Publié dans Aventures, Badlucks

Envol

En l’honneur de…

Tous ces violents réveils à 5h15 pour aller travailler… ⏰

Toutes ces heures gaspillées dans le trafic, le noir, la pluie, le frette, la neige pis la gadoue… ☔

Toute cette patience déployée devant une classe pour expliquer des calculs pharmaceutiques, gérer des téléphones cellulaires ou consoler des élèves qui pleurent… 😡

Toutes ces brassées de lavage, ces coups de balayeuse, ces épiceries montées au troisième étage, pis ces repas cuisinés… 🛒

Toutes ces petites emmerdes quotidiennes pis ces badlucks aléatoires… 😩

Mes cinq COVID, mon burning mouth syndrome, mes acouphènes, mon infection dans la face, mon épicondylite pis mon syndrôme du tunnel carpien… 🥵

J’ai décidé de me payer un p’tit voyage…

Ouin, allez savoir pourquoi, par une belle journée de mai, y m’est passé une bulle au cerveau pis je me suis dit « kin kin, pourquoi pas partir EN DEHORS du Canada » ? Aussitôt pensé, aussitôt décidé. Je me suis mise en quête de trouver un voyage organisé, quelque part en Europe, en fouillant sur les sites des agences de voyage reconnues. 💻 Bon, du choix y’en avait, mais pas tant non plus pour les dates pis la durée que je ciblais. En plus, les informations étaient souvent sommaires pis fallait appeler directement à l’agence pour prendre des renseignements, temps que j’avais pas trop trop à consacrer au milieu de mes semaines de travail chargées. 🙅‍♀️ L’autre affaire que j’aimais pas trop avec les agences, c’est que souvent, les prix affichés comprenaient pas les billets d’avion faque juste en naviguant de même, je pouvais pas avoir une bonne idée du coût réel du projet. 🤷‍♀️ Ah et pis le summum de la dissuasion pour moi, dans la plupart des cas, si tu voyageais tu seule, t’avais des bonnes chances d’être jumelé avec quelqu’un d’autre pour partager les chambres d’hôtel. 🤦‍♀️ Ça, ça me tentait pas mais pas pantoute. Eille, moi je suis une solitaire. Voyager en groupe, avec des étrangers, ok, je peux m’y résoudre. Mais partager ma chambre avec quelqu’un que je connais ni d’Ève, ni d’Adam ? Ça par contre, c’est pas possible. Moi, le soir, j’ai besoin de mon intimité pis de mon calme. J’aime faire jouer de la petite musique, gosser sur mon ordi ou lire un livre, sans devoir faire la conversation à une inconnue. Plutôt payer plus cher pis avoir la paix. 💰

Après quelques recherches non-concluantes, j’ai parlé de mon projet à ma chum-collègue Katrine qui sait toujours plein d’affaires pis elle m’a conseillé l’agence Wingbuddy. D’après elle, y’avait plein de forfaits là-dessus pis elle connaissait des gens qui avaient déjà voyagé avec eux-autres. Le soir-même, je me suis pointée sul site pis j’ai découvert qu’effectivement, du choix, y’en avait pas mal : voyages courts, moyens, longs, complètement ou semi-organisés, formule totalement libre, croisières, circuits, mix des deux, destinations variées… J’ai commencé à affiner mes recherches. Quand partir ? Combien de temps ? Où aller ? La France ? J’y suis allée plusieurs fois faque non, c’était pas ma priorité même si au final, j’en ai pas vu grand chose. L’Espagne ? Ça, ça me tentait, ne serait-ce que pour pratiquer mon espagnol que je commence à maîtriser pas pire, mais dans mes courtes recherches, y’avait rien qui fittait dans mes dates. L’Italie ? Ça, j’en rêvais depuis le CÉGEP quand j’avais dû planifier un itinéraire de voyage comme travail pour un cours de géographie. À l’époque, je m’étais promis qu’un jour, j’irais voir de mes propres yeux toutes les belles villes pis toutes les fabuleuses attractions que j’avais prévues dans mon hypothétique voyage. 🤩 Italie fût donc choisie à l’unanimité avec moi-même.

