuccino glacé avant d’aller chercher mon père. Ben savez-vous quoi ? Y’a pas un ostie de chat qui m’a reconnue ou acclamée. Pourtant, je suis pas pire belle, pas si vielle, j’ai une belle carrière pis un parent de mort. En tout cas, dans mon village à moi, ça a pas eu l’air d’énarver personne. 😂
2- J’ai colorié, pas mal, trop, compulsivement même. J’aime ça, moi, colorier. Je trouve ça relaxant pis ça me donne l’occasion d’écouter de la musique. Si je m’écoutais, je ferais du coloriage huit heures par jour mais j’arrête habituellement avant, quand les crampes me pognent dans la main pis le poignet. Ça l’air de rien mais colorier, à ste niveau-là, c’est quasiment un sport ! 😁



3- J’ai fait du vélo stationnaire. Ça, j’en fais depuis à peu près deux mois pour combler mon besoin d’exercice, maintenir ma ligne pis me tenir en forme parce qu’on va pas se le cacher, l’hiver, j’ai beau me dire que je vais sortir marcher, ben je le fais quasiment jamais. La réalité, c’est que j’haïs le frette pis la neige. Ceci dit, hier, j’ai quand même pris une belle marche dans le cimetière en arrière de chez nous. Ben oui, rien de mieux qu’un cimetière pour marcher tranquille pis croiser du monde, certains plus vivants que d’autres…


4- J’ai pratiqué mon espagnol. Ouin, je suis partie là-dessus. Depuis la fin de l’été, j’apprends l’espagnol avec Duolingo. Ça va tu me servir à quelque chose ? Probablement pas. En fait, l’idée m’est venue un jour que j’écoutais la trame sonore de la Casa de papel sur Spotify. Parmi les chansons, y’en avait une que j’aimais ben mais comme elle était en espagnol, je fredonnais n’importe quoi en faisant semblant que je chantais les bonnes affaires, jusqu’à ce que je google les paroles pis que je l’apprenne au complet par coeur. Après ça, j’ai poussé l’audace à passer les paroles dans Google traduction pour comprendre quessé que je chantais. C’est là que j’ai eu l’idée de me lancer dans l’apprentissage de l’espagnol pis comne je fais jamais rien à moitié, ben j’en suis à 125 jours sans avoir raté une seule journée de pratique. Bon, c’est sûr que c’est encore rudimentaire mon affaire mais quand même, hablo español de mieux en mieux. Pire encore, j’arrive à comprendre des boutes de phrases quand j’entends du monde parler en espagnol dans un lieu public. Mon prochain défi : regarder le spin off de la Casa de Papel, dans sa version originale en 2023.
5- J’ai trié mes photos de 2022 pis comme chaque année, j’en ai fait un petit montage vidéo. J’aime ça, moi, rassembler mes photos préférées ensemble avec une tite musique. Je trouve que c’est une bonne façon de condenser mes souvenirs pis de réaliser que j’ai fait plein d’affaires le fun dans l’année.
6- Parlant d’affaires le fun, j’ai choisi mes activités pis booké mes hébergements pour mon prochain périple en Gaspésie. Pour vrai, j’ai tellement tripé l’été passé qu’à peine revenue chez nous, je savais déjà que j’y retournerais l’été prochain pis probablement tous les autres étés d’après. Faque là, tout est déjà setté. Je pars le 9 juillet pour sept nuits. Ah pis comme je m’étais dit que je découvrirais aussi d’autres régions, j’ai commencé à regarder pour une petite expédition au Saguenay-Lac-St-Jean. Ça aussi, je devrais réserver ça sous peu. J’ai tellement hâte à l’été maudine. Encore six mois à patienter…

7- J’ai lu. Bon, c’est sûr que je préfère de loin lire au soleil, sul balcon, mais y’a ben fallu que je me résigne. Si je veux connaître la suite de la série que j’ai commencée, y faut que je lise sul divan avec mon café, ma doudou, mon feu de foyer synthétique pis mon gros Charlot. Y’a quand même plus triste que ça dans la vie. Depuis l’été passé, je me suis lancée dans les romans de Louise Tremblay D’essiambre. Là, je suis dans la série Place des Érables. J’arrive à la fin du tome 3 de 6 pis c’est vraiment excellent. Vous ouvrirez l’oeil d’ailleurs parce que je vais mettre ça à vendre quand j’aurai lu les six tomes. Si vous aimez les histoires qui se passent au Québec, vous allez aimer ça, c’est sûr ! En plus, les livres sont beaux…

8- J’ai tricoté, un peu. Y faut dire qu’avec mon coloriage compulsif, y faut que je ménage ma main droite. En plus, c’est ben beau tricoter des torchons mais là, j’en ai pour fournir toute la ville de Montréal. En tout cas, si jamais je fais le Relais pour la vie en 2023, j’ai tout un stock à vendre pour financer ma marche. J’espère surtout que j’aurai du monde pour les acheter… 🙃

9- J’ai DORMI. Ben oui, simplement, bêtement, j’ai dormi, SANS régler de réveil pour le lendemain matin. Eille, c’est tu assez le fun ça ? Sérieusement, moi, je suis pas matinale pour deux cennes pis quand je travaille, chacun de mes réveils est un véritable calvaire, peu importe combien de temps j’ai dormi. L’hiver, évidemment, c’est encore pire. Eille maudine, t’es ben au chaud dans tes couvertes, avec ton chat qui ronronne… Y fait noir dehors pis y fait frette… Franchement, qui est heureux d’entendre son alarme retentir à 5h30 tous les maudits matins ? Certainement pas moi. PAR CONTRE, je suis anti-snooze. Je suis anti cette torture supplémentaire qui t’inflige des minis phases de sommeil fucké entrecoupées d’une série de réveils plus dramatiques les uns que les autres. Moi, dès que mon réveil sonne, je bondis hors du lit comme si le feu était pogné, si bien qu’en règle générale, à 5h33 mon lit est fait pis je suis en train de déjeuner. Pas de niaisage. Après tout, y paraît que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Kin d’ailleurs, c’est qui l’innocent qui a décidé ça ? Quand on y réfléchit, les proverbes pis les dictons, c’est juste des phrases qui ont été lancées dans l’univers par du monde random pis nous-autres, on prend ça pour du cash ! Pour vrai, pouquoi un tien vaudrait mieux que deux tu l’auras ? Pourquoi rien ne servirait de courir si t’es pas parti à point ? Pourquoi à cheval donné, on regarderait pas la bride pareil ? Qui a décidé que l’argent pourrait pas faire un peu le bonheur ? Pourquoi on pourrait pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ? Parce que moi, sérieux, je me risquerais pas à aller le tuer si j’étais pas assurée d’avance que quelqu’un va m’acheter sa peau… Que de questions mais si peu de réponse à cette heure tardive… Ça, ça doit vouloir dire qu’il est temps d’aller me coucher.
Après tout, paraît que la nuit porte conseil…