On est vendredi matin, c’est la rentrée, pis comme chaque année, ça commence avec une pédago pendant laquelle on nous monopolise TOUTE la journée. 🙁 En arrivant le matin, on est accueillis , comme toujours, avec des viennoiseries (j’en mange pas) pis du café (que j’aime pas trop) dans le hall d’entrée. Devant les tables, y’a toute une cohue. 🧓👩👨🦲👵👩🦱👨🦳👨👨🦲👩👱♀️👩👵👨🦳👨🦰👨👩🦳👩👨🦱👨🦱🧓👩🦳👱♀️👩🦱🧓Les enseignants de tous les programmes en formation professionnelle sont présents ainsi que les conseillers pédagogiques, les employés de soutien, les directions adjointes pis le GRAND directeur. Les gens sont contents de se voir après deux mois de vacances. Ça jase, ça mange pis ça renverse du café. Après une demi-heure de babillage, tout ste beau monde-là se fait enfermer dans l’auditorium pour l’avant-midi. 😕 À l’avant de la salle, notre directeur part le bal avec son mot de bienvenue, un retour sur la dernière année scolaire pis des indications pour l’année à venir. Aujourd’hui, le boss est en grande forme. Son discours nous faire rire pis sourire à plusieurs reprises. 😁 Je l’écoute avec bonne volonté même si je préférerais cent fois être dans mon bureau à répondre à tous les courriels reçus pendant l’été ou à préparer mes affaires pour l’arrivée des élèves mardi. En plus, j’ai super mal au c… sur les bancs en plastique qui datent de 1842. 😩 Je me tortille, je change de position cent fois pis je m’impatiente. À 10h., le directeur en a fini avec nous autres. C’est là que, comme à chaque année, la maudite conférencière fait son apparition. 😡
Catégorie : Réflexions
53
J’ai eu 53 ans la semaine passée pis je suis ben contente. Oui, c’est sûr que je vieillis mais personne y échappe, sauf ceux qui meurent tôt. Faque moi, vieillir, ça fait ben mon affaire. Bon, c’est vrai qu’à chaque année qui passe, j’en ai de plus en plus derrière pis un peu moins devant mais dans le fond, qu’est-ce que ça signifie ? Pis surtout, qu’est-ce qui garantit à toutes ces personnes plus jeunes que moi qu’elles vont se rendre à mon âge vénérable ? ⏳ Rien pantoute. Suffit de regarder les nouvelles ou simplement autour de soi pour voir des gens de tout âge disparaître subitement, ben avant le moment logiquement prévu. C’est de même. Tu te lèves en pleine forme un matin sans te douter que tu vas finir dans l’fond d’une piscine publique 🏊♂️ à 5 ans ou écrapouti en dessous d’un dix-huit roues 🚛 à 27 ans. Quand tu regardes ça comme il faut, tu te dis que vieillir, c’est un privilège. Mieux, encore, vieillir, c’est la seule façon que j’ai trouvée pour pas mourir jeune.
Lire la suite de « 53 »En 2023, j’ai marché… 🚶♀️🚶♀️🚶♀️
Je marche. Beaucoup. Pratiquement chaque fois que j’en ai l’occasion. Ma meilleure amie pour marcher, c’est l’application Runkeeper. Grâce à elle, je conserve un historique de toutes mes balades : un tracé du trajet, le total des kilomètres parcourus, ma vitesse moyenne, le nombre de calories brûlées, etc. Ce que j’aime aussi de cette appli, c’est que je peux voir les activités de mes amis faque c’est motivant. Quoique, de la motivation, j’en ai à revendre quand il s’agit de marcher. Ah, pis évidemment, comme avec toute application qui se respecte, je peux me fixer des objectifs. Pour 2023, j’en avais fixé un très conservateur de 265 km de marche. 🚶♀️ Sachant que je compile que les promenades (pas les déplacements liés au travail, aux commissions ou aux tâches quotidiennes) que je travaille à temps plein, que j’avais mes derniers cours d’université à finir pis que je marche moins l’hiver, je voulais pas être pognée avec un objectif irréaliste.
