Ce matin, je me réveille un peu plus énergique qu’hier. J’ai mieux dormi mais pas tant que ça non plus. Cinq heures peut-être. 😕 À 6h. quand mon réveil sonne, je m’empresse de m’habiller pis de rajouter les derniers articles dans ma valise. 6h30, je descends déjeuner dans la salle à manger, tranquille, seule à ma table. Non, je fais pas pitié. Au contraire, je suis contente de boire mon petit café au calme avant que la journée de visites commence. Aujourd’hui, c’est déjà le temps de quitter mon petit hôtel de Florence. J’étais bien ici. Mais bon, ce soir, je vais dormir à Venise. Ça devrait pas être triste non plus. 😁 Le départ étant fixé à 8h., je sors dehors avec tout mon stock à 7h40. Je veux surtout pas être en retard ou rater une information importante. Pis bon, quand t’es toute prête pis que tous tes bagages sont emballés, y’a rien à faire d’intéressant tu seule dans une chambre d’hôtel. 7h55, Luigi charge toutes les valises dans le bus. 8h. tapantes on se met en route direction Bologne.
L’autoroute pour se rendre à Bologne, la A1, offre des paysages vraiment superbes. 🤩 Rien à voir avec la 30 ou tout autre autouroute de chez nous. Ici, on roule au travers de magnifiques montagnes pis quand je dis au travers, c’est VRAIMENT au travers. Imaginez ça juste un peu, sur 120 km de distance, l’autouroute comporte quarante-quatre tunnels dont un de quasiment 8 km. Pis là attention, c’est pas des vieux tunnels décrépits comme chez nous. Ce sont des beaux tunnels, pratiquement neufs pis bien éclairés. Pareil pour la route. Ici, comme je l’avais déjà constaté en France, l’asphaltage est beau pis lisse. C’est pas plein de patchs pis de trous comme au Québec. 🤦♀️ Ça paraît qu’y sont plus que nous pour entretenir une plus petite surface. Pendant le trajet vers Bologne, Lucy commente le paysage pis nous informe du déroulement de la journée. Parfois, elle y va d’une histoire drôle ou d’une anecdote personnelle. Elle est vraiment généreuse, divertissante pis attachante. Une vraie mama italienne. 😍
Arrivés à Bologne, Lucy nous conduit au travers des petites rues jusqu’à la basilique San Petronio puis le centre-ville. Ici, tous les bâtiments sont vaguement rouges, orange ou ocre. C’est pourquoi on surnomme la ville la Bologne rouge. Après peut-être une heure de marche commentée dans les rues, Lucy nous indique le restaurant où la rejoindre pour dîner puis nous laisse une petite heure libre pour visiter les environs de façon autonome. Pour ma part, je me sens pas en si grande forme pis je subis encore les effets du décalage horaire, plus que ceux qui sont arrivés deux jours avant moi. En plus, il fait aussi chaud qu’hier, sinon plus. 🥵 Je marche quand même une demi-heure dans les jolies rues avant d’aller m’asseoir un peu à l’ombre. Ici, on a vraiment l’ambiance italienne dont je me faisais l’idée avant de venir : les rues très étroites, les vieux bâtiments, les petits magasins avec la marchandise à moitié dehors, les petits cafés, les dames élégantes… Je me dis que William adorerait se promener par ici parce qu’il y a beaucoup de bouffe partout. Il serait vraiment émerveillé.










