Deuxième et dernier réveil ce matin dans notre petit chalet. Ici, pour dormir, c’est le calme extrême. Pas de bruits de chars, de véhicules d’urgence ou de criage de monde sul party. Le seul son que tu peux à l’occasion percevoir, c’est le bruit sourd des sirènes de bateaux. Ici, en résumé, t’as la GROSSE paix. Mais bon, c’est ben beau tout ça mais c’est quand même aujourd’hui qu’y faut abandonner notre petit nid douillet. 😕 Vers 8h., on se lève tranquillement, on se prépare, on se ramasse pis on quitte les lieux pour aller déjeuner. Adieu petit chalet. On va sans doute revenir un de ces quatre. Aujourd’hui, pour déjeuner, pas de Café Chez-nous. On a déjà statué hier qu’on passerait au Mc Do situé à cinq minutes de route. En arrivant là-bas, on passe notre commande pis on s’installe sur la petite terrasse juste devant. Yé juste 9h, mais y fait déjà beau pis chaud. 😎 C’est le fun de profiter une dernière fois de la vue pis de la ville. Je suis contente. 🤩
Pour repartir vers Baie Saint-Paul, on opte pour le même chemin qu’à l’aller, la route 362, qui à notre sens, est plus belle que la 138. En arrivant là-bas, on fait un petit stop pour se dégourdir pis prendre quelques photos du décor qui est vraiment spectaculaire ce matin. D’ailleurs, j’en reviens jamais quand je passe ici, combien on voit GRAND pis à quel point c’est magnifique. 😍 Pour vrai, j’y passerais des heures uniquement pour observer le panorama se transformer au fil de la journée pis des caprices de la nature. Autour de 11h., on s’accorde une autre petite pause dans une de nos haltes de prédilection, à Saint-Tite-des-Caps. Moi franchement, je suis ben en forme pis j’ai ben de l’énergie mais si je roule trop longtemps sans me déplier un peu, je souffre rapidement du bas du dos pis du bassin. 😨 Comme on le dit, mieux vaut prévenir que guérir…

En quittant la halte, on décide sur un coup de tête de s’arrêter au Canyon Sainte-Anne. La dernière fois qu’on est allés là, c’était avec Renaud pis Morgan, en 2014. On avait fait de la via ferrata pis de la tyrolienne, la plus haute de tout le Canada, à l’époque. Aujourd’hui cependant, nos projets sont de moindre envergure. On veut juste profiter de l’occasion pour se dégourdir un peu dans un joli site avant de rouler jusqu’à Montréal. En payant nos accès à l’entrée du parc, notre attention est toutefois attirée par une activité qu’on connaît pas : le air canyon. Sur la photo de promotion, deux personnes sont installées ensemble, tout sourire, dans un genre de télésiège. L’activité a définitivement l’air plus relaxe que la tyrolienne. 🥱 On s’achète chacun un billet sans s’informer davantage du concept. Nous autres, un petit parcours aérien pépère, ça fait complètement notre affaire.

Le air canyon est situé drette à l’entrée du parc. Ça semble être une activité pour laquelle tu te réserves une heure de passage mais la fille au guichet nous dit que c’est présentement libre pis d’y aller tu suite. Pas le temps donc de regarder comment ça marche ou d’observer d’autres touristes en action. En trente secondes et quart, nous vla attachés ben serrés dans la bébelle par une jeune employée vraiment sympathique. C’est là qu’on comprend le principe du air canyon. Faque non, c’est pas un petit parcours de contemplation inoffensive. 😬 En gros, tu te fais tirer à reculon jusqu’à une hauteur de 90 mètres pis après, une fois que t’es ben terrifié en haut de l’installation, on te lâche de face à 50 km/h. Au travers de ça, ben t’es supposé admirer le paysage, les chutes pis toute la patente. 🫠

William pis moi, on est pas peureux mais on s’attendait pas à expérimenter une affaire de même à matin. Aussitôt attachés dans le siège, on est propulsés à reculon pis en hauteur à une vitesse aussi effrayante que le grincement de la poulie qui nous hisse toujours plus haut jusqu’à ce que notre dossier s’immobilise sur un poteau. 😱 De façon rationnelle, on sait qu’on risque probablement rien mais l’instant de quelques secondes, on regrette notre décision. On est là, on regarde en bas, pis on sait qu’on va bientôt être propulsés dans l’autre sens. « Arrange-toi pas pour échapper ton téléphone dans le vide ! » C’est tout ce que l’enfant a le temps de me dire avant que le siège parte par en avant sans prévenir.

50 km/h…. me semble que c’est lent quand on roule en char… 🤔 Eh ben détrompez-vous. Quand tu descends de 90 mètres en quelques secondes au-dessus d’une chute pis d’un gouffre, c’est vite en estie titi. ☄️ Mais le pire, c’est pas la descente mais l’ARRIVÉE. Parce que quand t’approches l’endroit où t’es sensé t’immobiliser, tu comprends assez vite que l’arrêt se fera pas en douceur pantoute. 🥴 Pire encore, tu dépasses le point d’arrêt pour te diriger dramatiquement vers la structure métallique pis tu recules ensuite à la bonne position. De l’adrénaline, en voulez-vous, en vla ! On descend du télésiège complètements ahuris, incertains d’avoir nos organes encore aux bons endroits. Ouf ! Méchante petite ride ! Cela dit, la vue du haut sur le canyon, ça valait le coup ! 🤩

Une fois remis de nos émotions, on se lance tout heureux dans le parcours du canyon. Ici, c’est pas si grand. Le défi, si y’en a un, c’est surtout les marches à monter pis à descendre par un temps relativement chaud pis pesant. 🥵 Avec William, on foule les petits sentiers tout en se remémorant notre visite de 2014. Faudrait ben revenir avec Renaud pis Morgan. L’activité leur plairait sans doute… La visite terminée, on repart vers Montréal avec un dernier arrêt essence + Starbucks en entrant à Québec. William se commande un genre de café frette pis moi, un thé matcha latte glacé à la boisson à l’avoine et aux fraises. Eille si jamais vous avez jamais goûté à ste boisson-là, allez-y tu suite. C’est TELLEMENT bon pis rafraichissant. J’en enchainerais un après l’autre sans jamais m’arrêter. Un véritable délice.

La route vers Montréal se fait vite et bien. Y fait beau, la circulation est fluide pis on est heureux de notre petite virée. 😎 Sul tableau de bord de la Venue, on regarde les celcius monter au fur et à mesure qu’on approche de Montréal. Ça ben de l’air que les 45º ressentis annoncés se sont concrétisés. Je me félicite intérieurement d’avoir investi cette année dans un air climatisé mobile. 🏆 Non, la machine a pas la capacité de rafraîchir tout mon appartement mais je peux espérer qui fasse 25 dans mon salon plutôt que 38. Frileuse de nature, j’en demande pas plus. En arrivant à la maison, les lieux sont effectivement « confortables ». Je défais mes bagages, je me prends une bonne douche pis je me sers un petit vino. Merci la vie pour ce beau petit périple qui débute bien mes vacances. 🥰
Charlevoix, tu le sais pas encore mais tu vas me revoir ben plus vite que tu penses.