Le site de Wingbuddy est ben faite. Tu trouves des voyages selon la durée pis les dates que tu veux pis après, ça te sort les prix directement, taxes comprises, avec une description claire de ce qui est inclus ou pas inclus. Pas de niaisage ni de perte de temps. ⛔ Quand ton choix est arrêté, tu fais une demande d’informations pis deux minutes plus tard, tu reçois un courriel détaillé avec ton prix exact, ton itinéraire pis tes vols. 📧 Final bâton. Ce que tu reçois par contre, c’est garanti genre une heure. ⏳ Si tu gosses deux semaines avant de réserver, ça se peut que les vols initialement proposés soit pu disponibles ou que les prix varient un peu. C’est un peu ce qui m’est arrivé parce que j’avais besoin de réfléchir un tantinet avant de conclure la patente. 🤔 C’était tu une bonne idée de partir tu seule sur un autre continent ? J’allais tu aimer la formule ? Je devais tu me sentir coupable de dépenser autant d’argent juste pour moi, sachant que j’avais d’autres affaires prévues avant pis après dans mon été ? J’avais tu le courage de partir si loin de mes grands enfants ? Charlot allait-il s’ennuyer ? Finalement, je me suis rendu compte que mes arguments tenaient pas la route. La formule en voyage organisé, fallait ben que je la teste pour voir si j’aimais ça pis les moyens pour me payer ste voyage-là, je les avais. Mes gars, des ADULTES, comprenaient pas pourquoi je m’inquiétais d’eux-autres pis quant à Charlot, ben maudite marde, j’allais quand même pas m’empêcher de voyager pour un chat ! Pis eille, si je commence pas à voyager à 54 ans, quand est-ce que je vais le faire ??? 🪦

Faque j’ai réservé. Le 10 mai précisément. En renvoyant la demande d’informations pour mettre à jour les coûts du voyage, j’ai eu la bonne surprise de constater que le prix avait pas bougé d’une cenne. 😀 Petit bémol toutefois, à cause de mon niaisage, mes options de vol étaient moins intéressantes. 🫠 Asteur, à l’aller comme au retour, j’avais un transfert par Toronto, accompagné d’une petite perte de temps. Plate mais pas si grave. De toute façon, là j’étais « mindée ». J’irais en Italie, quitte à y aller à pied. Point final. Le soir de ma réservation pourtant, j’avais encore quelques petites réserves faque j’ai demandé à mes gars de m’obliger à réserver. J’ai complété toutes les informations bancaires pis les trois héritiers + un ami de Renaud ont scandé en choeur « pèse, pèse, pèse » jusqu’à ce je clique finalement sul bouton. Le paiement a passé. 💲💲💲 Les dés étaient jetés. Je partirais en Italie le 19 juillet. ✈️ Aujourd’hui.

Eille ça fait une mèche que j’ai pas pris l’avion. Depuis 2006 en fait ! Est-ce que je suis stressée ? Non. Ça serait pas le bon mot. L’avion en tant que tel, j’en raffole pas mais j’en ai pas peur non plus. Bon, c’est sûr qu’être coincée autant d’heures avec autant de monde dans un engin qui peut tomber, ça me plaît pas particulièrement mais je suis rationnelle pis je sais que j’ai plus de chances de survivre que de crasher. 🤔 Mon inquiétude, si j’en ai une, c’est toute la logistique. J’ai quatre billets d’avion à récupérer je sais pas trop , quand ni comment. Paraît que ça va se faire à l’enregistrement. Un billet à la fois ? Les deux pour l’aller d’une shot ? Avec une borne ou un humain ? Pis les vols ? Tout d’un coup que je rate le transfert à Toronto ? 😬 Pis ma valise, elle ? On m’a dit que j’avais pas à m’en occuper lors du transfert. Mais comment être certaine qu’elle va se rendre à destination ? Les passagers avec moi sul vol de Toronto, y doivent ben pas tous partir en Italie ? Comment être sûre que ma valise va pas être garrochée sul tourniquet à Pearson ? 😱 Au cas où, j’apporte l’essentiel dans mon bagage à main : mon ordi, une robe pis une paire de bobettes de rechange, mes chaussures de rechange (pas question que je perde mes vieilles HOKA), mes adaptateurs de prise de courant avec tous mes chargeurs pis tous mes papiers. Le reste, ça se rachète. Au pire, je reviendrai au Québec avec une garde-robe italienne. 🤷‍♀️

