Publié dans Aventures

The last but not the least

Deuxième réveil dans ma maison ancestrale. J’ai mieux dormi. Aujourd’hui, c’est ma dernière journée en sol saguenéen. J’ai pratiquement rempli tous mes objectifs malgré une météo imprévisible. ✔️ Encore à matin, c’est pas trop clair. Pleuvera, pleuvera pas ? La météo annonce soleil, nuages, brouillard devant se dissiper + probabilité de pluie. Un beau cocktail encore une fois. De mes plans initiaux, y me reste deux activités à cocher : une randonnée dans un parc national pis une visite au Musée de la petite maison blanche. Pour la parc national, ma préférence allait pour celui du Fjord du Saguenay mais j’hésite, étant donné le temps incertain. En plus, les randonnées là-bas ont l’air plutôt costaudes pis on se le cachera pas, après mes péripéties d’hier, j’ai pas l’énergie dans le tapis. À matin d’ailleurs, j’ai une tite raideur dans les mollets, vestige de ce qui s’apparentait beaucoup plus à de l’escalade qu’à de la randonnée. En plus, hier, j’ai pas marché avec mes vrais bons souliers. Ça aussi, ça paraît.

Après réflexions, je décide à l’unanimité avec moi-même de plutôt partir au Parc national des Monts Valin qui représente le meilleur compromis entre distance pis randonnée. C’est juste à une trentaine de kilomètres de mon auberge pis y’a plusieurs choix de sentiers de différents niveaux de difficulté. Le fjord attendra ma prochaine visite. Dans le temps del dire, je fais un brin de toilette pis je me prépare un petit sac. Après un passage éclair au Tim Hortons (café + croissant), je prends la route direction le parc. Pour tu suite, y fait beau. Je suis de bonne humeur. Je roule, j’écoute de la musique smooth en dégustant mon moka. Le parc est pas loin. J’y arrive rapidement. Au chalet d’accueil, le monsieur me recommande leur sentier le plus populaire, celui du Pic-de-la-tête-de-chien. Je suis pas convaincue. C’est un sentier difficile de 8 km. J’ai pas le goût de passer une autre journée à faire de l’escalade dans de la bouette. Après consultation de la carte, j’opte pour un sentier plus court pis plus facile. Dans le fond, moi, tout ce que je veux, c’est faire une petite randonnée cool d’une heure ou deux, juste pour dire que j’ai visité un parc national. J’ai pas envie de m’épuiser ni d’y passer cent ans. ❌

End of en era : la fin d’une époque. Musique de circonstance pour mon périple pis mes vacances qui s’achèvent… « We had a good time didn’t we »… 🎶🎶🎶

L’accès au sentier que j’ai ciblé se trouve dans un autre parking, huit kilomètres plus loin. Je reprends le KONA pis la route. Ste fois-ci, le chemin s’apparente quasiment plus à une trail. En gros, c’est de la gravel, ben des trous, des grosses roches, des montées tellement abruptes que tu vois même pas en haut pis du viraillage à profusion, tout ça, ben évidemment, dans un route ben ben étroite étrette. Le trajet me semble interminable. 😩 Regrettant mon choix, je roule archi lentement tout en m’excusant mentalement à mon char. J’aurais p’tête dû faire le sentier plus dur finalement. Ça m’apprendra à vouloir m’économiser. Je le savais que c’était pas une bonne idée de faire la moumoune. Écouter son corps, c’est pas pour moi. Écouter son char, ça me ressemble pas mal plus. 😁 J’arrive quand même à destination 25 minutes plus tard. Sans plus attendre, je me lance dans l’ascension de mon sentier parce qu’il a beau être qualifié de facile, y monte quand mème pas mal. Autour de moi, la forêt est paisible. Trop paisible. Je pense aux ours. 🐻🐻🐻 Heureusement, grâce à mes nombreuses expéditions, je sais maintenant que les ours noirs sont plutôt farouches. Si on fait un peu de bruit pour s’annoncer, un ours devrait pas attaquer, à moins de se sentir menacé. Si jamais on en croise un, ben y faut rester calme (facile à dire !) pis se tenir loin (facile à faire, fiez-vous sur moi) pour laisser à l’ours une chance de se sauver. Sur ces belles pensées-là, je poursuis mon parcours jusqu’à ce que j’arrive à un belvédère offrant un panorama unique sur le Saguenay. Mon téléphone est malheureusement incapable de capturer judicieusement les superbes images. Va falloir que je le change.

