Ce matin, c’est déjà le jour du départ. 😢 Oui, ça a passé vite. J’avais pris un forfait de neuf jours, deux de trajets pis sept de circuit, mais comme on le sait, ça s’est terminé avec quatre jours de trajets pis seulement cinq de circuit. 😬 Tant pis, je vais pas ressasser ça toute ma vie. 🤷♀️ La façon dont ça fonctionne avec mon agence pour le retour, c’est que peu importe à quelle heure ton avion décolle, t’as un transport qui vient de te chercher à l’hôtel quatre heures avant. Aujourd’hui, on est quatre à quitter : Marie-Antoinette, Marie-Yoleine, Nargis pis moi. Mes trois amies ont un vol direct à 12h15 faque leur pick up est à 8h15. Moi, mon vol est à 14h15. J’ai demandé de partir avec elles parce que je trouvais ça niaiseux qu’un véhicule revienne deux heures plus tard juste pour moi, d’autant plus qu’il y a une heure de route entre l’hôtel pis l’aéroport. En plus, j’ai le projet d’aller demander au comptoir d’Air Transat si y’a pas une place restante sur leur vol. Ça ferait ben mon affaire de partir à 12h15 pis de pas avoir de transfert. 🤦♀️
En descendant déjeuner, j’en profite pour dire au revoir à tous mes amis qui quittent l’hôtel à 7h45 pour continuer le circuit dans le sud de l’Italie. Dans le lobby, je croise Lucy pis Luigi qui sont venus les chercher. Lucy comprend pas ce qui s’est passé hier avec le départ au Vatican. Elle me montre le papier avec la grille qu’elle utilise toujours pour les horaires pis l’agence a ben indiqué que le pick up à l’hôtel était à 8h05. Elle est pas contente. 8h15, je pars comme prévu vers l’aéroport avec mes trois amies dans la navette. 🚐 Une heure plus tard, on arrive sur place. Je fais la queue avec elles pour l’enregistrement pis je demande si y’a pas une petite place pour moi sur leur vol. On me répond qu’il est vraiment FULL. 🙁 Aucune possibilité de monter dans st’avion-là. En plus, j’ai fait la file pour rien parce qu’il est trop tôt pour que moi je m’enregistre. Je dis au revoir à mes amies pis je retourne au boute de la file pour recommencer à attendre.

Une fois l’enregistrement complété, je me dirige vers les gates où je suis choisie pour un random control. L’agent sur place me frotte un petit papier sur le dessus pis l’intérieur des mains et m’autorise à avancer. Fiou, avec ma poisse habituelle, on aurait ben pu détecter la présence d’une matière dont je suis pas responsable. Soulagée, je me mets alors en quête de ma porte d’embarquement. Ici, c’est IMMENSE. Monte, descends, prends un couloir, tourne, remonte, ça finit pu. Après plusieurs dizaines de mètres, des centaines mêmes, je constate que je dois prendre un train, comme à Pearson, à l’aller. 🚊 Ces affaires-là me stressent pu ben ben. Je monte dedans pis j’aboutis dans un autre terminal. Rendu là, je suis un peu perplexe. Sur ma carte d’embarquement, il est seulement indiqué la porte E, sans chiffre à côté. Mais des portes E, y’en a de 1 à environ 75. 🤔 Je repère un comptoir d’information pis je demande à la madame, en anglais, où est-ce que je dois aller. Elle me répond que la chiffre va apparaître on the screen une heure avant le boarding. Je me trouve une place pis j’attends jusqu’à ce qu’un 35 apparaisse à coté de mon E puis je marche jusqu’à ma porte, qui est quand même loin. La bonne nouvelle, c’est que le temps de m’y rendre, c’est déjà le moment de monter à bord. Je m’empresse de repérer ma place pis de m’installer. Ouin, j’aurais pu être mieux placée. 😕 J’ai le siège côté rangée, ça c’est mieux qu’être au centre, mais à ma gauche, j’ai une madame qui prend un peu de place. En plus, je suis dans la queue de l’avion. Ça va être bruyant kel criss. 😫
