Je suis jamais allée en Gaspésie. Ça fait plusieurs étés que je veux y aller mais je planifie jamais rien, comme si la Gaspésie allait venir à moi comme par enchantement. Chaque été, j’espère la Gaspésie, j’attends la Gaspésie mais inévitablement, je me rends compte en septembre que j’y suis toujours pas allée. Cette année, j’ai décrété que ça faisait le niaisage. Au début juin, j’ai décidé de m’organiser un petit road trip. Après une couple d’heures sur Google Map, je me suis fait un itinéraire pis je me suis réservé des hébergements. Eille, j’ai 51 ans, je suis allée quatre ou cinq fois en France mais je connais pas le tiers du Québec. Yé vraiment temps que je me déguédine pis ça commence à matin. Après tout, c’est pas comme si le gaz coûtait ben cher… 🙂
Lire la suite de « Faque à soir, je dors à Sainte-Flavie… »Auteur : Sarah
Le palmarès (2)
Je prends le risque d’arrêter au Tim à matin mais rendue à l’école, je constate que je me suis ENCORE fait pogner avec un café moka imbuvable. Bon, vous allez me dire que je devrais peut-être y goûter drette au guichet quand la madame me le donne mais que voulez-vous, y semble que je sois habitée d’une belle naïveté qui me fait toujours croire que je vais tomber sur un employé capable de faire du café comme du monde. C’est pas comme si c’était ben compliqué hein ?! Un café moka, c’est une moitié de café pis une moitié de chocolat chaud. La seule façon de le rater, c’est que ta machine à chocolat chaud soit vide pis qu’elle fasse juste couler de l’eau. Ben je vais vous dire quelque chose, au Tim, la maudite machine, ben elle est vide plus souvent qu’autrement faque méfiance mes amis, méfiance ! En cruel manque de caféine pis de temps pour resortir courailler un café avant le début des cours, je me rabats finalement sur ma solution de secours, un café moka instantané de ma réserve personnelle. Je vous le dis mes amis, ste petite boîte-là sur mon bureau, ça sauve des vies ! 😀
Lire la suite de « Le palmarès (2) »Le palmarès
Petit matin comme tant d’autres, j’arrive au travail de bonne heure pis je rentre dans le café d’en face pour m’acheter un cappuccino. Depuis quelques semaines, je néglige un peu le Tim Hortons parce que le personnel a changé pis depuis ce temps-là, le service est moins bon. Une fois sur deux, la fille oublie de mettre le Splenda dans mon américano pis les cafés moka ont l’air coupés avec de l’eau plutôt que du chocolat chaud. Pile en face de mon école donc, y’a un café, Nonnini, où on peut acheter des bons sandwichs, des petits desserts pis toutes sortes de boissons. Personnellement, j’adore st’endroit-là avec ses super grandes vitrines pis sa déco rétro. Le gars qui travaille là, lui, y’a pas l’air de triper plus qu’y faut. Yé pas souriant pour deux cennes pis y me fait pas grand façon pour une cliente régulière. Toujours est-il que presque tous les matins, je rentre là en lui disant que je veux un grand cappuccino pis à chaque fois, y me pose la même maudite question : «Y’avait-tu du sucre ?» Non mais, quessé ça ste question-là ? Y’avait-tu du sucre où, quand, comment ? Dans mon cappuccino ? Je le sais tu moi si y’avait du sucre dans mon cappuccino ? Tu l’as as encore fait pis je l’ai pas encore bu ! Maudit que ça m’énarve les gens qui formulent leurs phrases n’importe comment…
Lire la suite de « Le palmarès »Corvée printanière
Enfin guérie de ma COVID (mais toujours en maudit de l’avoir pognée), à 8h., je roule dans mon char direction Trois-Rivières pour ma journée pose de pneus + tapis d’été pis lavage/cirage du KONA. Tout ça aurait dû être effectué le 9 avril mais COVID oblige, y’a fallu que je m’isole pis que je me remette avant de pouvoir espérer survivre à une journée de ste genre-là. Résultat, ça fait trois semaines que je regarde le mois de mai approcher pis que je stresse à rouler sur mes pneus d’hiver, dans un char crotté, très loin de la norme ISO-Desaulniers.
