Réveil à 8h30 ce matin, au coeur du Vieux-Québec, après une nuit ma foi plutôt paisible. Aujourd’hui, on a réservé pour 9h. au Cochon Dingue, question d’avoir le temps de bien manger avant de revenir paqueter nos affaires pour le check out, à 11h. Au resto, le service est ultra rapide pis notre serveur extraordinairement sympathique. William opte pour le yogourt montagnard avec granola et fruits + un matcha latté tandis que je commande un déjeuner classique avec un bol de café latté. C’est agréable de manger ici avec la vue sur la rue St-Jean pis les piétons qui déambulent tranquillement dans un sens ou dans l’autre. 😍 Franchement, je suis venue dans le Vieux-Québec très souvent dans ma vie mais je me tanne jamais. J’ai même déjà hâte de revenir. 10h., on repart à l’hôtel juste à côté pour se préparer à quitter la ville. Non, on restera pas plus longtemps ici, même si on peut bénéficier du parking souterrain jusqu’à 14h. Tous les deux, on travaille demain pis on veut pas rentrer trop trop tard à Montréal. En plus, on a une petite activité prévue en chemin.

L’activité en question, c’est une visite au Parc naturel régional de Portneuf, parc dont j’ignorais totalement l’existence jusqu’à vla trois jours, quand l’héritier m’a envoyé un lien là-dessus. À faire là-bas, plusieurs activités selon l’humeur pis les saisons. Nous autres, ce qui nous intéresse particulièrement, ce sont les sentiers pédestres, spécialement un qui mène à un « mur de glace ». Comme le port de crampons est fortement recommandé pour marcher sur la paroi glacée, on se google un Sport Expert pour s’en acheter en chemin. Personnellement, j’ai des genres de crampons rétractables aux talons de mes bottes mais je pourrais dire, sans exagération, qu’y valent pas de la chnoutte. 😬 Non seulement, je glisse autant quand les crampons sont sortis mais en plus, c’est super salaud à manipuler avec les mains. Accessoirement, ça fait du bruit quand je marche à l’intérieur d’endroits publics pis y sont tout rouillés après à peine un an d’usure. De la grosse 💩 donc. Par contre, mes bottes en tant que tel, je les adore. Elle sont confortables pis ultra chaudes. C ‘est toujours ben ça de pris. 🤷♀️
Bref, le Sport Expert le plus pratique pour nous, c’est celui de l’Ancienne-Lorette, pile sur notre chemin. Avec William, on expédie l’achat en criant ciseaux grâce au repérage déjà fait en ligne aditionné aux bons conseils de la gentille vendeuse. Nous vla donc prêts pour notre randonnée, située une quarantaine de kilomètres plus loin, à Saint-Alban. Arrivés sur place, on acquitte les 10$ exigés pour le parking pis on part à la conquête des sentiers. 🚶♀️🚶♂️ Le parc comprend plusieurs sections avec différents accès mais en hiver, seul le secteur des gorges est accessible, ce qui représente un total d’environ 15 km de sentiers. Là-dessus, y’en a un linéaire de 4,5 km (9 km aller-retour) mais on a ni le temps, ni la motivation de le faire. 😕 De toute façon, on est venus ici essentiellement pour voir les falaises glacées pis ça, c’est accessible par les autres sentiers qui constituent des boucles rapides à parcourir.
La visite du parc naturel s’avère totalement magnifique. 🤩 Les sentiers sont superbes, facilement praticables pis l’endroit est paisible. En plus, aujourd’hui, y fait quand même doux. Autour de -5ºc comparativement à un ressenti variant entre -15ºc pis -19ºc hier à Québec. Cela dit, hier, j’ai pas gelé pantoute avec mes bonnes bottes, mon pantalon d’hiver, mon manteau ben chaud, ma tuque, mon foulard, mes gants pis ma capuche. Et pis franchement, je réalise de plus en plus que moi, le frette, j’aime ça. 🥶 Je trouve que ça fait du bien pis qu’on apprécie encore plus de se retrouver au chaud après une bonne journée dehors. J’en voudrais pas à l’année, par contre. Ça, c’est sûr et certain. J’aime ben trop boire mon café pis lire sur mon balcon ou marcher au soleil, l’été. Quand y fait pas 45ºc… Toujours est-il que la balade dans le parc est vraiment agréable. Je me dis que je pourrais même y venir l’été. 🤔 Quoique la neige apporte un cachet vraiment unique à l’endroit. Pis bon, le fameux mur de glace en plein été, on oublie ça hein ! 🙃



Faque le mur justement, c’est après quelques centaines de mètres qu’on le découvre enfin. Ayant la faculté de m’émerveiller d’à peu près n’importe quoi, je suis tout de suite enchantée par cette attraction hors du commun. 🤩 Oui, ok, c’est juste de la glace, arrivée là, je suppose, par un débordement quelconque de la rivière Sainte-Anne que j’ai aperçue un peu plus haut, mais c’est quand même impressionnant. Pis beau ! 😍 D’ailleurs, on est pas les seuls curieux à admirer la paroi glacée. Non seulement y’a du monde mais y’a aussi trois ou quatre escaladeurs qui s’amusent à grimper là-dessus à coup de pics à glace. C’est le fun à regarder. William pis moi, on s’aventure jusqu’au bas de la falaise à l’endroit où la glace qui tombe jusqu’au sol forme une espèce de grotte. C’est à ce moment-là que je comprends l’utilité des crampons parce qu’ici, les chances d’un pétage de gueule semblent plutôt élevées. 🚑 Je suis pas certaine que mon coccyx, encore éprouvé de ma descente en luge d’hier se remettrait d’un choc supplémentaire. Pour vrai, j’ai encore mal…😧 Faut dire qu’à l’achat des billets pour la luge, y’avait un avertissement pour les gens avec problèmes de dos importants. Moi j’ai jugé qu’une hernie discale, une spondylolyse, des sténoses foraminales, de l’arthrose pis une hanche artificielle, ça devait pas rentrer dans les problèmes de dos importants. 🤣 Déni, quand tu nous tiens…






Après une couple de photos autour du fameux mur, on repart tranquillement vers le chalet d’accueil tout en faisant quelques petits détours dans les jolis sentiers. Au bout du compte, on aura gambadé seulement 3 km sur le site mais hier, on en a marché pas loin de onze pis là, y faut rentrer à Montréal. Longueuil même pour William, ce qui constitue un bon 45 minutes supplémentaires, gracieuseté des accès qui bouchonnent en permanence. Maudit trafic. Je sais plus combien d’années de ma vie j’aurai perdu dedans. 🤦♀️ La route du retour se passe bien jusqu’à Joliette, bien que la chaussée mouillée rende le pare-brise dégueulasse en permanence pis que le soleil trop bas nous brûle les rétines sur 200 km. 😎 À partir d’ici cependant, un accident ralentit considérablement la circulation, si bien qu’il est rendu 16h15 quand l’enfant me débarque finalement à domicile. Bilan du week-end : c’est passé vite mais on a fait tout ce qu’on avait prévu pis la météo a quand même été de not’ bord. Je suis contente de ma petite escapade hors de Montréal. M’évader de la ville, de temps en temps, m’est rendu nécessaire. D’ailleurs, je repars dans un mois… 🚙

