J’ai extrêmement ben dormi dans ma chambre. Un seul bémol, comme dans ben des hôtels, la fenêtre ouvre pas pis l’air climatisé est dans l’tapis. Moi, l’air climatisé, j’haïs ça pour mourir. J’aime pas pantoute être enfermée, coupée de tous sons extérieurs, dans une pièce où y fait plusieurs degrés de moins que dehors. Ça me procure aucun plaisir, point final. Voyant ça hier soir, j’ai décidé d’éteindre la machine infernale pis de dormir avec la porte de mon balcon entrouverte. Bon, c’est sûr que n’importe qui aurait pu rentrer mais je suis quand même dans un 1er étage, sans escalier pour monter au balcon. Y’aurait fallu que je sois ben badluckée. Pis bon, j’ai ben survécu, vla pas si longtemps, à une nuit dans une chambre pas barrée à deux pieds de la 132. On va pas s’énarver pour si peu.
Aujourd’hui, y’annonce un ennuagement en début de matinée mais pas de pluie avant la soirée. Je commence ma journée avec un timatin pis un café que je ramasse au Tim Hortons d’à côté pis que je mange dans ma chambre tout en organisant la suite des festivités. Au programme du jour, visite du Zoo de St-Félicien. J’achète mon billet en ligne pis je saute dans le KONA. Dans l’auto, mon GPS refuse de collaborer pour m’indiquer le chemin mais c’est pas ben grave parce que j’ai la carte ben en tête pis je sais que je dois rouler vers le nord, une trentaine de kilomètres. Jamais je crèrai que je vais finir par voir une pancarte qui annonce le zoo. De toute façon, tous les chemins mènent à Rome comme on dit. Mais bon, c’est pas là que je veux aller…
En approche de St-Félicien, j’ai toujours pas vu de pancarte du zoo mais j’en vois qui annonce le centre-ville. Je me dis qu’un zoo sauvage doit certainement pas être dans la ville faque je continue sur la grand route. Après une couple de kilomètres, je tombe effectivement sur des indications. J’arrive au zoo dans l’temps de l’dire. Eille, je vous dis qu’il est loin, le temps où je devais appeler mon frère pour qu’y me dise où je suis rendue ! Des fois, je le prévenais même à l’avance. J’y disais : « Eille, vas-tu être au bureau toi demain » ? Pis lui, y me répondait : « Pourquoi, as-tu prévu te perdre » ? 🤣🤣🤣 Dans le parking du zoo, je tente de téléchager mon maudit billet reçu dans mes courriels mais mon téléphone veut rien savoir. Après dix minutes de gossage, je me rappelle qu’hier, j’ai désactivé mes données. Ça devait être pour ça aussi que le GPS marchait pas. Je finis par dowloader mon billet. Dire que je l’ai acheté en ligne pour sauver du temps…
Je me demandais si c’était bizarre une adulte qui visite un zoo tu seule, sans enfants, mais je me rends compte assez rapidement que non. Partout, que ce soit dans le parking, dans la file ou dans les sentiers, je croise plusieurs visiteurs de tous âges, avec pis SANS marmots. Me vla légitimisée. 🤣 J’ai lu sur internet que la visite du site dure environ quatre-cinq heures. Je décide de la commencer avec le tour de « train » pour éviter une éventuelle file d’attente plus tard, quand l’achalandage sera à son maximum. La visite en train vaut, à elle tu seule, les 50$ déboursés pour l’achat de mon billet. Pendant une heure pis sept kilomètres, le train nous transporte au milieu d’animaux pis de décors plus captivants les uns que les autres. Au volant de l’engin, notre jeune conductrice repère les animaux qui sont cachés pis nous instruit autant sur la faune que sur les lieux. La visite est passionnante pis passe vraiment trop vite. J’essaie de prendre quelques photos mais c’est pas facile dans un véhicule en mouvement équipé d’une fenêtre à barreaux. En plus, pour prendre des photos zoomées, mon cellulaire doit ben se situer en bas de zéro sur l’échelle de Richter. 😬






Le reste de la visite du zoo se passe à pied entre différents secteurs : Montagnes rocheuses, Asie orientale, Plateaux éthiopiens, Toundra arctique, Forêt Laurentienne pis Mongolie. Le site ressemble à rien que j’ai déjà vu en matière de zoo. Comme son nom le dit, c’est beaucoup plus sauvage, plus naturel, moins… commercial disons. Le décor, coupé de part et d’autre par la rivière aux saumons, est magnifique, même sans animaux. De fil en aiguille, j’y marche 8 km sous le soleil qui est finalement jamais parti. Je termine mon parcours par un superbe film multisensoriel qui me donne pratiquement envie de recommencer la visite.





Yé 16h30 quand je reviens finalement à mon motel. Hier, j’ai remarqué un quai pas très loin d’ici. Je décide de m’y rendre à pied, question de profiter des environs pis du soleil qui est toujours là. Ici, c’est pas mal beau. C’est peut-être pas la mer mais le lac est GRAND en maudit. Pas tuable quand y s’agit de marcher, je me résigne quand même à rentrer après 4 km. Avec les huit autres du zoo, pis les dix d’hier, ça fait quand même une bonne trotte en peu de temps. Y faut pas oublier non plus que dans un passé pas si lointain, j’avais mal à un talon ! La soirée va être tranquille je cré ben. Demain, je reprends la route !

