J’ai relativement bien dormi à l’hôtel Le voyageur, si ce n’est que je me suis mise au lit pas longtemps après avoir soupé pis que je me sentais un tit peu trop remplie. Ce matin d’ailleurs, en me levant, j’ai pas full faim. Je descends quand même au petit « resto » avec William, question de profiter du petit déjeuner inclus dans notre forfait. Au menu : toasts, bagels, croissants, céréales, oeufs cuits durs, fèves au lard, yogourt, jus pis café. Ici, on est pas dans un hébergement cinq étoiles mais c’est ben assez pour débuter la journée. De toute façon, pour William, tant qu’il y a de la bouffe, c’est le bonheur. Pour ma part, je me contente d’un demi bagel pis d’un petit yogourt mais l’enfant se compose une assiette plus substancielle. Avec ça en arrière de la cravate, on risque de sauter le dîner. 🙅♀️ 9h., on quitte la chambre. Y fait trop beau pour perdre notre temps enfermés entre quatre murs.
Le premier projet du jour c’est d’aller marcher au Boisé du quai à Baie-Saint-Paul. Comme son nom le dit, c’est pas un sentier dans une grosse forêt mais le petit parcours est sympathique, offrant à la fois l’ombrage des arbres, un point de vue sur le fleuve pis une petite tour d’observation. L’an passé, on était venus ici mais on avait fait la balade sous la pluie pis un vent considérable. ☔ Cette année, c’est tout le contraire. Y fait super beau pis pas trop chaud. Un temps idéal pour profiter de l’endroit. Je me réjouis d’ailleurs d’avoir la météo de mon bord pour une fois. Maudit que c’est plate de réserver quelque chose d’avance pis de rouler trois heures pour subir du temps plate pis des intempéries. 😧


Notre petite promenade terminée, deux kilomètres seulement, on se remet en route direction La Malbaie. Sur le chemin, on fait un arrêt à la Chocolaterie du village, aux Éboulements. On a dit qu’on dînait pas mais j’ai faim. Je me commande un petit sundai aux fraises pis William achète deux chocolats de Dubaï. 🍨 Conaissez-vous ça ces chocolats-là ? Pour information, ce sont des chocolats originaires de Dubaï (ben oui !) fourrés à la crème de pistache mélangée avec du kadaïf pour produire un effet croustillant. C’est la grosse mode paraît-il. En tout cas, c’est vrai que c’est ben bon. Avec ça, je vais tenir jusqu’au souper.
Notre deuxième arrêt, on l’opère au quai de Saint-Irénée, comme d’habitude. On profite de l’endroit pour se dégourdir un peu les jambes mais aussi pour ramasser une couples de roches qui vont servir à un de mes loisirs préférés, la peinture de cailloux. Dans le coin de Montréal, des belles roches, j’en trouve pas ben ben. Que je marche sur la Promenade Bellerive, à l’Île de la Visitation, à l’Île Lebel ou n’importe où ailleurs, je tombe toujours sur de l’espèce de pierre concassée pas ben pratique à peindre. Là, je compte bien profiter de mon été pis de tous mes périples au programme pour faire le plein de cailloux qui ont de l’allure. Pour vrai peindre pis « cacher » ces cailloux-là, ça me rend heureuse. 🤩 Bon, je suis pas une grande artiste mais c’est pas le but. De un, c’est le fun à peindre tranquille avec un petit café pis de la musique. De deux, c’est encore plus le fun de voir mes « créations » apparaître sur la page Facebook des cailloux cachés quand quelqu’un trouve un des miens. Quand je dis que ça prend pas grand chose pour faire mon bonheur…

