J’y croyais pu mais c’est finalement à matin que je pars en Gaspésie avec mon père. 😍 Au début de l’été, j’avais réservé des chambres à Mon joli motel à deux dates différentes, le but étant d’y aller au premier week-end choisi mais d’avoir un plan B, en cas de mauvais temps. Les premières dates, c’était du 26 au 28 juillet, une semaine après ma sortie de l’hôpital. Ste fin de semaine-là, y’annonçait super beau mais y’a fallu annuler à cause de mon interdiction de sortir à la lumière du jour. 🙅♀️ Les deuxièmes dates, c’était du 9 au 11 août. Ste coup-là, c’est Debby qui a décidé pour nous-autres. Avec toute la pluie annoncée pis qui est véritablement tombée, y’a ben fallu se rendre à l’évidence. La seule décision intelligente, c’était de rester chacun chez nous. 🤷♀️ N’empêche, j’étais ben déçue parce que je voulais vraiment faire ste petit voyage-là avec mon père. Bon, y me restait encore deux semaines de vacances mais réussir à booker de quoi à la dernière minute, c’était pas gagné, d’autant plus que je voulais pas réserver n’importe où. Un monsieur de 80 ans, ça mérite quand même un peu de confort. Finalement, à force de recherches pis de jonglage avec les dates, je suis venue à bout de nous trouver deux belles chambres, avec vue sur la mer. Restait juste à croiser les doigts pour la maudite météo… 🤞
À matin donc, y semble que le temps s’annonce clément pour enfin permettre notre petite escapade. 😍 De toute façon, on part juste pour trois jours. Sachant que mon père a pu l’habitude de partir pis qu’y dort moins bien aillleurs, j’ai estimé que deux nuits, ça serait ben en masse. Lui partant de Shawinigan pis moi, de Montréal, un rendez-vous est fixé pour 8h30 chez mon frère, à Nicolet. C’est là que je vais laisser mon SELTOS adoré pour covoiturer en SUBARU avec l’ancêtre. Ponctuels de nature, on arrive pile en même temps au feu de circulation au coin de la rue de mon frère. Cinq minutes plus tard, nous vla partis. 🚙 Dans l’auto, mon père est de grande humeur, y fait beau pis y’a personne sur la 132. Aujourd’hui, c’est moi qui conduis pour permettre au passager d’admirer le paysage pis aussi parce qu’il a décrété que c’était moi qui conduirait. 😁 Cela dit, ça m’arrange. Moi, j’aime conduire pis lui, y’aime regarder partout. En plus, ça fait longtemps qu’il a pas fait ste route-là tandis que moi, c’est la quatrième fois en deux ans. Y peut ben en profiter un peu. D’ailleurs, mon père a la faculté de s’émerveiller de pas grand chose pis de s’intéresser à tout ce qu’y voit. Ça, c’est quelque chose que je tiens assurément de lui.
Au volant de la SUBARU, je mets pas longtemps à me féliciter de cette idée de road trip. Mon père semble vraiment content. Déjà, à Bécancour, y se pâme devant les usines sul bord de la route. Après ça, ben c’est les fermes, les vieilles maisons, les ruisseaux, le fleuve, les champs, les kiosques de fruits, les églises, les petites boutiques, name it. Tout semble l’enchanter. 🤩 À Deschaillons, on opère mon traditionnel arrêt, le temps de passer aux toilettes pis de jeter un coup d’oeil au fleuve. Après coup, on poursuit notre avancée sur la 132 pour s’octroyer une pause dîner à Montmagny. Fidèle à ses habitudes, mon père est pas compliqué pis un repas au Mc Do fait ben son affaire. 🍔🍟🥤 Aussitôt commandé, aussitôt mangé, on reprend ensuite notre route, toujours sur la 132, parce que mine de rien, y nous reste encore pas mal de kilomètres à expédier. 🚙 Dans l’auto, mon père jase allègrement, tout en continuant de s’émerveiller de tout et rien. Comme ça fait environ quinze ans qu’il est pas venu par ici, y découvre ou redécouvre des paysages. Sachant que les culs-de-sac ou les routes interdites de Shawinigan suffisent habituellement à son bonheur, ici yé servi en nouveautés.

