Publié dans Aventures

Le randonneur (part 2)

Réveil à 7h., ce matin, dans notre petit condo de Magog. Ici, la nuit a été bonne, spécialement côté mezzanine. De mon côté, le divan-lit était correct mais disons que je l’adopterais pas comme lit définitf. 🚫 C’est souvent le cas avec les divan-lits. C’est pas tant confortable, autant en position lit qu’en position divan. Bref, aujourd’hui, on peut pas se lever trop tard parce que Renaud pis son équipe doivent rejoindre le prof à 9h., devant un des centres de services du parc national du Mont Orford. Sachant que c’est à 25 minutes de notre condo (15 km seulement dont 6 dans le parc à faible vitesse) pis qu’on vise plutôt 8h45 (au cas où), ça nous laisse une heure et quart pour nous préparer pis aller manger quelque part. Relativement pressés dans le temps, c’est au Mc Donald à côté qu’on décide d’aller déjeuner. J’ai peur que dans un vrai resto, le service soit trop long étant donné le beau temps, la fin de semaine de trois jours pis toute la populace que j’ai aperçue hier soir sur la rue Principale. Autour de 8h20, on prend la direction du Mont Orford. Moi si y’a une affaire que j’haïs, c’est ben le monde en retard ou pire encore, que quelqu’un soit en retard par ma faute. Là, on a pris la peine de dormir à proximité. On va être à l’heure.

La route vers l’entrée du parc est on ne peut plus simple depuis notre emplacement : toujours tout drette pis un virage à droite. C’est pas long qu’on est aux guérites. Je me félicite à ste moment-là d’avoir un peu de lousse sul programme parce qu’on est pas les seuls à vouloir rentrer là à matin. Renaud a acheté son billet en ligne mais moi j’en ai pas, étant donné que je veux juste le débarquer. Je sais pas trop si je vais devoir m’astiner avec l’agent ou ben si on va m’obliger à débourser les accès pareil. Dans le pire des cas, c’est 9$ et quelques. Je les paierai si y’a pas le choix. 🤷‍♀️ À la cabane, j’explique à la fille sur place que mon enfant vient en randonnée scolaire. D’ailleurs, rien qu’à y voir la face, c’est clair qu’y vient pas ici de son propre chef. 🤣 Ben non, je plaisante. Bon, c’est sûr que l’héritier vient un peu sous la contrainte mais yé de ben bonne humeur pareil. Bref, la fille est déjà au courant qu’une gang du Collège Maisonneuve s’en vient gambader dans le parc. Elle me laisse rentrer sans problèmes. 🏆

Les quelques kilomètres à rouler dans le parc sont magnifiques avec les arbres de toutes les couleurs pis le ciel d’un bleu éclatant. Je m’en veux quasiment de pas faire la randonnée avec les jeunes. 8h50, je dépose Renaud en même temps que les parents d’un autre membre de son équipe qui ont aussi dormi dans le coin. Les trois autres randonneurs s’en viennent de Montréal avec deux gars d’une autre équipe. Renaud reçoit un message d’eux-autres avertissant qu’y vont arriver plutôt vers 9h15. 😡 Ça part ben. J’abandonne mon enfant qui part vers le centre de services pour montrer que lui, yé à l’heure. Moi je repars vers Magog. J’ai mon petit plan pour la journée. Tout d’abord, je vais retourner au condo une petite heure avant de rendre les clés pis après, ben je vais marcher, tout simplement. Avec ma dernière COVID qui s’est étirée pendant plus de trois semaines, j’ai pas bougé autant que je voulais. C’est le temps de faire un peu de rattrapage.

En quittant l’appartement, je me dirige vers le Marais de la Rivière-aux-Cerises. Je connais déjà ste petit boisé-là pour y être allée deux fois avec William. Là-bas, t’as différents sentiers dont un avec une passerelle longue de 2 km (4 km aller-retour) au-dessus du marais. Je vais commencer par ste parcours-là. Ici, y’a beaucoup de monde mais c’est quand même paisible. C’est drôle parce que je suis souvent venue à Magog dans ma vie mais toujours en hiver. Quand on a marché ici l’an passé William pis moi, y’avait une belle petite neige féérique qui tombait. ❄️ Aujourd’hui, je découvre le marais autrement avec une pensée pour William qui aurait sans doute aimé venir avec nous. Malheureusement, y travaillait hier après-midi pis y’avait des activités prévues pour la soirée pis toute la journée d’aujourd’hui. Pas grave, on part ensemble le week-end prochain de toute façon. En terminant le sentier de la passerelle, je constate qu’il est déjà midi. Je prends la décision de repartir vers la rue principale parce que je veux aussi marcher près de l’eau pis je sais pas trop à quelle heure Renaud va finir sa rando. 🤔

Marais de la Rivière-aux-Cerises
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Ayant déjà 4 km de marche à mon actif, je m’arrête sur la terrasse de Caffuccino, sur la rue Principale pis je me commande un gros bol de café latté avec un gâteau au fromage. À la grosseur du morceau, ça va me servir de dîner. Je suis en train de déguster ça tranquillement quand je reçois un texto de l’héritier disant que la montée s’est super bien passée pis qu’y pense avoir fini vers 14h. My god, moi qui pensais chiller dans la ville jusqu’à 16-17h… 🤦‍♀️ Renaud m’explique qu’ayant le choix du parcours, l’équipe a opté pour un sentier de 10 km avec difficulté modérée, question de faciliter la vie à l’équipier un peu moins en forme. Au Mont St-Hilaire, le dit équipier a abandonné en cours de route pis à Bromont, yé redescendu en télésiège. Aujourd’hui, les gars ont pas envie de se compliquer l’existence pour rien. En voyant ça, j’abrège ma petite collation pour partir marcher le long du lac. Avec de la chance, j’ai une bonne heure devant moi pour en profiter un peu. C’est pas autant que j’espérais mais je suis toujours ben pas pour laisser moisir le randonneur au parc ad vitam eternam. 🤷‍♀️