À 12h., je rejoins le groupe au resto indiqué plus tôt. Tout comme hier à Florence, tout le monde reçoit les mêmes plats. Ça rend le service vraiment efficace. On est quarante-deux pis j’ai jamais été servie aussi vite. Au menu, plateau de charcuterie en entrée avec combo de tortellinis + lasagnes comme repas principal. Dans le temps de le dire, tout le monde est rassasié. On se remet immédiatement en marche pour retrouver le bus pis Luigi pour partir vers Venise. Une fois tous installés dans le véhicule, Lucy nous dit d’entrée de jeu que les prochains kilomètres seront pas fabuleux point de vue décor pis qu’on peut en profiter pour fermer un peu les yeux. Ste suggestion-là tombe pas dans l’oreille d’une sourde. Deux minutes plus tard, je dors. Ou je somnole disons. 😴 Franchement, c’est pas pour me plaindre mais le début de mon voyage m’a vraiment brûlée. En tout cas, la prochaine fois que je voyage, je m’organise pour avoir des vols directs. Les maudits transferts, non seulement c’est fatigant mais surtout, ça multiplie les chances d’avoir des problèmes. 😬
Vers 15h30-16h., on arrive à notre hôtel de Venise, hôtel flambant neuf avec encore de la construction autour. Disons qu’ici, on a pas la plus belle vue mais ma chambre est ultra propre pis très confortable. C’est pas mal tout ce qui m’importe parce ce que du temps à l’hôtel, on en passe pas ben ben. À l’arrivée, Lucy nous laisse une heure pour prendre nos douches ou nous reposer un peu avant de repartir. On se retrouve ensuite au lobby pour marcher en groupe jusqu’au bateau privé qui va nous emmener au quartier San-Marco. 🚤 Pour ce soir, on va simplement souper ici. La visite guidée pis la gondole, ça va être demain. Dans le bateau qui nous emmène à destination, Lucy ménage pas ses commentaires pis ses anecdotes sur les lieux. Franchement, cette femme a beaucoup d’énergie. Je sais pas trop quel âge elle a… 65 peut-être… 🤔


Comme tout le monde, j’ai vu beaucoup de photos de Venise dans ma vie mais je suis quand même émerveillée par ce que je découvre en descendant du bateau. Est ce que c’est vraiment plus beau qu’ailleurs en Italie ? Pas sûre. Mais une chose est certaine, une ville bâtie sur l’eau, avec des dizaines de gondoles qui naviguent sur des canaux, c’est vraiment unique comme ambiance. 🤩 Pour souper, Lucy a réservé dans une taverne située dans une ruelle très étroite. Ce soir, je me retrouve à la table de Benoît qui est ici avec sa femme Nathalie. Benoît m’a abordée plus tôt dans la journée parce qu’il a entendu que j’étais enseignante en formation professionnelle, comme lui. Sa femme pis lui sont vraiment sympathiques. Au menu, entrée de spaghettis à la bolognaise, poisson pis fruits + crème glacée en dessert avec vin à volonté. Tout ça pour 29€. Ben de l’allure. En plus, tout est très bon pis le service, comme les autres fois, est super efficace. Pour ma part, c’est le premier repas que je mange vraiment avec appétit.




Après souper, Lucy nous emmène sur une terrasse de la Piazza San-Marco pour boire un spritz. Ici, l’ambiance est unique. À côté de nous, des musiciens jouent des airs italiens. On se sent vraiment ailleurs. Sur la terrasse, je jase avec Thérèse pis Kali, deux Innues qui vivent dans une communauté (on dit pas réserve) près de Sept-Îles. Thérèse est retraitée mais elle enseigne toujours la langue innu aux jeunes de la communauté pour éviter qu’elle ne s’éteigne. Aussi, pour encourager ses petits-enfants à poursuivre leurs études, elle les emmène en voyage chacun leur tour. Avec sa petite fille, les deux sont très appréciées dans le groupe. Elles viennent aussi briser les fausses croyances comme quoi les membres des premières nations sont des alcooliques sans travail ni éducation. D’ailleurs, à la fin août, Kali va quitter sa communauté pour s’installer à Montréal pis poursuivre ses études au CÉGEP. On va assurément garder contact, d’autant plus que Thérèse m’a invitée chez elle. 21h30 on repart en bateau privé vers l’hôtel. 🚤 À l’intérieur, l’ambiance est festive. Les trois-quatre ados du groupe ont mis de la musique pis tout le monde chante. C’est un beau moment. 🤩

Yé plus de 22h. quand j’arrive finalement à ma chambre. On a eu une grosse journée pis celle de demain s’annonce tout aussi occupée. J’ai de la misère à le réaliser mais ce soir, je dors à Venise. 😍