Lire la suite de « En 2023, j’ai marché… 🚶♀️🚶♀️🚶♀️ »Ma mission de marde
Hier soir, je regardais Si on s’aimait à TVA. Allez savoir pourquoi, j’aime ça st’émission-là. C’est comme un genre de plaisir coupable.😊Pendant les premières saisons, j’en revenais pas à quel point les candidats étaient prêts à n’importe quoi pour se mettre en couple : passer à la TV, raconter leur vie devant tout le monde, faire des activités weirds avec des inconnus, vivre des moments inconfortables voire extrêmement gênants… Avec le temps, on dirait que l’émission a un peu bifurqué ou ben c’est moi qui comprends mieux le but. En fait, oui, les participants espèrent trouver l’Amour, mais y sont surtout là pour travailler sur eux-autres pis évoluer, on l’espère, dans le bon sens. Quand on y pense ben comme il faut, on peut juste les juger admirer. Dans l’épisode d’hier soir, une des candidates pleurait à chaudes larmes, sul bord d’une track de chemin de fer, en collant des fleurs en plastique sur un poteau, devant un gars désemparé, matché avec elle depuis une couple de jours. J’ai cru comprendre, parce que j’ai manqué un petit boute, que la soeur de la fille était morte à ste place-là. Happée par un train, j’imagine ? Pas trop sûre du pourquoi du comment. Ça m’apprendra à passer la balayeuse pour me divertir pendant les annonces…
Début de vacances mouvementé
Je suis en vacances depuis le vendredi 16 juin à 13h. précises. Enfin, y’était pas trop tôt ! Ste jour-là, je suis sortie de l’école avec un ÉNORME sentiment de liberté. Ben oui, tout un été devant moi ! Je suis chanceuse, paraît-il. Moi, je dirais plutôt que j’ai travaillé pour. Dans la vie, ta chance, tu te la crées toi-même, autant que ta malchance d’ailleurs. Après ça, ben tu peux juste t’en prendre à toi dans un sens comme dans l’autre. N’empêche, chanceuse ou méritante, le résultat est le même. J’ai deux beaux mois devant moi pour faire tout de qui me tente : dormir, lire, marcher, écouter de la musique sur mon balcon, voir du monde (pas trop) pis partir à l’aventure.
Lire la suite de « Début de vacances mouvementé »On oublie pis on recommence
J’avais dit que je mettrais pas Charlot au régime mais j’ai changé d’idée. Tout a commencé vla deux semaines. Le mardi, Charlot se met à éternuer. Pas mal. Sul coup, j’en fais pas trop de cas. Je me dit qu’il a dû pogner un rhume pareil comme y’avait quand je l’avais ramené de la SPCA. À l’époque, on m’avait dit que ça s’en irait tu seul pis c’est en plein ça qui s’était passé faque ste fois-ci, je m’inquiète pas outre mesure. Le mercredi pis le jeudi, Charlot continue à éternuer. On dirait même que ça empire. Là, je commence à moins aimer ça parce que le samedi d’avant, je suis allée faire du bénévolat dans un refuge rempli de chats avec des infections de toutes sortes. Évidemment, en rentrant chez nous, je m’étais changée au complet pis lavé les mains jusqu’aux coudes mais là, plus je regarde mon chat, plus je crains de l’avoir contaminé. Le vendredi quand je rentre de l’école, Charlot vient pas m’accueillir à la porte. Y reste couché dans son coin, faisant aucun cas de ma présence. Ça, c’est pas normal. Pas normal pantoute…
Lire la suite de « On oublie pis on recommence »Huit semaines
Ça l’air de rien mais j’ai eu une méchante année scolaire. Pour vrai, j’ai jamais été autant occupée au travail. Pourtant, initialement, mon année s’annonçait on ne peut plus cool. À mon horaire, j’avais juste des cours que j’avais déjà donnés donc peu de préparation pis aucun défi. Conditions parfaites pour se la couler douce. Je me voyais déjà en train d’enseigner les yeux fermés pis les doigts dans le nez en meublant les trous dans mon horaire par du travail personnel relax sur fond de musique classique tout en buvant des cafés moka préparés par le barista qui parle à l’imparfait au café d’en face. À moi la quiétude, la zénitude, la paix d’esprit. Mais ça, c’était sans compter que jamais rien se déroule comme prévu. 😬 Faque…
