Publié dans Réflexions

Huit semaines

Ça l’air de rien mais j’ai eu une méchante année scolaire. Pour vrai, j’ai jamais été autant occupée au travail. Pourtant, initialement, mon année s’annonçait on ne peut plus cool. À mon horaire, j’avais juste des cours que j’avais déjà donnés donc peu de préparation pis aucun défi. Conditions parfaites pour se la couler douce. Je me voyais déjà en train d’enseigner les yeux fermés pis les doigts dans le nez en meublant les trous dans mon horaire par du travail personnel relax sur fond de musique classique tout en buvant des cafés moka préparés par le barista qui parle à l’imparfait au café d’en face. À moi la quiétude, la zénitude, la paix d’esprit. Mais ça, c’était sans compter que jamais rien se déroule comme prévu. 😬 Faque…

Douche froide en début d’année même si on savait que ça s’en venait. Le programme dans lequel j’enseigne a été complètement révisé. On passe de seize compétences (cours) à vingt-cinq. La formation va s’allonger de 360 heures. C’est une refonte majeure. Mes collègues pis moi, on va devoir enseigner des notions qu’on enseignait pas avant. On doit remonter tous les cours, produire des cahiers pis des examens, acheter du matériel, reconfigurer les locaux, tout ça pour août 2024. Août 2024, c’est demain. On a pas le choix de consacrer nos précieuses heures de travail personnel au développement de notre nouveau matériel mais même avec la meilleure volonté du monde, y’a fort à parier qu’on va finir de construire l’avion en plein vol. Vu de même, c’est plutôt épeurant. La zénitude vient de prendre le bord sur un méchant temps. 😩

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Publié dans Badlucks

Les incompétents (update)

Le 29 mars, après avoir reçu l’appel de l’agence de recouvrement qui annonçait à Renaud que sa dette (fictive) était effacée, j’ai pensé sul coup que ste bonne nouvelle-là suffisait à mon bonheur. J’avais gagné mon point contre l’école maudite pis par la même occasion, j’avais lavé l’honneur de mon héritier tout en préservant son crédit. Ma mission était remplie même si finalement, j’avais quand même perdu de l’argent dans l’affaire. Le lendemain par contre, après avoir dormi là-dessus, je me suis dit que ça serait ben trop facile pour les coupables que je m’arrête là. Galvanisée par le succès retentissant de ma mise en demeure, j’ai décidé d’en envoyer une autre, cette fois-ci au directeur adjoint de l’école de Renaud. Forte de ma première expérience, j’ai utilisé le même modèle de lettre pour rédiger ma nouvelle offensive. Après tout, pourquoi changer une formule gagnante ? Ça allait comme suit…

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