Publié dans Aventures

Une journée ambitieuse

Après un deuxième déjeuner chez Pains d’exclamation, on revient au motel pour paqueter notre stock pis reprendre la route. 🚗 On s’était dit qu’on serait pas si pressés de rentrer à Montréal aujourd’hui parce que moi je suis en vacances pis que William travaille seulement à 11h. demain matin. De fait, le planning du jour est ambitieux. La première activité au programme, c’est une petite visite au Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie. Évidemment ste parc-là est IMMENSE, comme la plupart des parcs nationaux, faque on a prévu à l’avance trois petits sentiers qui nous intéressent. Le parc lui, yé à seulement 20 km du motel, accessible par St-Aimé-des Lacs. 20 km en fait, c’est ça que Google map dit. En arrivant au point indiqué par le GPS, on constate cependant qu’on est pas pantoute à l’entrée d’un parc national. Le seul chemin visible sur la droite, c’est un route en sable à peine assez large pour un seul véhicule. En poursuivant sur la route principale, on trouve finalement l’entrée 15 km plus loin.

Hier, on était un peu fatigués quand on a élaboré notre expédition faque on a surtout regardé les sentiers qui nous intéressaient pis où y’étaient situés dans le parc. Les deux premiers sentiers, « Le Belvédère » pis « Le-Pied-des-sommets » sont accessibles à 8 km après l’entrée principale du parc. Le troisième sentier « La-Chute-du-Ruisseau-Blanc » est accessible un autre 8 km plus loin. Faque en gros, c’est ben simple. Tu passes l’entrée principale, tu roules 8 km, tu te parkes, tu fais tes deux sentiers, tu rembarques dans ton char, tu roules encore un peu, tu te reparkes pis tu fais ton dernier sentier. Mais non, c’est pas aussi simple. ⛔ Hier soir, j’avais vu vite vite qu’y semblait y avoir un système de navettes dans le parc mais j’y avais pas trop porté attention, persuadée que ça se pouvait pas qu’on nous interdise de rouler en char dans un parc de 225 km². C’est pourtant le cas. On réalise, en arrivant au pavillon principal qu’on doit obligatoirement circuler en navettes. 🚌 Le système nous enchante pas trop mais on a déjà acheté nos accès en ligne. On part s’informer au comptoir d’accueil. C’est clair dans ma tête que si le système est compliqué pis qu’on doit passer notre journée à attendre des navettes, on va abandonner le projet. Dans le pire des cas, j’aurai fait un don de 20$ à la SEPAQ.

Pavillon d’accueil

Le service de navettes est finalement très simple pis bien organisé. 👍 Y’a des départs aux quinze minutes à partir du chalet principal jusqu’au pavillon qui donne accès aux deux premiers sentiers qu’on a choisis pis vice-versa. Par contre, pour rejoindre le troisième sentier, qui se trouve à 8 km des deux autres, y’a pas de navette. Y faut y aller soit en vélo, soit à pied faque si vous savez calculer, ça donne 16 km de marche aller-retour + environ 4 km pour les trois sentiers. William pis moi on est pas préparés ni physiquement, ni mentalement pour marcher 20 km à matin. On va se contenter de prendre la navette, de faire nos deux premiers sentiers, pis de revenir en navette à l’entrée principale. Eille oui, on a de l’énergie mais y’a toujours ben des limites. En plus, on a d’autres activités de prévues.

Départ de la navette

Le trajet en navette s’avère plutôt sympathique. Y’a pas grand monde dans l’autobus, la route est jolie pis le paysage est GRANDIOSE encore une fois. Les sentiers qu’on a choisis sont de niveau facile. On les a pas tant choisis pour leur niveau de difficulté que pour leur description. Niveau facile pour moi, c’est un sentier dans lequel tu peux emmener ta grand-mère ou ton enfant de trois ans. Détrompez vous. Facile ici, c’est de l’escalade dans des roches mouillées parsemées des vestiges de bouette de la pluie d’hier. On monte heureusement sans trop de difficultés nos deux sentiers. Le premier « Le Belvédère » offre vraiment une vue impressionnante de la vallée, de la rivière pis du Barrage des Érables. Le deuxième sentier apporte cependant rien de nouveau sauf quelques possibilités supplémentaires de se péter la yeule. 🚑 La vue d’en haut doit être jolie quand les arbres sont dénudés mais aujourd’hui, on voit rien pantoute. On reprend la navette en sens inverse pis on quitte le parc sans trop s’éterniser. On est attendus ailleurs.

La plus belle partie d’un sentier facile
Vue du belvédère

La deuxième activité à notre programme, c’est Alpagas Charlevoix. 🦙 On y est déjà passés en juin 2023 mais William veut y retourner, notamment pour s’acheter du jerky d’alpagas. Yé déjà 14h30 quand on arrive là-bas. Nouveauté cette année chez les alpagas, le site a déménagé en face de l’ancien. La vue offerte le long du parcours est beaucoup plus dégagée pis attrayante mais les alpagas ont encore la même face. On fait quand même le tour pour les regarder pis leur donner à manger (on a le droit). En passant, je dis qu’ils ont encore la même face mais c’est cute un alpaga. Y faut pas confondre ça avec un lama, animal pas mal moins gâté par la nature pis ben moins sympathique. Dans la fermette d’Alpagas Charlevoix, y’a quand même une lamate, répondant au nom de Chocolatine. Dans les faits, elle répond à absolument rien. Elle reste couchée dans le champ, au milieu des alpagas qui gambadent joyeusement, sans jeter le moindre regard à qui que ce soit.

Alpagas Charlevoix
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16h., on rembarque dans le char, direction Chute Montmorency. À cause du temps « perdu » au parc national, yé plus tard qu’on voulait faque on s’est pas accordé de temps pour dîner. William mange un boute d’alpaga dans l’auto (berk) pis moi j’attrape un sundae dans une crèmerie sul bord du chemin. En approche de Québec, sur la 138, y’a pas mal de traffic. De toute évidence, les gens rentrent en ville après le long week-end. La Chute Montmorency, je l’ai visitée de nombreuses fois mais William est jamais allé. C’est vrai que la seule fois que j’ai emmené les héritiers là-bas, y’était pas avec nous autres. Aujourd’hui, le site ferme à 18h30 avec dernière remontée du téléphérique à 18h15. On arrive largement d’avance pour profiter de la montée, emprunter la passerelle au-dessus de la chute pis redescendre par les 427 marches. De retour en bas, je mentiras si je disais que je commence pas à être un tit peu fatiguée de ma journée pis de ma fin de semaine au complet. William, lui, semble en GRANDE forme. Comme on a encore 250 km à rouler, au décide de reprendre la route sans trop tarder. On mangera chacun chez nous quand on arrivera à Montréal.

Manoir Montmorency
Selfie de circonstance
La chute
Passerelle
La descente. Ou même la montée si t’as du courage…

Le chemin du retour est agréable, si ce n’est du soleil qu’on avait tant espéré mais qui a cette heure-là, est à une hauteur on ne peut plus dérangeante. William me dépose finalement à la maison à 21h. Aujourd’hui, on a quand même roulé 460 km pis marché quelques autres au GROS soleil. Je défais mes bagages, prends ma douche pis mange quelques bouchées de compote de pommes avec une couple de biscuits. J’ai juste hâte d’aller me coucher dans MON lit avec mon GROS Charlot. Je suis très contente de ma fin de semaine avec Wil. On a visité des beaux endroits, vu des superbes paysages, rigolé pis bien mangé (sauf aujourd’hui)… Demain pis le reste de la semaine, je vais prendre ça plus mollo. Dimanche, je repars ! 🚗

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