Publié dans Aventures

En route vers New-York !

Bon, lancez-nous pas des roches, on avait réservé tout ça avant que Trump devienne encore plus débile qu’il l’était déjà pis malheusement, y’a des affaires là-dedans qui étaient déplaçables mais pas remboursables. Faque au prix que ça coûte, on a décidé de partir pareil. Initialement, on voulait voyager en train mais le trajet était plus long mais surtout ben plus cher faque on a écarté l’option. 🚂 Même chose pour l’avion. ✈️ Oui, c’était un beau gain de temps mais le jeu en valait pas la chandelle. Quant à la voiture, on y a pensé mais j’ai estimé que c’était courir après le trouble pour rien. 🚙 Oui, je suis habituée à circuler dans Montréal mais qu’en est-il à New York ? Est-ce qu’on aurait passé notre temps dans des bouchons ? On se serait parkés où ? Franchement, l’autobus était le choix logique. 🚎 Tranquilité d’esprit, coût raisonnable : 1130 $ pour un aller-retour pour quatre personnes. Pour ste prix-là, on a des sièges réservés dans le milieu de l’autobus. C’est pas la meilleure place, ni la pire. Je les ai surtout réservés pour qu’on soit assis tous ensemble. Eille, pour les fois qu’on va quelque part tous les quatre, yé pas question que je nous éparpille. 🙅‍♀️ Je me demande juste comment les gens comprennent où s’asseoir dans cet autobus-là, étant donné que t’es pas obligé de te réserver un siège précis. J’imagine que c’est organisé… 🤷‍♀️

Le départ de notre autobus est prévu à 7h, à la gare d’autocars de Montréal, à Berri. Pour s’y rendre, à partir de chez nous, y faut utliliser le transport en commun mais à cette heure là, un Vendredi Saint, les autobus de la ville passent vraiment pas souvent. Pour être certains d’être à l’heure, on décide de partir à pied avec nos petits bagages jusqu’à la station de métro située à 1,5 km de la maison. 🧰 Oui, on est largement d’avance mais suffit d’un pépin ou d’une panne de métro pour qu’une réaction en chaîne nous fasse rater notre transport pis tout notre week-end. D’ailleurs, drette en embarquant dans le métro, le haut-parleur retentit pour nous annoncer un ralentissement de service sur notre ligne parce qu’un innocent une personne non autorisée est en train de faire promenette sur les rails. Heureusement pour nous, la situation est vite réglée pis on aboutit finalement à la gare autour de 6h30. Ça nous laisse le temps de trouver notre porte pis de passer aux toilettes avant notre embarquement quelques minutes plus tard. Hourra ! Une étape de faite ! Je me croise les doigts pour que le reste du voyage se déroule bien. 🤞

Les boys en attente au terminal de Berri

7h., pile on embarque dans l’autobus pis drette en rentrant, on constate qu’un gars pas trop sympathique occupe un de nos sièges, le 8D, tandis que nos trois autres sont vides. Je demande au monsieur de nous laisser la place mais tout ce qu’y trouve à me répondre c’est qu’il y a pas de sièges réservés pour vrai dans ste bus-là parce que lui, c’est écrit siège 20 sur son billet pis qu’il y’a pas vingt rangées. Je m’astine un peu avec mais y me coupe constamment la parole en répétant : « Y’en a pas des places, y’en a pas des places ». 😡 J’ai ben envie de lui répondre que nous, on a les sièges 8A-B-C-D pis que ces sièges-là existent mais comme la rangée 9 derrière est entièrement libre, je capitule pis on s’installe-là. Je me promets quand même de réclamer le montant de la réservation des sièges à la compagnie (40$ pour l’aller pis 40$ pour le retour), dès que j’aurai l’occasion d’écrire un courriel. Pour tu suite, on est déjà en route, nous dans la rangée 9 pis l’individu désagréable dans un de nos sièges. Rapidement, on se rend compte que l’attribution des places sera pas notre pire problème pis certainement pas le dernier. 😕