L’un des belvédères au sommet de mon sentier
Un beau panorama
Au sommet du sentier !

La descente vers le parking s’avère plus rapide que la montée, quoique relativement hasardeuse étant donné le dénivelé. Les 8 km de trail vers le chalet d’accueil se révèlent aussi périlleux. J’ai hâte de retrouver l’asphalte. De retour saine et sauve à Chicoutimi autour de 15h., y fait encore plutôt beau pis yé un peu tôt pour partir au Musée de la petite maison blanche. À mon avis, ste visite-là durera pas des heures pis j’ai pas envie d’aller m’enfermer dans mon auberge de trop bonne heure. Sur internet, j’ai entendu parler du Parc de la Rivière-du-Moulin, parc situé en pleine ville mais offrant plusieurs kilomètres de sentiers en forêt pis comme son nom le dit, un point de vue sur une belle rivière. Je me dis qu’une petite randonnée supplémentaire peut pas me faire de tort. Allez savoir pourquoi, je suis incapable d’envisager de juste aller m’asseoir quelque part pis d’attendre. Ça doit tu être assez plate ? On est ben trop assis dans la vie de toute façon. Le parc est effectivement très grand. Je choisis un petit sentier (2.5 km) pour m’occuper une demi-heure. À mon retour au parking, le temps commence à s’ennuager. C’est l’heure de ma dernière attraction. De toute façon, j’ai mon quota d’étendues d’eau, de rivières pis de chutes pour un petit boute. 😂

Parc de la Rivière-du-Moulin
Parc de la Rivière-du-Moulin

Le Musée de la petite maison blanche, situé dans la maison elle-même, est tout petit mais impressionnant par son histoire pis le souvenir que je garde des images qui tournaient en boucle aux nouvelles, en 1996. Saviez-vous ça que déjà, en 1947, la petite maison blanche avait été inondée dû à une erreur humaine ? Ben oui vous-autres. En fait, y faut savoir que juste en haut de la maison, y’avait un barrage qui appartenait à la Abitibi Price. À l’époque, y’a un incompétent employé qui avait oublié d’ouvrir les pelles pis l’eau était passée par-dessus le barrage. Suite à ça, le propriétaire de la maison avait refait ses fondations en disant qu’y les ferait vraiment solides. En 1996 par contre, y’a pas eu d’erreur humaine. Ce sont les pluies diluviennes qui ont causé un véritable déluge. Un déluge tellement fort que même si le barrage a jamais cédé, l’eau s’est mise à passer par-dessus encore une fois pis a emporté tout sur son passage. Tout, sauf ste petite maison-là. Fascinant n’est-ce pas ? En tout cas, je vous dis que quand on se retrouve dans la maison, pis qu’on voit le barrage par la fenêtre juste en haut, on prend vraiment conscience du miracle survenu en 1996. Impressionnant ! 😮

La petite maison blanche
Le barrage vu de la fenêtre de la maison
Reconstitution d’une pièce de la maison avec l’unique occupante de l’époque, la veuve de celui qui avait refait les fondations…

Faque avec tout ça, mon périple est pas mal fini. De retour dans mon auberge où j’ai jamais croisé ceux qui « ne sont jamais bien loin », je suis satisfaite de ma semaine. Pour à soir, c’est un petit souper tranquille dans ma chambre avec une Blanche du Lac-St-Jean pis le Festival des rythmes du monde en bruit de fond. Gratitude. 🥰

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