Si je m’inquiète un peu, c’est parce que j’ai souvent eu des mauvaises expériences lors de mes précédents vols. La première fois que j’ai pris l’avion, c’était en 1994, vers Paris. Je m’en allais en France, avec sept amis de ma classe, pour aller faire un stage de fin d’études à Nantes. 👩‍🎓 De mémoire, ce sont les seuls vols de ma vie pour lesquels j’ai pas connu de problèmes. Mon deuxième voyage en avion, je l’ai fait en 1998, encore vers Paris. Ste fois-là, je partais avec William qui avait pas deux ans, pour aller passer un mois dans ma belle-famille où mon futur ex-mari vivait toujours. 👩👶 Aucun rapport avec le voyage précédent mais ces gens-là vivaient aussi à Nantes. Mes beaux-parents, Jacky pis Maryté, étaient des personnes extraordinaires, des gens que j’ai adorés pis que j’ai toujours considérés comme ma famille, même après mon divorce. Jacky est mort en 2012 si ma mémoire est bonne, subitement. Crise cardiaque chez lui, assis dans le fauteuil de son bureau. Ma belle-mère a appelé le SAMU, tenté des manoeuvres, mais y’était trop tard. Maryté, elle, est décédée en 2018, pas longtemps après ma soeur. Mes enfants ont donc perdu une tante pis une grand-mère en l’espace de quatre mois. 🪦🪦 Quand je regarde ça, Renaud pis Morgan ont seulement mon père pour tout grand-parent depuis plusieurs années déjà. C’est quand même pas habituel à 17 pis 15 ans (en 2018), d’avoir un seul grand-parent. Quoique je dis ça mais moi, à 8 ans, y m’en restait juste deux. Que voulez-vous, c’est de même. On dirait qu’autour de moi, ça meurt plus qu’ailleurs. 🤷‍♀️

Dans le TGV de Nantes. Je n’ai ni explications ni excuses pour cette coupe de cheveux douteuse. (1994)

Bref, en 1998, le jour du départ, j’ai finalisé mes bagages avec ma TV ouverte sul crash de Swissair. À l’époque, je pensais encore que statistiquement, une catastophe devait en empêcher plusieurs autres, faque je suis partie l’esprit tranquille. D’ailleurs, l’aller s’était assez ben passé, si ce n’est que j’avais William sur les genoux pendant sept heures. Au retour par contre, ça s’était corsé. De un, le vol avait été retardé d’une couple d’heures pis j’avais sous-estimé mon besoin en couches pour William qui était pas encore propre. Avez-vous déjà expérimenté ça vous autres une couche jetable trop pleine de pipi ? Eh ben le rembourrage se transforme en un genre de petites boules de gel qui se désintègrent. Dans l’avion, ça tombait des pantalons de William, qui comme au retour, était assis sur moi. Y’en avait partout. C’était dégueu. 🤢 De deux, comme si c’était pas assez, en passant les douanes avec William, y’a un agent qui m’avait interpellée.