Ça fait longtemps que j’ai pas monté dans un autobus autre que celui de la ville pis franchement, je me rappelais pas que ça faisait autant de bruit quand ça roulait. 😵‍💫 Pour vrai, même si on est assis tous ensemble, on s’entend à peine quand on parle mais pire encore, le bruit assourdissant de l’engin enterre même la musique qu’on essaie d’écouter dans nos casques sans fil. Autre hic, le wi-fi promis fonctionne pas pantoute, si bien qu’à l’exception de Renaud, on décide tous de s’acheter des données américaines pour pouvoir se divertir pendant le trajet qui dure 9h30. Avec tout ça, on arrive assez vite à St-Bernard-de-Lacolle où tous les passagers doivent descendre de la machine infernale pour présenter leur passeport à l’intérieur. La mission accomplie, tout le monde remonte à bord pis le bus atteint rapidement Plattsburgh où le chauffeur opère un petit arrêt pour embarquer du monde. 🛑 Nous autres, on a le droit de descendre en vitesse pour utiliser les toilettes du dépanneur pis s’acheter des collations. Mine de rien, yé déjà rendu 11h. pis ça fait quatre heures qu’on se fait barouetter.

En remontant dans le bus après les dix minutes de pause, on constate que des nouveaux passagers se sont installés dans la rangée 9 pis qu’y reste pu aucun paquet de sièges disponibles pour s’asseoir tous ensemble. Je demande aux passagers de la rangée 9 de nous redonner nos places mais y me répondent qu’ils les avaient réservées. Bon ben coup donc, ça veut dire que des sièges réservés, y’en a vraiment ! 🤔 Devant cette évidence-là, je demande aux gens de la rangée 8 de se déplacer. Tout le monde s’exécute sauf le gars désagréable qui me répète : « Y’en a pas des places, y’en a pas des places ». 😡 Morgan, habitué de dealer avec des clients désagréables lui répond sur un ton qui laisse pas grand place au refus mais l’innocent refuse toujours d’optempérer. À boute de ressources pis du gars lui-même, je décide d’aller chercher le chauffeur à qui on explique en anglais pis dans une cacophonie totale que l’individu antipathique refuse de nous laisser nos sièges. Le chauffeur regarde nos billets pis commence à s’astiner avec le gars qui continue de résister : « Le siège 20 mon tit gars, c’est le dernier dans le fond, à côté des toilettes. Let’s go mon grand, bouge ton gros c... » Le gars part s’asseoir à côté des chiottes. 🚽 On est crampés. 🤣

Suite à cette altercation-là, le voyage se poursuit mais se déroule pas mieux pour autant. En fait, depuis le départ de Berri, y fait vraiment chaud dans le bus pis plus on avance, plus la situation empire. Pour vrai, non seulement y’a pas d’air climatisé mais on dirait vraiment que le chauffage fonctionne à plein régime. 🥵 Peu à peu, les gens se lèvent pour signaler le problème au chauffeur mais de toute évidence, y’a un trouble avec la climatisation. Le trajet se poursuit donc dans le vacarme pis la grosse chaleur. 😵‍💫🥵 À Glens Falls, on fait un détour de quarante-cinq minutes dans la ville pour embarquer deux passagers supplémentaires. 👫 Le bus est désormais complètement plein. Dehors, le soleil est à son plus haut pis à l’intérieur, le chauffage run dans le tapis. Le voyage prend de plus en plus des allures de cauchemar. 🧟‍♂️ Ah pis dans ste bus-là, les rangées sont rapprochées pas à peu près. Les héritiers, qui ont des grands jambes, savent pu comment se placer. Estie, on a hâte d’arriver ou au moins d’arrêter quelque part pour manger pis se dégourdir.

À Saratoga, un peu plus loin, on a une fausse joie. Le bus fait un stop dans une petite gare mais on a juste le droit de sortir pour se dégourdir cinq minutes. 🛑 Cinq minutes, c’est mieux que rien. Les passagers sortent en rang, comme des prisonniers à qui on laisse prendre l’air de temps en temps pis remontent aussi vite dans l’autobus qui se remet en route. Rendu là, je me rends compte que ma batterie de téléphone a pas mal baissé faque je branche mon chargeur dans la prise à côté de mon siège. Évidemment, avec les prises aussi y’a un problème. La mienne pis celle des enfants pis de probablement tout le monde sont tellement lousses que les blocs de chargement restent pas dedans sans qu’on les tienne en permanence. Le problème, c’est que j’ai aussi besoin de mes mains pour m’essuyer toute l’eau qui me coule dans la face ou pour essayer de grignotter une collation parce qu’au dernier arrêt, on a compris qu’on mangerait jamais véritablement sur le trajet.

