Publié dans Aventures

Un après-midi chez les fous

Aujourd’hui, aucune route à faire. Je reste à Percé pis je dors pour une seconde nuit dans le petit motel où je suis arrivée hier. Dormir deux soirs de suite à la même place, ça fait du bien de temps en temps. Pas faire de route aussi. Mais bon, j’ai pas prévu végéter pour autant. 9h., je suis déjà dehors en direction du village pour aller déjeuner au resto du Manoir de Percé. 🚶‍♀️ Je connais l’endroit parce que lors de mes deux précédents séjours ici, c’est là que je dormais. C’est pour ça que je sais que le restaurant est ouvert à tous pis que les déjeuners sont corrects. Arrivée là-bas, je me commande deux oeufs, bacon, pain brun. Je veux bien manger parce qu’après, je pars pour une partie de l’après-midi sur l’Île Bonaventure faque je dînerai pas. Au resto, y’a pas tant de monde. Je suis servie rapidement. C’est quand même bon si j’exclus le fait que je reçois finalement du pain blanc. 😕 Moi j’haïs ça manger du pain blanc. Pour moi, ça équivaut à manger quelque chose pour rien. Mais bon, je tiens ça mort. Y sont en manque de personnel au resto. C’est écrit en rentrant. 🤷‍♀️

Dans mon assiette, y’a aussi ben trop de patates. Ça, c’est pas nouveau. Partout où je vais déjeuner, y mettent toujours trop de patates. Bon ok, c’est probablement l’aliment de l’assiette qui coûte le moins cher mais ça sert à quoi d’en mettre autant si la moitié du monde est pas capable de les manger ? 🤷‍♀️ Quant aux fruits dans les assiettes de déjeuner, y sont toujours douteux. Avez-vous déjà remarqué qu’y nous mettent toujours de la cantaloupe sèche pis une tranche d’orange dont y’a rien à tirer ? Ce matin, j’ai aussi droit à une tranche de melon d’eau. 🍉 Estie que j’aime pas ça le melon d’eau. C’est le pire fruit qui existe. 🤢 Je touve que ça goûte le caoutchouc. Pis non, j’ai jamais mangé de caoutchouc mais je suis sûre que si j’en mange, ça va goûter le melon d’eau. Berk ! Bon, c’est pas plus grave que ça. Je resors quand même du resto rassasiée pis prête à attaquer la journée. Pour tu suite, j’ai un petit lousse pour profiter du soleil. Yé juste 10h30. Hier, je me suis acheté un billet pour aller sur l’Île Bonaventure mais le départ est à midi. Sachant que je veux me pointer sul quai vers 11h15, j’ai trois quart d’heure devant moi pour juste rien faire. J’utilise ces minutes là sur une chaise, au soleil, devant la mer. 🏝️

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Aujourd’hui, y fait SUPER beau pis déjà chaud. 🌞🌞🌞 Je suis contente. 😍 C’est ma meilleure performance météorologique des trois séjours que j’ai passés ici. Autour de 11h., j’aperçois que le quai a l’air de commencer à se remplir par mal faque je me mets en direction pour aller faire la file. 11h15, y’a tellement de monde en attente que les employés remplissent déjà les deux bateaux qui sont à quai. 11h30, on est partis. 🛥️ La croisière vers l’Île Bonaventure dure une heure et quart. Pour commencer, le bateau tourne autour du rocher pis après, y se dirige vers l’île pour en faire le tour. Moi, je l’avais déjà fait en 2022 mais c’est toujours le fun de voir le rocher de plus proche pis d’admirer les phoques pis tous les oiseaux autour de l’île. 😎 Petit conseil si vous êtes jamais allés, essayez de vous asseoir dehors sur le bateau pis à DROITE. C’est de ste bord-là que toute se passe. Ah pis pour info quand le bateau arrive à l’île, y’a le choix de rester dedans pour repartir au village ou ben débarquer pour explorer les sentiers de l’île. Important à savoir, l’île Bonaventure, c’est un parc de la SEPAQ faque y faut payer les droits d’entrée de 10$ pour y accéder. De rien. 😁