👮‍♂️ « Voyagez-vous seule avec l’enfant ? »

🙋‍♀️ « Oui. »

👮‍♂️ « Le père est-il au courant ? »

🙋‍♀️ « Oui. »

👮‍♂️ « Est-il ici pour venir vous chercher ? »

🤦‍♀️ « Euh…. non ? »

👮‍♂️ « Suivez-moi madame. »

S’en était suivi de l’attente pis des vérifications dans un petit bureau, avec William pis sa couche fuyante. 🤢 À l’époque, j’étais pas au courant que j’avais besoin d’un autorisation du père pour voyager avec un enfant dont j’avais la garde pleine et entière. Pour moi, le fait qu’il avait signé pour faire le passeport témoignait de son accord à ce que le petit voyage. Cibole, quand tu fais faire un passeport d’habitude, c’est pour sortir du pays. Sûrement pas pour aller te promener à Saint-Wenceslas ! Bref, l’agent avait fini par me relâcher. Y’avait appelé mon ex je pense, où vérifié que j’étais pas recherchée. Ou les deux. N’empêche, le système était moyennement efficace. Me semble que c’est au départ qu’on aurait dû checker tout ça…. 🤔

Avec William, dans le jardin de mes beaux-parents, à Nantes (1998)
William, à l’entrée de l’aéroport Charles de Gaulle (1998)

Bref, mon voyage suivant, c’était en 2001, en SEPTEMBRE 2001. Ste fois-là, j’étais avec mon mari, William, bientôt 6 ans, pis Renaud, 4 mois. 👨👩👦👶 Contrairement aux voyages précédents, on avait des vols directs de Montréal vers Nantes pis vice-versa. Ça c’était une bonne chose parce que sinon, le trajet en TGV de Paris à Nantes durait 2h30. En char, si quelqu’un venait nous chercher, ça prenait plus de quatre heures. Bref, selon mes souvenirs, l’aller s’était assez bien déroulé. Le retour par contre, y’avait lieu le 12 septembre. En 2001, je vous rappelle. Le lendemain des attentats. À l’aéroport de Nantes, comme partout ailleurs, la sécurité était à son maximum. 🕵️‍♂️ On avait fouillé tous nos bagages à cause d’objets suspects repérés : une perceuse offerte à mon mari par Jacky pis des pots de bébé pour Renaud. Mais ça, c’était pas le pire. Sans prévenir pis sans explications, on avait fait un détour par Halifax. Un genre d’arrêt de deux heures où on avait dû rester dans l’avion, sul tarmac, tous moteurs éteints, sans ventilation ni services. 🥵 Deux heures assez longues je dirais. Deux heures pour lesquelles on a jamais connu le fin mot de l’histoire.

Avec Renaud, dans le jardin de mes beaux-parents, à Nantes (2001)
William et Renaud chez mes beaux-parents (2001)

Mais y’avait pire encore. En arrivant finalement à Dorval, ste coup-là, c’est l’immigration qui nous attendait avec deux problèmes. 👮‍♂️ Le premier : mon mari, résident permanent à l’époque, voyageait avec son passeport français mais avait pas apporté ses papiers de résidence permanente avec lui. Le deuxième, Renaud, quatre mois, si vous avez ben suivi, était SUR le passeport de mon mari, sans papiers de résidence permanente lui non plus parce qu’il était aussi canadien. À cause de ça pis n’ayant pas de billets de retour pour « leur pays d’origine », père et fils avaient pas le droit de rentrer ici. Après une longue attente, le dossier de résidence permamente de mon mari avait été trouvé dans le système informatique : « Monsieur peut rentrer, mais pas le bébé. On a pas de dossier pour lui. » 😱 Pouvez-vous croire ça vous autres ? Eh ben je vous jure que c’est pas une joke. Eille là, ça faisait 20 heures qu’on avait quitté la maison de mes beaux-parents avec un bébé pis un autre enfant en bas âge. On était épuisés pis j’avais pu les idées claires. Je leur ai dit « Ok, remettez le bébé sur un autre vol, moi j’m’en va chez nous. »