Le point positif d’avoir retardé la journée d’entretien du KONA, c’est qu’aujourd’hui, y fait super beau pis qu’y devrait pas faire trop frette. Sur la 40, en route vers chez mon frère, la journée s’annonce superbe. Je roule à gauche, cruise control sur 118 parce qu’à droite, ça zigonne à 102-103 km/h pis évidemment, moi le zigonnage, j’ai pas de patience pour ça. Je suis en train de rouler joyeusement en sirotant mon café quand je fais un maudit saut, une trentaine de kilomètres avant Bethierville. En jetant un coup d’œil dans mon rétroviseur, vla tu pas que j’aperçois un char sorti de nulle part qui arrive dans mon dos à la full pine. J’ai à peine le temps de comprendre ce qu’y se passe que l’innocent me dépasse, à genre 150 km/h, par l’accotement, se sacre devant moi, se garroche à droite aussi vite pis dépasse un autre char par l’accotement de droite avant de se regarrocher à gauche pis ainsi de suite. Les accotements étant à moitié en gravier, y’a de la boucane partout sur l’autoroute. Tout le monde ralentit l’air de dire quessé ça ste fou-là ??? Je reprends mes esprits pis ma vitesse, un peu perplexe, persuadée que je vais finir par voir le char, ou celui de quelqu’un d’autre, dans le clos dans un avenir rapproché. Dix-minutes plus tard, j’aperçois, non sans satisfaction, l’adepte des accotements deboute dans celui de droite, menotté à côté d’un char de police. Youppi ! Un innocent de moins en circulation ! 😁
Lire la suite de « Corvée printanière »J’haïs l’hiver !!!
Maudit que j’haïs l’hiver. J’ai plusieurs amis français qui m’envient de connaître les hivers québécois. Certains sont même assez innocents inconscients pour déclarer que si y’ont la chance de venir visiter le Québec, ça va être en hiver ! Y rêvent de promenades à traineau tiré par des chiens, de balades en motoneige, de paysages féériques pis de feux de foyer. La vérité, c’est qu’en 51 ans de vie au Québec, j’ai jamais fait de tour de traineau à chiens pis une seule ride en Skidoo. À Montréal, l’hiver, c’est lette pis mon foyer, y réchauffe un peu mais yé électrique.
Sérieusement, l’hiver, c’est le fun en vacances dans un chalet. Dans toutes les autres circonstances, c’est dla marde, surtout en ville, surtout à Montréal. Moi quand je regarde ça, j’haïs TOUT de l’hiver. J’haïs le frette, j’haïs la neige, j’haïs le gel, j’haïs le dégel, j’haïs la gadoue pis j’haïs le linge d’hiver. Pour vrai, je trouve absolument aucun plaisir à marcher dehors à -30° ou même à -15° avec le nez qui morve, les yeux qui braillent pis les pieds dans la slush. J’haïs que mes bottes d’hiver soient toujours déguelasses pis j’haïs m’habiller pendant dix minutes avant de sortir de chez nous. J’haïs déneiger pis gratter mon char pis j’haïs qu’y soit tout sale autant en dedans qu’en dehors. J’haïs ne pas avoir de mags sur mon KONA six mois par année. J’haïs rouler quand y neige à gros flocons pis que j’ai l’impression de piloter le faucon millenium.
Lire la suite de « J’haïs l’hiver !!! »La COVID…
… Étrangement, je l’ai pas encore pognée pis j’en suis la plus étonnée, étant donné le nombre de personnes que je côtoie dans mon milieu de travail. À l’école, depuis le retour en présentiel du 18 janvier, on doit ben avoir un cas positif aux deux jours parmi les élèves. Est-ce que je suis surprise ? Non. De un, nos élèves sont plusieurs à avoir des enfants qui fréquentent des écoles primaires ou des garderies. De deux, y font pas attention pantoute. Pantoute pantoute. Sérieusement, je compte pu le nombre d’élèves qui trainent dans les corridors, sans masque, en train de manger ou de parler au téléphone, deux activités dont ils abusent allègrement. Pour vrai, les élèves sont toujours en train de grignotter. J’ai jamais vu ça. Y faut dire que moi, je mange jamais entre les repas faque je le remarque peut-être plus. Moi, je prends un bon déjeuner le plus tard possible avant de partir pis je toffe ça jusqu’au dîner. À l’école, on mange à 11h10 faque on est quand même pas en train de tomber d’inanition. Bref… Les élèves parlent aussi ÉNORMÉMENT au téléphone pis le mot est faible. Je vous jure, même le Premier ministre doit pas passer autant d’appels dans une journée. Dès qu’on sonne une pause, y’ont tous quelqu’un à appeler pis ça, c’est sans compter ceux qui demandent à aller faire pipi (avec leur téléphone) pendant les heures de cours. Moi personnellement, je check pu ça. Quand un élève me demande pour aller au petit coin, j’y dis « let’s go » ! Je vais quand même pas commencer à y demander « as-tu envie de caca ou de pipi« , « es-tu capable de te retenir », « veux-tu aller gosser sur ton criss de cell » ? Eille, si tu préfères aller jaser dans les chiottes plutôt qu’écouter mes notions, too bad for you. N’empêche, je me demande ben quessé qu’y ont tant à conter pis à qui. Leurs amis, leur conjoint, leur famille, ça travaille pas ste monde-là ?