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Bon évidemment, moi j’ai pas fait une heure et quart de bateau pour virer de bord rendue à destination. 🙅‍♀️ En descendant de l’embarcation, le capitaine annonce que les bateaux pour le retour vont passer à 14h30, 16h, pis 17h. Là, yé 12h45. L’intérêt ici, c’est de marcher jusqu’à la colonie de fous de Bassan. Y’a quatre sentiers pour y aller. Trois qui prennent une heure à parcourir pis un quatrième qui prend une heure et demie. Ça, c’est pour l’aller. Faque y faut doubler le temps pour revenir au bateau. Moi, j’espère reprendre le bateau de 14h30 faque je choisis un sentier qui prend une heure, donc deux heures pour l’aller-retour. Oui, officiellement, ça me mène à 14h45 + un autre quinze minutes pour regarder un peu les fous de Bassan pis prendre des photos mais je sais qu’une heure, je peux expédier ça facile en quarante minutes. Même avec un dénivellé de 135 mètres. Je connais mes capacités. D’ailleurs, en me lançant dans le sentier, je tarde pas à comprendre pourquoi les marcheurs du dimanche ont besoin d’une heure pour se rendre au boute du chemin. Devant moi, les gens marchent comme des condamnés à mort, lentement, le regard vers le sol tandis que moi, j’avance, droite et fière, dynamique, en regardant loin devant. 🏃‍♀️‍➡️

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Pas trop quand même. Dans ces sentiers-là, vaut mieux jeter un oeil à terre de temps en temps. 👀 Parce qu’avec toutes les racines, les trous pis les roches, c’est pas long que tu peux valdinguer dans la végétation ou la garnotte. 👩‍🦽 Bref, oui, le sentier est un peu physique avec sa montée pis le soleil qui chauffe mais effectivement, j’arrive chez les fous en pile quarante minutes. 🏆 Ici, le spectacle est assez impressionnant. 🤩 Y sont quand même 116 000 fous de Bassan, sans compter toutes les autres espèces d’oiseaux. Disons que c’est super à voir mais que c’est aussi bruyant pis odorant. Apparemment, certains visiteurs sont incommodés par l’odeux persistante d’ammoniaque qui émane des fientes. Moi, personnellement, ça me dérange pas plus que ça. J’ai peut-être pas l’odorat développé. Pourtant, quand j’ai des élèves qui puent, je m’en rends compte assez vite merci. 😂 Bref, je m’accorde une douzaine de minutes pour profiter du spectacle pis prendre quelques photos puis je repars à l’assaut du sentier en sens inverse. 14h15, je suis de retour sul quai pour attraper le bateau. 🛥️ J’ai marché 7,5 km en une heure et demie pis j’ai même eu le temps de filmer les fous. 🎥

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Le retour en bateau est plus rapide que l’aller parce qu’il est direct. Ça tombe ben parce que le bateau qui nous a ramassés est particulièrement bruyant, émettant un genre de son strident très désagréable pour mes acouphènes qui sont spécialement intenses depuis quelques jours. 🔊 Bon, juste avant ça, c’est mon burning mouth syndrome qui était en crise depuis mon retour d’Italie. Ça, ça s’est calmé. Je suis de même moi. Je varie les plaisirs. 🤣 En sortant du bateau, je me rends compte que je suis sale, pas mal sale même, parce que les sentiers sur l’île étaient très poussièreux. 😩 Mes nouvelles HOKA sont dans un état vraiment pitoyable, sans compter mes bas, mes jambes pis même le reste de mon corps. Comme j’ai déjà prévu souper à ma chambre ce soir, je passe à la petite épicerie AMI pour m’acheter un repas à chauffer pis une guénille pour laver mes chaussures. 👟 Pour vrai, je peux pas les laisser de même. Je dormirai pas. Pour me rendre à mon motel, y faut encore que je marche 1.5 km dont une partie dans une pente. Je monte ça rapidement, avec quand même une petite raideur dans les jambes. 🚶‍♀️

Quand j’arrive à ma chambre, yé rendu 15h30 pis je suis dans le chemin depuis 9h. ce matin. Je me dépêche de frotter mes HOKA pour les laisser sécher un peu au soleil pis je me garroche dans la douche. 🚿 Je veux en profiter pour me laver les cheveux parce que je sais que demain, je devrais avoir une douche assez exigüe dans mon prochain motel. Bon, c’est pas ben grand ici non plus mais c’est un moindre mal. En plus, comme y fait super beau, je vais me faire sécher les cheveux dehors à côté de mes chaussures, avec une bière, de la musique pis la vue sul rocher. 😎 Franchement, que demander de mieux ? Une crème glacée peut-être ? 🤔 Pourquoi pas… Après un petit souper dans ma chambre devant une série, je repars à pied, encore, pour me réconcilier avec la crème glacée suite à ma déception d’hier. 🚶‍♀️ Ste coup-là, je me commande un bon vieux cornet ben basique pis je le mange en revenant à mon hébergement avant qu’y fasse noir. Aujourd’hui, j’ai marché 15.8 km. Le reste de la soirée va être tranquille…

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