Ste vol-là va durer 9h45. C’est quand même long. Surtout qu’on est en plein jour pis que j’ai bien dormi. Je suis pas certaine de réussir à fermer l’oeil. Au moins, bonne nouvelle, l’avion s’envole à l’heure. ✈️ Peu après le décollage, on nous sert à manger faque ça m’occupe un peu. Je me commande un verre de vin pour me divertir. 🍷 Mine de rien, yé rendu 17h. Après manger, je me force à me fermer un peu les yeux avec ma musique sur les oreilles. 🎶 Je somnole vaguement. Quand je me « réveille », y reste encore 4h45 de vol. Je les écoule en écoutant de la musique pis un balado que j’aime beaucoup avec deux filles qui racontent des histoires de crimes québécois tout en buvant du café. Les deux dernières heures du vol, je les passe à faire des Sudoku. Je me rends compte que dans ma tête, je les fais en anglais. 🤣 Yé temps que je revienne chez nous. À 17h., heure Québec, l’avion survole Montréal pis passe pratiquement au-dessus de chez nous. Je suis découragée de devoir continuer jusqu’à Toronto. 🤦♀️ Transfert de marde. Pu jamais. ⛔
Mon agent de Wingbuddy m’a dit qu’à Toronto, y fallait que je récupère mes bagages mais à quelques minutes de l’atterrissage, j’entends dans le speaker un message en anglais, que je comprends mal à cause du bruit des moteurs, mais qui semble indiquer l’inverse. Je m’informe à une agent de bord qui me répond qu’asteur, les bagages suivent automatiquement. Dans l’autre sens c’était ça qui aurait dû se passer si mon avion avait pas été annulé mais là c’était normal étant donné que quand je prenais mon vol à Toronto, j’arrivais du Canada. Là, j’arrive d’Italie. J’espère qu’elle me dit la bonne affaire. 😬 Mon avion atterrit un petit quinze minutes d’avance. Maudit, ça a été long ste vol-là. J’ai mal partout. Ici, yé 18h. Mais pour moi, yé minuit. Ça fait dix-huit heures que je suis deboute pis je suis pas rendue. 🥱
À Toronto, c’est encore des mètres pis des mètres de marche + toutes les formalités pour rentrer au pays. C’est drôle pareil, quand je suis débarquée ici à l’aller, je me sentais déjà pu chez nous. Aujourd’hui par contre, après une semaine passée sur un autre continent, arriver à Toronto, c’est comme rentrer à la maison. 🏠 Ici, y’a des comptoirs Tim Hortons pis des toilettes qui flushent comme chez nous. 😂 Quand j’aboutis finalement à ma porte, l’embarquement commence déjà. Y’avait juste deux heures entre mes deux vols pis j’en ai passé plus qu’une à descendre de l’avion pis à courir partout. Mon avion est supposé décoller à 20h10 mais le temps passe pis on part pas. 🤦♀️ Après un certain temps, message du commandant. Y semblerait qu’on attend des valises. Estie, j’espère que la mienne est dans le lot. 21h10 on décolle, une heure en retard. ✈️ Heureusement, dans ste sens-là, le vol dure juste cinquante minutes. Je suis tannée pis j’ai pu de position. Au moins, je suis côté hublot, dans un vol Porter, comme mon tout premier vol.
22h. J’arrive enfin à destination. Je texte William qui me répond qu’il est déjà sur place. Reste plus qu’à récupérer ma valise. 🧳 Valise qui arrive pas. Peu à peu, je vois le carrousel se vider mais pas de trace de mes bagages. Je me dis que les valises qui venaient de d’autres vols ont peut être été chargées en premier pis sortent à la fin. De toute façon, si je la trouve pas, je la cherche pas à soir. 🙅♀️ Tout ce que je veux, c’est rentrer chez nous, me laver pis dormir. Après une demi-heure d’attente, j’aperçois enfin ma petite valise rose qui arrive joyeusement sul carrousel. Ouf ! J’aurai pas besoin de courailler ça demain. Quelques instants plus tard, je retrouve William qui a l’air soulagé de me voir arriver comme prévu. Je suis heureuse de le voir. 😍 Il me ramène à la maison où je retrouve Renaud, Morgan pis mon beau Charlot. 😍 Quand je me couche, ça fait vingt-quatre heures que je suis sul piton. Je suis brûlée raide mais contente de mon voyage. Je vais en garder des souvenirs fabuleux. J’ai vu des choses magnifiques pis rencontré des gens qui vont rester dans mon coeur. 💗 Je me considère chanceuse dans mes malchances. Je remets ça l’an prochain c’est sûr. Reste à voir où.
Pour tu suite, c’est repos bien mérité. Avec Charlot qui ronronne, je sombre au pays des rêves…