Ben non. J’avais pu les idées claires faque ça m’a pris un certain temps à me rappeler que j’avais emmené le certificat de naissance de Renaud, en cas de problème faque ils l’ont laissé rentrer. Voir que j’aurais laissé mon enfant là tu seul. Jamais dans cent ans ! Mais ça c’est pas toute. 2006, on est repartis en France avec des vols directs encore une fois. Ste coup-là, William était resté au Québec en vacances avec son père faque on partait avec Renaud, 5 ans pis Morgan, 3 ans. 👨👩👦👦 L’aller avait accusé un retard de trois heures mais s’était relativement bien passé. Au retour par contre, nouveau problème. 🤦‍♀️ Quand on avait voulu procèder à l’enregistrement, quelqu’un était déjà enregistré à mon nom. Le genre d’agent comprennait pas trop ce qui se passait mais chose certaine, on pouvait pas enregistrer la même personne deux fois faque je pouvais pas embarquer. ⛔ Évidemment, j’avais protesté pis posé des questions mais le temps filait pis personne savait quoi faire avec ça. L’embarquement commençait. Mon ex pouvait partir avec les petits mais moi y fallait que j’attende un autre vol, Dieu sait quand. Au dernier moment, éclair de génie, on avait appelé au micro les trois autres Desaulniers présents sur le vol pour finalement constater que l’un d’eux avait malencontreusement été enregistré à mon nom. Hourra, j’avais pu embarquer avec ma famille. Une maudite chance d’ailleurs parce qu’entre temps, mon ex était assailli d’une migraine ophtalmique qui le rendait complètement dysfonctionnel. On avait fini par atterrir à Montréal Trudeau complètement brûlés, encore une maudite fois. 🥵

Départ pour la France (2006)
Avec Renaud et Morgan, en France (2006) (Non je ne tiens pas une cigarette)
Renaud et Morgan en France (2006)

Bref, aujourd’hui, je me croise les doigts pour que tout se passe sans problèmes ni incompétence mais connaissant ma poisse légendaire, y’a rien de moins sûr. 🫣 Déjà hier, ça a mal commencé. L’information que j’avais pour mon premier vol était un vol Air transat, opéré par Porter Airlines, numéro TS7810 avec un départ à 17h40 vers Toronto. Sachant qu’on voit les départs environ 48 heures d’avance sul site de l’aéroport, je décide de vérifier mon vol en me réveillant. Évidemment, sommes-nous surpris, je le trouve pas. Par contre, je vois un départ pour aujourd’hui avec Porter Airlines, à 17h40 vers Toronto, comme prévu, mais le numéro est le PD130. 🤦‍♀️ Un peu confuse, j’ai la bonne idée d’accéder à ma réservation sul site d’Air Transat pis là, je vois que mon vol porte le numéro PD7810. 🙇‍♀️ Me vla donc avec trois numéros différents. En cherchant un peu sur le web, je comprends que j’ai un vol « en partage de code » pis que ça se peut que le numéro diffère de celui qu’on m’a donné. Youpi ! Une chance que je suis un minimum allumée parce que c’est loin d’être clair. Pour être certaine, j’écris à ma compagnie qui me répond ceci : « Votre vol Air Transat TS7810 est bien opéré par Porter, avec un départ à 17h40 vers Toronto. Même si le numéro peut aussi apparaître sous la forme PD7810 (ou PD130 selon les systèmes), il s’agit bien du même vol – vous pouvez donc vous présenter sereinement à l’aéroport. Vous êtes officiellement passagère Air Transat, donc conservez ce numéro pour toutes vos démarches. »

