Je me réveille à 8h30 après une très bonne nuit dans mon gîte. Hier, le monsieur m’avait avertie que les chambres qui donnaient sur la route étaient plus bruyantes (pas de climatisation, il fallait dormir les fenêtres ouvertes) mais comme je suis déjà habituée à vivre sur une grosse rue, ça m’a pas dérangée pantoute. Aujourd’hui, la journée s’annonce pas mal mollo. De un, y fera pas ben beau pis de deux, à cause d’une mésaventure médicale survenue mardi passé (je vous la conterai si vous faites une pétition), je suis pas autant en forme que j’aurais voulu. Mon plan du jour est assez simple : trouver un restaurant pour aller déjeuner-dîner pis rouler tranquillement vers Sainte-Anne-de-Beaupré où je dors à soir. En route, je ferai des petits arrêts si les circonstances s’y prêtent. That’s it, that’s all.
En cherchant sur le web, je tombe sur une boulangerie artisanale qui sert des petits déjeuners pis qui semble ben sympathique. C’est donc chez Pains d’exclamation ! que je me pointe pour me sustenter, autour de 10h. Sachant qu’en mangeant à cette heure-là je dinerai pas en plus, je me commande un oeuf (tourné, toujours !), bacon, patates, pain brun (évidemment), un smoothie pis un cappuccino. L’ensemble est parfaitement délicieux. J’en resors ravie pis surtout rassasiée une heure plus tard. Comme la boulangerie est devant le fleuve pis qu’y fait encore relativement beau, je décide d’aller profiter un peu du bord de l’eau. Le temps est chaud mais surtout lourd. Je savoure le calme pis la chance que j’ai de me promener comme je veux, où je veux pis quand je veux. Maudit que j’ai pas hâte à l’hiver !!!





Je reprends la route vers midi au son de Joe Dassin qui me chante ses meilleurs succès : «Sooooouviens toi c’était un jeudi», «On s’est connus au café des trois colombeeeeees», «On s’est aimés comme on se quitte…», «Siiiiii tu t’appelles mélancoliiiiie»… Les kilomètres défilent sous un ciel nuageux mais la pluie se fait attendre. Rendue aux Éboulements, je décide de tenter ma chance pour aller voir le petit village de maisons miniatures fabriquées par un monsieur, Yvon Perron, qui ramasse de l’argent pour la sclérose latérale amyotrophique. C’est pour une bonne cause pis ça va me dégourdir les jambes cinq minutes. Pile en me parkant devant chez le monsieur, y se met à tomber des cordes. Je brave l’intempérie pour prendre quelques photos pis je laisse 10$ dans la fenêtre de la maisonnette qui ramasse les dons. Ça a peut-être pas l’air de même mais y’a de l’ouvrage là-dedans. En plus, chacune des maison est la réplique d’un bâtiment qui a réellement existé.







Bon, je m’attarde pas plus qu’y faut dans mon village de poupées parce qu’y pleut vraiment vraiment fort. En rembarquant dans mon char, je reçois un appel du gars qui tient le motel où je dors à soir. Y me dit que ça va être « fermé » quand je vais arriver, que ma chambre, c’est la #14, que la clé est directe dans la porte pis de la remettre là demain en partant. Ça me rappelle mon frère qui a trouvé la clé de sa chambre dans un seau à La Tuque l’autre jour. La pénurie de personnel frappe vraiment partout pis dans tous les domaines ! Quessé qu’on va faire ??? Sur la route, j’opère un dernier arrêt dans une halte à Saint-Tite-des-Caps pour récupérer ma bouteille d’eau dans le coffre du KONA. Aie, saviez-vous ça qu’Alfred Hitchcock est déjà venu touner un film là-bas ? Saviez-vous aussi que Saint-Tite-des-Caps a déjà été le théâtre d’une véritable tuerie de masse encore plus effrayante que les histoires de Hitchcock ? En tout cas, vous pourrez pas dire que mon blog est pas éducatif…



Avec tout ça, j’aboutis finalement, à ma destination du jour, le Motel des Berges à Sainte-Anne-de-Beaupré. Comme pour mon gîte d’hier, je vais encore dormir sur la route 138 à soir mais une centaine de kilomètres plus à l’ouest. En arrivant, je remarque la pancarte « no vacancy » sur la porte de la réception. Ça me rappelle que quand j’étais petite, je pensais que ça voulait dire qu’on pouvait pas aller là pour des vacances. 🤣🤣🤣 Comme prévu, la clé est dans la serrure de la chambre #14, comme pour toutes les autres portes où les clients sont pas encore arrivés. J’ouvre ma porte avec appréhension. Verdict : la chambre est correcte, propre avec une salle de bain un peu désuète mais qui va faire amplement l’affaire pour une nuit. Quand même, j’hais ben ça les douches qui sont pas « téléphone » mais je vais m’en accomoder. Ah, pis ici, comme le nom le dit, on est sur les berges du Saint-Laurent pis qui dit berges dit eau, feuillage, verdure pis bébittes faque j’ai une araignée dans le coin de ma chambre , à côté de l’air climatisé. Moi, asteur, je tue plus des bestioles pour rien pis elle a l’air d’une araignée qui va rester à la même place longtemps. Je sens qu’on va passer une belle nuit. 🌜



Sainte-Anne-de-Beaupré, je connais ça pas mal. J’y suis venue au moins une fois, peut-être deux, en sortie scolaire, une fois avec mes beaux-parents français pis deux autres fois avec mes héritiers. Je profite d’une éclaircie pour aller me dégourdir dans les environs. Le temps est on ne peut plus pesant. Évidemment, l’attraction de Sainte-Anne-de-Beaupré, c’est la basilique. Bon, je suis pas vraiment croyante mais la bâtisse est belle pis je me dis qu’elle est peut-être un minimum climatisée faque je rentre dedans. En fait, quand je dis que je suis pas vraiment croyante, c’est que je crois pas à l’intégralité de l’histoire telle que racontée. Oui, je suis ben prête à croire qu’un jour, quelque part, y’a eu un gars qui s’appelait Jésus pis qui voulait faire du bien autour de lui mais pour le reste, UN INSTANT ! En partant, l’histoire du Saint-Esprit, ça tient pas deboute pantoute cette excuse-là. Eille, me semble moi si j’étais arrivée chez nous pis que j’avais dit à mon mari avec lequel je couche pas (pourquoi d’ailleurs ?) que j’étais enceinte du Saint-Esprit, je suis pas si sûre qu’y m’aurait répondu « hourra, nous l’appellerons Jésus ! » Franchement, comme pour le téléphone arabe, c’est clair que quelqu’un a mal transmis le message qui disait que Marie était enceinte d’un simple d’esprit. Évidemment, elle aurait été ben folle de démentir ! Pis les miracles asteur, voyons donc ! Marcher sur l’eau ? Très sceptique. Multiplier du poisson pis des pains ? Très très sceptique. Changer l’eau en vin ? Ça marche pas, j’ai essayé. Je peux vous affirmer que l’eau, je l’ai changée en vain. 🙂 Faque la prochaine fois que vous me voyez me lever pour communier dans des funérailles, ben dites-vous que c’est probablement parce que j’ai faim… N’empêche, la basilique est belle. Photos !






Vla donc une autre journée de vacances qui s’achève. Demain, je pars à Québec pis ça se peut que je rembarque Joe. 🙂
On la signe où la pétition???
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Haha !
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