Je suis en vacances depuis le vendredi 16 juin à 13h. précises. Enfin, y’était pas trop tôt ! Ste jour-là, je suis sortie de l’école avec un ÉNORME sentiment de liberté. Ben oui, tout un été devant moi ! Je suis chanceuse, paraît-il. Moi, je dirais plutôt que j’ai travaillé pour. Dans la vie, ta chance, tu te la crées toi-même, autant que ta malchance d’ailleurs. Après ça, ben tu peux juste t’en prendre à toi dans un sens comme dans l’autre. N’empêche, chanceuse ou méritante, le résultat est le même. J’ai deux beaux mois devant moi pour faire tout de qui me tente : dormir, lire, marcher, écouter de la musique sur mon balcon, voir du monde (pas trop) pis partir à l’aventure.
Ma première semaine démarre sur les chapeaux de roues. Dès le samedi matin, je suis de bonne heure dans le KONA, direction la Mauricie, pour une petite journée en famille. Au programme, magasinage d’un nouveau divan pour moi, sous les conseil avisés de mon frère, suivi d’un souper au resto avec l’ancêtre pour la fête des pères. Mon divan, ça fait longtemps que je veux le changer. Acheté en 2016, j’ai immédiatement regretté cette acquisition là qui s’est avérée relativement cheap pis inconfortable. Son problème majeur : l’assise trop courte à laquelle j’avais pas vraiment fait attention lors de l’achat. Bon, y faut dire que dans un magasin, on a plutôt tendance à s’asseoir ben drette plutôt que de s’évacher comme on le fait chez nous. Pourtant, quand tu mesures 5’4″ dont 5′ de jambes, la profondeur de l’assise est pas à négliger. Résultat, ça fait sept ans que j’ai l’impression de regarder la TV sur un banc de parc. Ste fois-ci, avec mon frère comme conseiller, j’espère ben faire un meilleur choix. C’est finalement dans un magasin louche, situé dans le fond d’un rang entre deux garages, que je trouve mon bonheur. Reste à vérifier les mesures chez nous avant de confirmer la transaction. S’ensuit un souper à la Casa Grecque avec mon père, mon parrain pis ma marraine avec comme d’habitude, une heure et demie de route dans le noir pour revenir chez nous. 🚗


De retour à Montréal, les dimanche pis lundi, je suis en feu. 🔥 Y fait beau pis mon but de l’été, c’est de marcher une trentaine de kilomètres par semaine. Je commence ça avec un 9 km à l‘Île de la visitation le dimanche suivi d’un autre 5 km à la Promenade Bellerive le lendemain. Le lundi en fin de journée, je confirme l’achat de mon nouveau divan avec le vendeur qui m’annonce la livraison pour vendredi qui vient. Y me reste 3 jours pour me débarasser de mon vieux divan « banc de parc ». Me vla dans la 💩. Je me dépêche de l’afficher à vraiment pas cher sur Marketplace. Mardi matin, des genres de revendeurs de meubles viennent m’en débarasser. Me vla soulagée. J’ai aucunement la place pour garder deux divans en L dans mon 5½, d’autant plus que j’ai récemment changé mon set de cuisine pis que j’ai encore l’autre dispersé dans un peu toutes les pièces. Allez savoir pourquoi, les gens achètent toutes sortes de cossins mais je suis incapable de vendre ste set-là qui oui, est vieux pis un peu démodé, mais pas brisé pantoute pis quand même pas si lette. Depuis un mois qu’il est en vente, j’ai jamais conversé avec autant d’innocents. Un tel veut que j’y livre (c’est écrit clairement que non dans mon annonce), un autre veut juste la table, un pas plus fin me dit qu’y veut des chaises sans coussins (on les voit bien sur les photos), sans compter tous ceux qui me demandent si c’est encore disponible pis qu’y répondent pu quand je dis oui. Ah pis y’a ceux qui me demandent mon adresse pour venir le voir mais qu’y se présentent jamais. Sérieusement, rendu là, je vais le donner à quelqu’un dans le besoin plutôt que de le vendre à un imbécile. Dans tout ste brouhaha là, j’achète un nouvel arbre à chat gris pour le faire matcher dans mon nouveau décor faque l’ancien (beige) est en stand by dans un couloir. Reste à voir si je remplace Charlot par un chat qui fiterait mieux avec mes nouvelles couleurs… 😾


En avril-mai, j’ai repeint en gris, tous les murs de mes couloirs pis de ma salle à manger auparavant beiges pâles. Après treize ans dans st’appartement-là, c’était pas un luxe même si ma foi, y’avait pas grand chose de scratché. Comme c’est prévu que je fasse aussi ceux du salon, le mardi matin, je me dis que je serais ben folle de pas profiter du fait que j’ai pu de divan pour repeindre. Aussitôt pensé, aussitôt fait. Je déménage tous mes meubles de salon dans ma chambre, je lave les murs, bouche les trous, pose du masking tape pis donne une première couche par un beau petit 28ºC. Le mercredi, en fin de matinée, mon amie Sylvie me débarasse de mon viel arbre à chat. De mon côté, je donne ma deuxième couche de peinture pis le jeudi, je rapatrie mes meubles dans la pièce, tout ça sous une chaleur pis une humidité croissantes.🌞Entre-temps, comme j’ai toujours pas de divan, j’écoule des soirées paisibles sul balcon : musique, vino, sudoku, chat. Le vendredi, le divan arrive en matinée. Je le déballe, l’assemble, pis je pars sur la rive-sud pour magasiner des nouveaux cadres avec William qui est en congé On finit ça par une petite marche au parc Michel Chartrand.


Le samedi, je me réveille soulagée d’avoir réglé le cas de mon salon dès le début de mes vacances. Mon plan, c’était de le faire quelque part avant la reprise du travail en août mais franchement, j’avais pas une grande motivation pis je me voyais déjà traîner ste tâche-là en arrière plan pendant tout l’été. Me vla donc disponible pour passer TOUT mon temps dehors. Pour faire exprès, la météo annonce de la pluie à perte de vue. 🌧️🌧️🌧️ Je suis pas contente mais je me dis que c’est ben pire pour tous ceux qui avaient juste une ou deux semaines de vacances. Dimanche, la météo dit qu’y fait beau mais à Montréal, on est dans la fumée. Je sors marcher pareil.


Jeudi 17h30, je me résigne. L’acheteuse qui devait passer voir mon set de cuisine avant 17h. se pointera probablement pas étant donné qu’elle devait m’écrire une demi-heure avant pis que j’ai jamais eu de nouvelles. Dla marde, j’ai pu le goût d’avoir de la visite. Si elle m’écrit, j’y réponds pas. J’ai pas envie de faire des courbettes pour un pauvre 60$ qui va sans doutre être négocié à 50$. Demain, y’annonce quasiment beau. Je sacre mon camp 36 heures dans Charlevoix avec William.