Je suis officiellement passagère Air Transat me dit-on faque quand vient le moment, 24 heures à l’avance, de faire mon enregistrement en ligne, j’accède à ma réservation sul site de Transat mais ça me dit d’aller sur celui de Porter, site sur lequel je suis incapable de trouver ma réservation. Un peu écoeurée, j’appelle finalement Porter pis je tombe sur une gentille fille qui me répond que c’est normal que ça marche pas parce que mon agence m’a juste fourni les numéros de confirmation de Transat mais que c’est pas les mêmes avec Porter. 😁 La fille me donne le numéro de confirmation pour faire mon enregistrement en ligne. Je la remercie, je raccroche, je remplis les champs, je valide pis vlan, un message m’indique que l’enregistrement en ligne a échoué pis que je devrai le faire à l’aéroport. 🤷‍♀️ Rendu là je capitule. Effectivement, ça va être plus simple, je l’espère, de faire tout ça en personne « demain ». Bref… mon embarquement étant prévu pour 16h55 aujourd’hui, je demande à William de venir me chercher à 13h. pour arriver à l’aéroport largement d’avance. Avec le trafic, le parking là-bas, l’enregistrement pis toute la patente, je serai pas tranquille si je suis trop juste. En plus, on est jamais à l’abri d’une emmerde ou d’un incompétent. Quand fiston se pointe, mes bagages sont fins prêts pis les consignes ont été laissées aux héritiers. Comme chaque fois que je pars, Renaud va s’occuper de nourrir Charlot, de gérer les fenêtres ou l’air climatisé pis de faire du lavage pour lui pis son frère, au besoin. Morgan lui, y va s’occuper de la litière, d’arroser les fleurs sul balcon pis de sortir les poubelles. Pour le reste, y vont s’organiser. Je pars tranquille. Un peu fébrile aussi.

Pour mon voyage, je pars pas avec tant de bagages parce que moi je suis pas compliquée pis j’ai pas besoin de grand chose. Chez nous, j’avais déjà une petite valise rigide mais je voulais avoir un kit « mou » (moins lourd) combinant petite valise pis bagage à main. Un kit mou, pis cute, que j’ai acheté chez Winners. Quand Renaud a vu mes valises, y m’a dit que j’avais l’air d’avoir des bagages luxueux. 🤣 C’est pas le cas pantoute. Renaud me fait rire des fois. Pendant la pandémie, y’avait les cheveux longs quasiment jusqu’aux fesses pis j’y avais acheté du shampoing pis du revitalisant Trésors de miel de Garnier, dans deux bouteilles séparées. Je me rappelerai toujours qu’en sortant de sa première douche avec ses nouveaux produits, y m’avait dit « maman, je me sentais riche avec ces produits-là ! » 🤣🤣🤣 Bref, pour mon voyage, j’apporte quelques tenues légères 👗, un seul kit « long » 👖, des sous-vêtements 🩲, des bas 🧦, un pyjama 👘, un imperméable 🧥, des chaussures de rechange🩰, mes produits de toilette 🧴, mon ordi 💻, mon casque sans fil 🎧, mon ventilateur de cou 🪭, une batterie portative 🪫 pis tous mes chargeurs ⚡. C’est pas mal toute.

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Le trajet vers l’aéroport se déroulant bien, yé autour de 13h45. quand on finit par se parker là-bas. Wil rentre avec moi étant donné que je suis beaucoup d’avance. Je suis contente qu’y soit là parce que je commence à me demander quessé qui m’a pris de partir tu seule de même sur un autre continent. 🤔 Mais bon, je sais qu’une fois rendue là, si je me rends 🤣, je le regretterai pas. Le voyage risque d’être long par contre. Avec le transfert pis l’attente, je devrais atterrir à 12h15 à Rome. Ici, y va être rendu 6h15 du matin. Sachant que je suis partie de chez nous à 13h., ça va me faire une pas pire journée. D’autant plus que je suis pas sûre pantoute de dormir tant que ça dans l’avion. Au cas où, j’ai quand même acheté un petit coussin de cou gonflable pour pas commencer mon voyage avec un torticoli. À l’aéroport, les différentes étapes s’enchaînent super vite. D’ailleurs, c’est un des avantages de voyager avec Porter. Y’a juste deux personnes devant moi à l’enregistrement. 🧑‍🤝‍🧑 Au comptoir, l’agente me donne mes deux cartes d’embarquement de la journée pis m’assure que ma valise est bien étiquetée pour ma destination finale. Reste plus qu’à passer les sécurités avec mon bagage à main pis mon petit sac à dos. C’est là que je dois dire au revoir à William, à regret. C’est con mais je me sens subitement un peu triste de partir sans mes héritiers même si je sais que je vais faire un super voyage. 😢 William me fait un câlin pis s’en va. Mes petits bagages passent les derniers contrôles pis moi aussi. Ouf, je suis soulagée. J’avais peur que ma hanche sonne. 🤣 14h30 me vla rendue devant ma porte. Reste juste à attendre tranquille en surveillant mes deux vols du jour.