Rétrospective 2021 🎥
Noël
J’ai des très beaux souvenirs des Noëls de mon enfance. Chez nous, ça se passait essentiellement du côté des Desaulniers, chez mes grands-parents, dans l’appartement plutôt modeste d’un deuxième étage sur l’avenue de la Station, à Shawinigan. Chaque année, toute la famille se réunissait là-bas dans l’attente du Père-Nöel, personnifié par mon oncle Réjean, qui finissait par arriver avec une grosse poche rouge pis une taie d’oreiller fleurie remplies de cadeaux. À l’époque, seule ma soeur était assez vieille pour se rendre compte que mon oncle Réjean « travaillait » toujours au réveillon pis qu’il arrivait toujours pas trop longtemps après le passage du Père-Noël. Elle était aussi la seule à se poser des questions quand le Père-Noël s’enfermait dans la salle de bain avec ma tante Murielle (sa femme) qui tentait de le démaquiller pis de le décostumer incognito. Nous autres, les plus jeunes, on trouvait rien de bizarre là-dedans. 😁
Les partys de Desaulniers, ça a toujours été super bruyant, la plupart des membres ayant ce qu’on appelle communément une grand yeule. Fiez-vous sur moi, un néophyte aurait jamais pu se faire entendre au milieu de tous ces professionnels de la cacophonie. Pour vrai, mettez vingt Desaulniers qui « discutent » ensemble dans une pièce. Vous allez avoir l’impression qu’on est une centaine pis vous allez en resortir avec les oreilles qui « silent » comme si vous veniez d’assister à un show d’heavy métal. Je vous jure, j’exagère à peine. 😁
Lire la suite de « Noël »Enfin en vacances !
Je suis en vacances depuis vendredi 14h. pis j’ai pas vu le temps passer. Y faut dire que j’attendais ste repos-là avec une impatience non dissimulée même si j’aime ma job, mes collègues pis mes élèves. Sérieusement, moi, j’aime ça travailler pis être occupée. Me lever aux aurores (berk !), manger sul fly, courir d’un bord pis de l’autre, me casser la tête pis mener des nouveaux projets, c’est ça qui me motive dans la vie. N’empêche, y faut aussi prendre un break de temps en temps pis quand ça arrive, fiez-vous sur moi, je m’ennuie pas pour deux cennes. 😁
Mes vacances ont un peu mal commencées avec le point de presse de François Legault la veille du congé scolaire. Jusque-là, j’avais espéré qu’on aurait un temps des Fêtes quasiment normal mais ça prenait pas la tête à Papineau pour deviner qu’une conférence à 18h., ça augurait rien de bon pantoute. Comme de fait, les mauvaises nouvelles nous sont tombées dessus une fois de plus comme la misère sul pauvre monde. D’entrée de jeu, deux déceptions. De un, enseignement à distance pour la première semaine de janvier (ça, c’est si ça va ben) pis de deux, annulation de mon souper de Noël de la job prévu le vendredi soir. Maudite pandémie. Comme on dit, c’est pas fini tant que c’est pas fini…
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Ça fait longtemps que je le dis, moi je trouve que les fêtes pis les jours spéciaux, ça devrait revenir aux deux ans. Une fois par année, c’est trop. On a tout juste le temps de se remettre de l’évènement en question qu’on pense déjà à la prochaine fois. La rareté fait la valeur comme on dit. Moi, je trouve que c’est dur d’avoir super hâte à quelque chose qui revient tellement vite qu’on a à peine eu le temps de se rendre compte que c’était fini.
Cette année, grâce à la COVID-19, ma super théorie se confirme. L’an passé, en pleine pandémie, ceux qui ont pas triché ont pas vraiment festoyé. De mon côté, sachant que personne viendrait chez nous, j’avais même pas fait de sapin. Le 23 décembre, j’avais laissé William rentrer pour déballer son bas de Noël, assis à deux mètres au bout de la table, pis le 24, j’avais « fêté » tu seule avec mon père pis mon frère. Aucune folie. Y’était pas question de pogner ou de transmettre la COVID, surtout pas au seul parent qu’y me reste.
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