Autour de 15h., on fait un petit stop à Notre-Dame-du-Portage. Rendu là, j’ai environ 460 km en arrière de la cravate depuis Montréal. Avec tout ce que je roule depuis quelques années, je commence à me dire que je devrais faire réviser mon expérience de conduite à la SAQ. À mon avis, je dois bien mériter 600 mois plutôt que 448. 😂 Mais bon, ça sert tu à quelque chose ? 🤷♀️ Bref, en quittant la halte, j’emprunte une petite route encore plus près de l’eau que la 132. Je suis jamais passée par là pis mon passager non plus. Le chemin est rempli de super maisons pis de belles auberges avec vue sur la mer. Mon père adore l’endroit pis y’a ben raison. C’est vrai que c’est beau. Beau pis quasiment sacrant de constater que des gens ont la chance de vivre dans ces maisons-là. Me semble que j’échangerais ben mon troisième étage sul béton contre une cabane sul bord de l’eau. Mais bon, on sait jamais. Y me manquerait juste une couple de centaines de milles…
En attendant, la SUBARU continue d’avaler les kilomètres sous un soleil plutôt voilé par endroits. ⛅ Pour une fois, c’est pas pour me déplaire parce qu’un mois plus tard, ma face est pas complètement guérie pis je sais pas trop pour combien de temps encore je dois éviter la lumière du jour. Ce que je sais, par contre, c’est qu’aller au soleil, même pas longtemps, ça me réussit pas pantoute. 🙅♀️ En plus, y’a aucun progrès de ma condition depuis à peu près trois semaines. Faudrait ben que je trouve le moyen de montrer ça à un docteur pour qu’y me confirme que c’est normal de rester un peu rouge pis enflée tout ste temps-là. Mais où trouver un médecin ? Ça, c’est une autre paire de manches. J’ai ben l’impression que je vais commencer l’année scolaire avec la face maganée… 😬 Pour tu suite, on roule. 🚙

Deux heures plus tard, on passe enfin Rimouski pis son « heure de pointe ». Le soleil étant pas mal moins fort à cette heure-là, on se permet une petite bière sur une terrasse de Sainte-Luce-sur-Mer, village que mon père affectionne particulièrement. 🍻 Ici, comme c’est habituellement le cas en région, la serveuse est super fine. Elle nous raconte qu’elle vient de Trois-Rivières, qu’elle est tombée en amour avec la place en y passant des vacances pis qu’elle a tout laissé tomber vla deux ans pour s’installer ici définitivement. Ça m’encourage dans mon projet d’un jour tout balancer pour vendre de la crème glacée sul quai à Percé. 😁 Mais pour l’instant, les heures filent. On rembarque une enième fois dans le char pour aller prendre possession de nos chambres, à Matane, faute d’hébergements disponibles à Sainte-Flavie. 🚙 En passant par là, je fais quand même une petite visite guidée du coin à mon père, question d’y montrer tous les lieux qui me sont désormais tellement familiers. Quand on arrive finalement à Matane, 670 km plus tard, on est dans le gros gros GROS brouillard. À court d’options, j’ai réservé deux chambres que j’ai dénichées sur un coup de chance (probablement des annulations) dans un motel avec vue sur mer. Reste à espérer que c’est aussi bien qu’en photos. 🤞



À mon grand soulagement, non seulement le motel est bien situé mais nos chambres sont complètement rénovées, vraiment belles, pis d’une propreté exemplaire. Si y’avait fait encore beau pis chaud, on aurait pu profiter du bord de l’eau sur les bancs ou les balançoires mais là, on peut oublier ça. 🚫 Y fait 14° avec un vent à écorner les boeufs pis un brouillard à couper au couteau faque on entreprend plutôt de trouver un resto OUVERT. Facile à Matane vous me direz ? Eh ben non. De un, y’a pas tant de restos dans la ville. De deux, comme ça arrive de plus en plus souvent, la plupart sont fermés en début de semaine. ⛔ De trois, yé rendu 20h., pis de quatre, dehors on voit QUEDALLE. Après maints viraillages pis un peu d’écoeurement dissimulé de ma part, on aboutit finalement au restaurant Cargo, situé dans le Riotel. Si j’avais été tu seule, j’aurais simplement grignotté dans ma chambre mais là, j’ai pas emmené mon père jusqu’ici pour y faire manger des sandwichs pas de croûtes dans un motel sul bord dla 132. En plus, lui, yé top shape, pas tuable, frais comme une rose. 🌹 Je me commande des linguinis aux crevettes pis lui des fish and chips. Notre repas est vraiment délicieux pis le resto plutôt sympathique.



Yé pas loin de 22h. quand on revient finalement au motel. Moi, je suis dans le chemin depuis 6h30 du matin pis je commence à sentir une petite fatigue mais mon père pète le feu. Je m’assure qu’il est bien installé dans sa chambre (voisine de la mienne) avant de rejoindre mes appartements pour une bonne douche pis un repos bien mérités. 🛌 Si je veux survivre aux deux journées restantes, y faut vraiment que je dorme un peu. Demain matin, rendez-vous à 9h. dans le parking.