Terrasse du Caffuccino

Je viens à peine d’atteindre le lac quand je reçois un deuxième texto de Renaud : « Oublie ça, on finira pas à 14h. Y’a un gars de l’équipe qui vient de s’éclater une cheville. » 🫤 Le gars, c’est le moins sportif des cinq, évidemment. Faque vla tu pas Renaud pis son groupe pognés au sommet, contraints d’attendre que le prof les rejoigne pour évaluer la situation. Une malchance pour les randonneurs mais une aubaine pour moi. J’en profite pour marcher loin le long du lac. 🚶‍♀️ Eille wow, quand je viens ici l’hiver, y’a toujours du monde mais j’étais pas consciente à quel point y’a encore plus de vie en « été ». Du monde, en voulez-vous, en vla. À pied, à vélo, en skate, en trotinette, assis sul bord de l’eau, sur les petites terrasses, en file pour monter sul bateau, jouant sur la grève… C’est fou ! Y faut dire aussi qu’on a vraiment droit à un temps exceptionnel aujourd’hui. 17ºC, plein soleil. Une température idéale pour être à l’extérieur. Je suis contente d’ailleurs pis rassurée de constater, chaque fois que je me promène quelque part, à quel point les gens sont actifs pis sportifs. Maudine, la santé c’est tellement important. C’est certainement pas en restant assis devant des séries qu’on la préserve !

Lac Memphrémagog
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François, j’ai retrouvé nos amis de Roberval 🙂
En juillet, à Roberval

En finissant mon parcours le long du lac, je poursuis ma marche côté rivière, dans un sentier un peu plus boisé. Renaud m’a informée qu’y sont en train d’attendre les pompiers faque j’ai encore du temps devant moi. 🚒 Le long de la rivière, c’est un peu plus tranquille mais je croise quand même quelques personnes. Après une autre demi-heure de marche, je rebrousse chemin pour me diriger tranquillement vers ma voiture. Je sais pas trop à quelle heure Renaud va finir mais y vient de me texter qu’y vont bientôt amorcer leur descente. Leur équipier est avec le prof pis les secours. Y’ont pas besoin de rester là eux autres aussi. Renaud me demande aussi si on peut ramener les trois gars à Montréal parce que les deux qui les ont lifté à matin ont terminé depuis longtemps pis sont déjà repartis. 🤦‍♀️ Évidemment, on va pas laisser trois jeunes itinérants à Magog. De retour à mon auto, je réorganise le coffre pour caser le stock de tout le monde. On a quand même nos petits bagages de la veille + quatre gros sacs à dos de randonneur à rentrer là-dedans. Pis bon, c’est certainement pas une option de rentrer des bagages plein de zips dans l’habitacle de mon char. Déjà que je vais devoir corder en arrière trois étrangers dégoulinants de sueur… 😱

Le long de la rivière

À 16h., je me repointe aux guérites du parc. My god, encore à cette heure-là, y’a des gens qu’y font la file en char pour rentrer. Me semble que c’est une drôle d’heure. Y va faire noir dans deux heures. À l’agent qui fait du triage dans le line up, j’explique que je viens récupérer des marcheurs. Y me fait contourner la file par un parking pis j’aboutis en moins de deux au centre de services. Reste plus qu’à attendre les quatre jeunes qui sont toujours en train de descendre pendant plus longtemps de prévu. ⏳ Pas grave. Moi, je profite gratos du paysage pis du beau soleil toujours radieux. 17h., les gars apparaissent enfin, souriants mais fatigués. 🚶‍➡️🚶‍➡️🚶‍➡️🚶‍➡️ J’empile bagages et marmaille dans le char pis on repart vers Montréal dans un trafic relatif, à l’heure pile où l’estie de soleil se couche pis nous aveugle. 😎 La route est longue, d’autant plus que je rentre dans Montréal par le pont Jacques Cartier pour déposer les équipiers à une station de métro plus pratique pour eux-autres. Une fois débarassés des itinérants, très gentils pis polis par ailleurs, Renaud pis moi on file vers la maison avec un petit stop au Mc Do pour ramasser à souper. Je pensais rentrer un peu plus tôt faque j’avais dit à Morgan de nous attendre. On mange avec lui en rentrant à 19h30.

Parc national du Mont Orford
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Aujourd’hui, j’ai finalement marché plus de 12 km + quasiment six autres hier soir. De retour à la maison, je suis heureuse de ma petite escapade avec Renaud pis lui, yé ben content d’être venu à boute de son cours de rando. 😍😍 Reste à espérer qu’y vienne aussi à boute du CEGEP dans un avenir rapproché. Pour tu suite, c’est dodo dans un lit digne de ce nom.🛌 Demain, si les plans changent pas, je m’en vais monter le Mont Royal avec William. Du beau temps de même, y faut rentabiliser ça. 🌞 Les bons moments avec mes boys, encore plus. En ce week-end de l’Action de Grâce, gratitude pour les petits et grands bonheurs que la vie m’apporte. 🤩

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