Publié dans Aventures

Les aventuriers du dimanche

Première mission en nous réveillant ce matin, trouver un resto pour aller prendre un bon déjeuner qui nous servira aussi de dîner. Le petit problème, si y’en a un, c’est qu’hier, étant arrivés à la noirceur, on figure pas trop où on est placés par rapport au village piétonnier pis tous les petits commerces. 🤔 Notre hébergement est situé dans un genre de rond-point/cul-de-sac, supposément à 150 mètres des remontées mécaniques, mais de notre balcon, on voit pas grand chose pis tous les restos que je google sont à minimum 2.5 km de notre notre position. 🤷‍♀️ Sachant qu’on va marcher beaucoup toute la journée, on décide de partir en char pour aller manger carrément plus loin, au resto LoCal, à une dizaine de kilomètres de notre emplacement pis de visiter plus tard à pied. On choisit ste resto-là parce que le menu semble pas trop cher pis surtout, très varié. Nous autres, on veut pas juste grignotter une p’tite viennoiserie. On a faim !

Le Lodge de la Montagne, caché dans les arbres de ce petit rond-point
Vue de la chambre

En arrivant au resto, on découvre un petit établissement accueillant avec une serveuse on ne peut plus sympathique. Elle nous installe sur un genre de terrasse chauffée, fermée avec des plastiques. Pour tu suite, y fait genre 4ºC. Un peu frette pour manger directement dehors. William se commande un déjeuner sucré-salé pis moi, une assiette plus conventionnelle avec oeufs, bacon pis toute la patente + un bol de cappuccino. Le café est excellent mais mon repas laisse à désirer. 😕 La bouffe est froide, surtout, pis pas tant à mon goût. Comme c’est pas immangeable non plus, je m’en contente quand même pis William, mon perpétuel affamé, s’occupe de finir le reste. De retour à la chambre, on se prépare pour partir marcher dans le village pis escalader la montagne à pied. C’est là qu’on comprend, en quittant le lodge, à quel point on est proches de toute l’action. En fait, si Google m’indiquait de si « grandes » distances précédemment, c’est parce qu’il me faisait des trajets en auto. En réalité, si on marche, on est à quelques pas seulement du centre. Ridicule. 🤪

Aujourd’hui, y’a beaucoup de monde ici, sans doute plus que d’habitude, parce que c’est la Classique Salomon Tremblant, une course en sentier de 1 km, 3 km, 5 km, 10 km, 20 km ou 30 km. Hier d’ailleurs, quand on a fait notre check in, la madame qui nous a accueillis nous a demandé si on était là pour ste course-là. Elle trouvait qu’on avait le profil semble-t-il. 🤣 J’ai trouvé ça ben flatteur mais non, y’a pas de danger que je coure ici. 🙅‍♀️ Ni ailleurs. Monter en marchant par contre, ça je veux bien. C’est d’ailleurs le projet dans lequel on s’embarque après avoir visité un peu le village. Bon, c’est vrai que les télécabines sont plutôt tentantes mais y fait beau pis on est venus ici pour marcher pis profiter des couleurs. 🍂 En plus, à première vue, la montagne a pas l’air si haute pis la montée semble facile. 🤣 On se lance là-dedans avec toute l’insousciance de deux personnes pas préparées pantoute, sans même apporter d’eau avec nous autres. Y fait pas si chaud que ça pis on est très bien capables de pas boire pendant une demi-heure-trois quart d’heure. On en achètera dans le chalet sul top.

Avant la montée

Les premiers mètres de notre ascension sont une simple formalité. C’est pas long qu’on rejoint un genre de pallier qui offre déjà une belle vue sul beau petit village coloré. À ste rythme-là, ça sera pas long qu’on va être rendus en haut. Erreur. 😧 Grave erreur ! 😩 Au niveau de ste pallier-là, y faut prendre un chemin vers la droite pour poursuivre notre escalade. C’est là que je réalise que le « sommet » que j’apercevais à partir du bas, c’était pas le sommet pantoute ! Trop tard, on va certainement par reculer. La montée est quand même pas si pire mais je regrette un peu de pas avoir pris d’eau avec moi. L’affaire, c’est que j’ai des bonnes jambes mais pas tant de cardio. 💔 William, lui, monte comme si y faisait ça tous les jours. Moi, mon beat ralenti pis mon rythme cardiaque s’accélère à chacun des mètres franchis. Ça m’oblige à faire des petites pauses de temps en temps, question de reprendre mon souffle. 😰 À ste moment-là, je peux pas dire que je regrette notre projet. Ça fait déjà un petit boute qu’on grimpe. Y fait beau, les couleurs sont belles. C’est comme rien qu’on approche du sommet. 🤣