13h30 on arrive au terminus d’Albany où encore une fois, on peut juste descendre en rang à côté de notre bus de marde. 🛑 Apparemment on est en retard sul programme pis de toute façon, selon le chauffeur, y’a rien dans le terminus. Lueur d’espoir cependant, si ça roule ben pis qu’on est fins, on va peut-être bénéficier d’une pause plus longue tantôt. 🤞 Pour l’instant, on remonte dans le four crématoire, le ventre aussi vide que notre patience. Heureusement, y reste pu tant de route. Une maudite chance parce qu’avec la chaleur, le vacarme pis la faim, je subis un puissant mal de tête depuis plusieurs heures. Ah pis oui, on avait apporté des petites collations pis de l’eau avec nous autres mais comme on pouvait pas traverser n’importe quoi aux lignes, on y était allés modestement, croyant à tort que sur un trajet aussi long, y’aurait ben une petite pause d’une demi-heure dans une halte digne de ce nom. La petite pause pis la halte quasiment digne, on y a enfin droit un peu avant d’arriver à destination. 🛑 Encore ici, c’est dans un dépanneur qu’on doit se nourrir mais y’a quand même de quoi faire. Youppi ! On est contents pis quasiment arrivés. On va s’en sortir. On rembarque dans l’autobus motivés pis impatients d’apercevoir les premiers buildings de New-York. 🤩

Petite pause de prisonniers à Albany

New-York… ste voyage-là, à la base, c’est l’idée de William. Personnellement, je me suis jamais intéressée à ste ville-là pis j’en sais pas grand chose. Pour moi, New-York, c’est Times Square (un genre de coin de rue célèbre avec trois-quatre gros panneaux publicitaires), l’Empire State Building (un édifice un peu plus haut que le 1000 de la Gauchetière), Central Park (un Parc Maisonneuve amélioré) pis un trou à l’emplacement des anciennes tours jumelles. Ah pis oui, semblerait qu’il y a aussi une statue ben populaire là-bas. 🤣 Pour le reste, je suis plutôt ignorante mais plus pour longtemps. Eh oui, autour de 16h30, après 9h30 de route infernale, les premiers grattes-ciel font enfin leur apparition au loin pis de plus en plus proches. Peu impressionnée à première vue (je suis Montréalaise quand même), je réalise peu à peu l’ampleur de la ville à mesure qu’on s’en approche. Wow ! 🤩 J’ai hâte de sortir du maudit autobus pour voir tout ça de plus près. À 17h., le supplice s’achève finalement. L’autobus nous débarque au terminal de Port Authority, situé à neuf minutes de marche de l’hôtel. Ça y est, nous vla New-Yorkais pour le week-end. Dans la rue, je suis tellement émerveillée par toute la démesure pis l’effervescence que je me rappelle même pu que je me sentais coupable de venir icitt. Eille, au yable les remords, au prix que l’expédition me coûte, je vais la vivre à fond. 😁

Pour les trois prochaines nuits, je nous ai réservé une suite à l’Hôtel Edison, direct dans Times Square. En arrivant là-bas, on m’apprend qu’on a été surclassés pis qu’on avoir une suite avec balcon, au 21ième étage. My god, ça c’est une bonne nouvelle après notre journée de marde ! 💩 Sans plus tarder, on prend possession des lieux pis on repart direct pour découvrir Times Square pis éventuellement manger. Wow ! 🤩 Times Square, oui je savais que c’était animé, oui je savais que c’était grandiose mais à ce point ? Jamais j’aurais cru ! En plus, on est vendredi soir, un week-end férié pis y fait super beau. Laissez-moi vous dire que du monde pis de l’action, y’en a pas rien qu’un peu. Avec les héritiers, on sait pu quoi pis où regarder. On marche, on découvre, on prend des photos. Pour des néophytes comme nous autres, tout semble extraordinaire. 🤩 De fil en aiguille, on aboutit devant un pub où on décide de se poser un peu pour boire pis manger un vrai repas. Ça nous requinque pour retourner visiter avant de finalement rentrer à l’hôtel complètement fourbus.

Notre hôtel
Lit king pour Morgan et moi
Divan-lit pour William et Renaud
Sur les marches à Times Square
L’ambiance de fou
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À 23h30, après une bonne douche bien méritée, personne se fait prier pour se mettre au lit. Oui, c’est peut-être tôt pour le contexte mais on a tout un périple dans le corps mais surtout deux belles journées à venir. My god, j’y croyais pu mais on s’est rendus… 🤪

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