Été 1999. William a presque 3 ans. On est au parc, celui-là même qui est en face de chez moi actuellement. William joue tranquille dans le sable avec trois-quatre bébelles quand deux enfants font irruption dans l’aire de jeu pis décident de jouer avec lui pis ses affaires. William, c’est un p’tit gars facile. Sans se poser de questions, y partage avec bonne volonté ses jouets avec la p’tite fille pis le p’tit gars qui s’expriment dans un français approximatif. Y’a l’air ben content. C’est en plein pour ça que je l’emmène souvent au parc, pour qu’y voit des « amis » de temps en temps. Parce que nous autres, on connaît personne à Montréal. Personne personne. William va même pas à la garderie faque…
Quelques secondes après l’entrée en scène des enfants, une « madame » exubérante surgit avec les bras remplis de sacs de jouets, de collations pis de cossins. Sans me demander mon avis, elle s’assoit à côté de moi pis commence à me parler comme si elle me connaissait depuis 25 ans. Ste madame-là, c’est Louise. Cinq minutes plus tard, je sais qu’elle va être mon amie pour la vie.
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