Mon vol vers Toronto part à l’heure pis se déroule pour le mieux dans le meilleur des mondes. L’avion est même par plein pis je suis tu seule dans ma rangée, sul bord du hublot. Après le décollage, je me commande un petit verre de vin rouge que je sirote tout en regardant dehors avec ma musique sur les oreilles. 🍷 Une heure et demie plus tard, j’arrive à Pearson en temps et en heure. Reste plus qu’à manger un peu en attendant mon prochain vol prévu à 21h40. Ste vol-là, y va durer 8h15. J’espère pouvoir dormir pour arriver en forme demain à Rome. 21h., c’est mon embarquement. En rentrant dans l’avion je constate avec joie qu’il doit être vide aux trois quarts. Encore une fois, je suis placée côté hublot, tout fin seule dans ma rangée. Ça, ça fait ben mon affaire. Y’a pas à dire, je suis chanceuse aujourd’hui. 🤩 21h30 je m’installe avec ma musique pis mon coussin autour du cou. J’attends le décollage. 21h40, 21h50… 22h. Le pilote nous avertit en anglais qu’on a un petit problème pis qu’on devrait partir dans 15 minutes. Par mon hublot, j’aperçois des petits véhicules Air Transat autour de l’avion. Ça sent pas bon. 🙅‍♀️ 22h20, le pilote nous sert le même message pis nous remercie de notre patience. Là, je commence à stresser parce que moi j’ai un chauffeur qui vient me chercher à Rome à une heure précise demain. 22h45, 23h., 23h15, le temps passe pis le pilote se confond en excuses pis en remerciements. Comme on est toujours au sol, je désactive mon mode avion pour prévenir mon contact d’urgence de mon retard. 23h45, 00h15, toujours rien.

La meilleure photo de mon premier avion
Les véhicules autour de mon avion

00h30, on nous fait sortir de l’avion. Le vol est annulé. 😫 Je viens de passer trois heures et demie assise pour rien dans un avion. C’est la cohue au milieu des passagers. Tout le monde s’agite. Moi je sors, résignée devant cette nouvelle badluck. La madame d’Air Transat nous crie des instructions en anglais au milieu de tout le monde qui parle pis des annonces habituelles dans les speakers de l’aéroport. Au travers de toute cette agitation-là, je comprends qu’on doit se séparer en deux files : une première file pour les gens de Toronto qui vont repartir chez eux en taxi pis une deuxième pour les autres qui vont partir à l’hôtel dans une navette. Le prochain vol pour Rome est demain, même heure. Je devrais recevoir un courriel. 📧 Les procédures pour aller à l’hôtel sont longues. Tout le monde a la face à terre. Les agents d’Air Transat nous préparent des coupons à présenter à l’Hôtel pis nous les distribuent avant de nous conduire au carrousel où reposent tristement nos valises. Après ça, on se retrouve tous dehors, deboutes à la noirceur pour attendre la navette qui embarque une trentaine de personnes à la fois. Au troisième passage, je réussis enfin à monter à bord pis à rejoindre l’hôtel. Reste à faire le check-in, tout le monde en même temps. Ça finit pu. Yé finalement 3h30 quand je me couche. Je suis complètement brûlée. Demain, y faut que je me lève tôt pour voir ce qui se passe avec mon hypothétique vol. Pour tu suite, mes belles vacances en Italie commencent par une nuit dans une chambre brune du Hilton de Toronto.

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