Yé autour de 13h. quand on arrive à La Malbaie. Quand je suis passée ici avec mon père pis mon frère l’automne dernier, j’ai repéré un petit coin que je connaissais pas, sur la route qui mène au casino. Aujourd’hui avec William, on décide d’aller y faire un tour. À voir là-bas, le joli pont suspendu avec une superbe vue sur le fleuve, une petite rue touristique de six-sept boutiques et restaurants, pis en haut d’un escalier de 150 marches, le Manoir Charlevoix bordé d’un magnifique sentier de plusieurs kilomètres. Avec l’enfant, on en marche une partie avant de capituler à l’endroit où le chemin devient plus feuillu pis forcément plus favorable aux moustiques. 🦟🦟🦟Les esties de moustiques… Je peux tu vous dire que je m’étais pas ennuyé d’eux-autres ? My god, je me remets à peine de mes piqûres de l’été passé. Le pire, c’est qu’y paraît que ces désagréables créatures-là sont UTILES. À qui, à quoi ? Je me le demande ben. Chose certaine, elles sont pas utiles ni à mon bien-être, ni à mon humeur. 😡 Pour tu suite, on décide de jouer safe pis d’aller prendre possession de notre hébergement des deux prochains jours.




Les deux dernières fois qu’on est venus dans Charlevoix, on a dormi au motel 2020 Charlevoix à La Malbaie. La première année, la chambre était correcte, sans plus, mais suffisante pour qu’on réserve encore là l’été suivant. La deuxième année, tout avait été rénové pis franchement, on avait une ben belle chambre pour un petit motel de bord de route. Cette année toutefois, j’ai décidé de réserver ailleurs. Suite à une recommandation de mon père, je nous ai loué un petit chalet au Domaine Frais-air, toujours à La Malbaie, drette devant le fleuve. ⛵ Au moment de réserver, même si j’étais pas mal d’avance, les choix se limitaient déjà à deux chalets : un avec deux chambres pis un avec une chambre + divan-lit dans le salon. J’ai finalement penché pour la deuxième option parce que l’air de vie semblait plus agréable pis la vue sur le fleuve, meilleure. En arrivant sur le site, on se présente à la réception pis on tombe sur une madame vraiment sympathique qui nous accueille on ne peut plus chaleureusement. Après quelques informations d’usage, on découvre notre petit chalet : cute, super propre, bien situé. Merci pop pour le tuyau. 😍





Avec William, on profite une petite heure du site, de la vue pis du soleil avant de repartir marcher aux Jardins de Cap-à l’aigle, un endroit qu’on avait déjà visité l’an passé pis qu’on avait ben aimé. Ste jardin-là comporte plusieurs lilas, une majestueuse cascade pis des genres de « créatures fantastiques » confectionnées de matériaux recyclés. L’endroit est original, gratuit facile d’accès avec un magnifique point de vue sur le fleuve. 🤩 Une belle visite sous un soleil qui brille ardemment mais une température vraiment confortable. Perfect ! La promenade terminée, on se dirige au Café de la gare pour finalement souper. Au chalet un peu plus tôt, on s’est réservé une table pour 17h30 sur la terrasse avec vue pile sur le petit pont suspendu découvert plus tôt. Ouin, 17h30, c’est un peu tôt vous me direz mais avec ça, notre petit déjeuner de ce matin est pas mal digéré pis mine de rien, on a marché plusieurs kilomètres.


Au Café de la gare, je me commande une bonne bière avec des linguinis aux crevettes tandis que William opte pour une entrée de boudin (erk) pis une pizza au saumon fumé. Sur la terrasse, l’air est un peu frais mais comme on est assis au soleil, on est quand même confortables. Affamés autant l’un que l’autre, on dévore notre repas avec le fleuve en toile de fond. Maudit qu’on est ben en vacances ! Le pire c’est que dans le temps de le dire, l’été va être fini pis y va encore falloir patienter pis vivre dans le noir, le frette, la neige pis la gadoue. 😧 Pour tu suite, on rentablilise le beau temps en terminant la journée par une dernière marche le long du fleuve, l’occasion pour moi de ramasser quelques autres cailloux pis d’en déposer un au quai Casgrain.


Douze heures pis dix kilomètres de marche plus tard, on rejoint notre petit gîte pour la nuit. Ici, on est franchement bien installés, avec toutes les commodités pis le confort nécessaire. Cette nuit, à La Malbaie, face au fleuve, la nuit sera douce… 🌜