Douche froide en début d’année même si on savait que ça s’en venait. Le programme dans lequel j’enseigne a été complètement révisé. On passe de seize compétences (cours) à vingt-cinq. La formation va s’allonger de 360 heures. C’est une refonte majeure. Mes collègues pis moi, on va devoir enseigner des notions qu’on enseignait pas avant. On doit remonter tous les cours, produire des cahiers pis des examens, acheter du matériel, reconfigurer les locaux, tout ça pour août 2024. Août 2024, c’est demain. On a pas le choix de consacrer nos précieuses heures de travail personnel au développement de notre nouveau matériel mais même avec la meilleure volonté du monde, y’a fort à parier qu’on va finir de construire l’avion en plein vol. Vu de même, c’est plutôt épeurant. La zénitude vient de prendre le bord sur un méchant temps. 😩
Lire la suite de « Huit semaines »Mes cinq bonheurs du weekend
Je vous apprendrai rien, une mère qui travaille à temps plein pis qui va à l’université en même temps, ça couraille la semaine PIS la fin de semaine. D’ailleurs, depuis le retour des vacances de Noël, on dirait que ma vie a été un feu roulant. Ça a commencé au travail par des nouvelles responsabilités dont la prise en charge d’une stagiaire, ben bonne ben fine mais dont je dois quand même me soucier. En même temps, je suis devenue la responsable du soutien aux élèves, ce qui veut dire que je dois gérer un peu de paperasse mais surtout faire venir les élèves à mon bureau, pour les « chicaner » ou plus souvent encore pour écouter leurs inquiétudes pis leurs problèmes. On le sait, moi je suis l’empathie incarnée faque y semble que j’étais la personne toute indiquée pour faire la job. 🤣🤣🤣 Toujours au retour des vacances, dès le premier jour, j’ai reçu un texto de Morgan qui disait…
Lire la suite de « Mes cinq bonheurs du weekend »Douce oisiveté…
Je suis tombée en vacances le 22 décembre, une journée d’avance, pour cause d’école fermée, avec dix-sept belles journées devant moi. Dix-sept journées… Quessé que j’allais en faire ? M’ennuyer ? Certainement pas. Voir ma famille ? Absolument. Mais à part ça ? Franchement, après quatre mois constamment entourée d’élèves, un cours d’université, une deuxième COVID pis l’apparition d’un syndrome bizarre, un peu de solitude s’imposait, d’autant plus que ma deuxième partie d’année scolaire s’annonce on ne peut plus chargée. Au menu de mes vacances donc : repos pis divertissement. That’s it, that’s all. Pour faire le vide de 2022 pis le plein pour 2023, y faut ce qu’y faut. Vla donc où j’en suis rendue, après huit jours de farniente.
Lire la suite de « Douce oisiveté… »L’art de se sortir de la marde toute seule comme une grande fille (part 3)
En janvier 2011, ma formation allait bon train, tout comme mes déboires financiers. Heureusement, à la fin du mois, j’ai enfin commencé à toucher les allocations familiales du Canada. Bon, le montant était pas extraordinaire mais tout argent supplémentaire était bon à prendre. Avec tout ça, j’essayais de prendre le cash que j’avais pour baisser le solde de ma VISA pis remettre des nouvelles dépenses dessus. Je pense que cette façon de procéder aidait à baisser un peu les gros intérêts qui m’étaient facturés mais au bout du compte, je stagnais pas mal autour des 15 000$ à rembourser. Pour pas céder à la panique pis au découragement, je me répétais tous les jours que les temps meilleurs allaient finir par arriver. Y’a au moins ça de bien quand t’es dans la misère. Rendu à un certain point, tu te dis que ça peut juste aller mieux.
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