Vue du premier pallier

Notre ascension se poursuit, de moins en moins vite, jusqu’à ce qu’on aperçoive une petite pancarte que William atteint en premier pis me lit à voix haute : « Vous avez parcouru la moitié du sentier. » La moitié ??? On est seulement à la moitié ? 😱 Désespoir. J’ai envie de me tirer une balle. Je peux pas croire qu’il en reste autant à monter que ce qu’on a déjà fait. 🤦‍♀️ En plus, en regardant devant moi, je constate que l’ascension va se complexifier. C’est de plus en plus abrupte, sans vraiment d’appui pour sécuriser les pieds ni quoi que ce soit pour s’aider des mains si bien qu’on glisse, même en montant. On est peu de marcheurs à grimper dans le sentier mais tous s’arrêtent régulièrement pour se reposer les jambes pis reprendre leur souffle. Pour ma part, je monte de moins en moins de mètres à la fois. Je suis essouflée, mon coeur bat pis je commence à manquer de gaz. 🥵 L’héritier, lui, est en pleine forme. Y m’encourage. C’est fin mais même sans encouragements, jamais il me viendrait à l’idée de rebrousser chemin. 🙅‍♀️ Moi quand je commence quelque chose, je vais jusqu’au bout. Toujours. Pour la descente par contre, on a rien prévu. J’ai ben l’impression qu’on va la faire en télécabine. Pas par paresse. Par sécurité.

La montée

Faque le sentier qu’on monte, c’est le Grand prix des couleurs. On va apprendre plus tard en le googlant que c’est un sentier classé difficile avec un dénivelé de 620 mètres. Parmi les autres caractéristiques :

Montée raide : La courte distance est compensée par un dénivelé important, ce qui en fait une ascension intense

Exposition au soleil : Le sentier est principalement exposé au soleil, il est donc conseillé de se protéger et de boire beaucoup d’eau

Idéal pour l’entraînement : C’est un excellent choix pour un entraînement cardiovasculaire rapide. 

Pas étonnant que l’escalade s’avère plus ardue que prévue. Malgré ça, on finit quand même par atteindre le sommet, au prix de multiples efforts de ma part. Cela dit, les rares grimpeurs qui montaient en même temps que nous faisaient autant de pauses que moi pis semblaient tous passablement épuisés. Seul William a gambadé comme une chèvre de montagne pendant tout le parcours. 🐐 Tout un athlète. Arrivés en haut, on s’achète enfin des bouteilles d’eau pis on repart tout de go pour la boucle 360º, un sentier circulaire de 2.5 km sur lequel se trouve une tour d’observation permettant d’admirer le panorama d’encore plus haut. Ici, la vue est vraiment grandiose. 🤩 C’est une belle récompense après autant d’énergie dépensée. Mon autre récompense, c’est la fierté d’être venue à bout de la montée. Pour vrai, je suis une marcheuse mais pas une grimpeuse. Aussi, on l’oublie des fois (tout le temps même), mais j’ai quand même une hanche artificielle pis des douleurs dans l’autre hanche. La hanche artificielle engendre pas de limitations comme tel mais à cause du délai de 24 ans avant de la remplacer, y’a eu une perte irréversible d’amplitude. Les gens s’en rendent pas compte mais y faut que je compose avec ça dans tous mes mouvements. Tous les jours. 🤷‍♀️

Au sommet !
William, en haut de la tour
La vue d’en haut de la tour, à environ 885 mètres

Bref, après notre petite randonnée sul top de la montagne, on repart vers le bas en télécabine. Plus sécuritaire, quoique épeurant avec tous les bruits inusités pis les soubresauts incongrus lors de la descente. 😱 De retour sur le plancher des vaches, on se promène un peu dans le village avant d’arrêter dans une micro-brasserie pour se récompenser d’une bonne bière. 🍻 En tout cas, on a vraiment choisi le bon week-end pour notre petite escapade. Y fait beau, juste assez frais mais pas trop, avec un petit vent d’automne pis des couleurs superbes. 🍂 Et que dire du village pis de l’ambiance ! Ici, c’est vraiment chouette. Dépaysant aussi. On se croirait dans un petit village d’un autre pays. Ça fait vraiment du bien. Après notre bière, l’héritier pis moi, on s’arrête au petit magasin général pour acheter de quoi se faire à souper dans notre studio. On a passé la journée dehors pis là-bas, on a une belle cuisinette dont on serait fou de pas profiter. En plus, du resto, j’en mange souvent. Trop souvent. Au moins une fois par semaine, souvent deux pis des fois trois. 😬 Cuisiner un petit truc simple ensemble, ça va juste être le fun.

Dans le village
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Au menu de notre festin : spaghettis avec sauce tomates agrémentée d’oignons pis de champignons + pain à l’ail. On pouvait pas non plus acheter plein de bouffe qu’on aurait jetée ou qui aurait péri dans le char demain. Le reste de la soirée, on l’occupe à jouer à Hitster, le fameux jeu musical auquel William gagne toujours. Autour de 21h., je suis assaillie d’un genre d’inconfort d’oreilles fulgurant. Subitement, on dirait que les deux sont bouchées, avec des sillements encore plus intenses que mes acouphènes habituels. C’est dérangeant, douloureux même. 😵‍💫 Je me couche vers 23h. mais je peine à m’endormir tellement le bruit est assourdissant. Malgré ça, j’ai passé une super journée pis je suis contente de tout ce qu’on a fait. Demain, on a un dernier petit projet avant de rentrer.

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