Deuxième nuit on ne peut plus parfaite dans mon petit motel en bordure du Lac-St-Jean. À matin par contre, je suis pas pressée de me lever parce qu’y tombe des cordes. Comble de malchance, c’est censé rester pas mal de même pour le reste de mon séjour. 😥 Quessé que je vais faire ? Je sais pas trop. Improviser, j’imagine, pis profiter quand même. Anyway, yé trop tard pour annuler mon deuxième hébergement. Pour aujourd’hui, mes plans sont pas mal faits. Un, quitter ma chambre le plus tard possible. Deux, aller déjeuner-dîner ben lentement. Trois, aller tuer du temps au Musée Mashteuiatsh juste à côté. Quatre, rouler jusqu’à Chicoutimi (1h30 de route). Cinq, aller visiter le Musée de la petite maison blanche. Avec tout ça, ma journée devrait être pas pire remplie. Pour les autres jours, ben je verrai. Pour tu suite, je les prends un à la fois, comme les AA, sobriété en moins. 🤣
Je suis un peu déçue de quitter ma petite chambre du Motel Castille. C’est hyper propre, confortable, tranquille pis ben situé. C’est une adresse que je vais retenir si jamais je repasse par ici. Aujourd’hui, mon check-out est à 11h. faque je me prépare pis je me ramasse ben tranquillement. Hier, j’ai googlé des restaurants pour aller déjeuner mais y’avait pas l’embarras du choix. De plus en plus, les restaurants ouvrent juste pour le souper ou pire encore, du mercredi au dimanche. Ma seule option, si je veux pas aller au TIM (encore !) ou au McDo, c’est le Normandin. Beau, bon, pas cher pis pas loin. Je me pointe là-bas à 11h15. La serveuse est fine pis mon déjeuner ben correct. Le café est bon. J’en sirote deux GROS en zigonnant un peu sur mon téléphone. De retour dans le KONA, j’en profite pour appeler mon père avant de partir au musée. J’y avais dit que j’y donnerais des nouvelles pis je l’ai pas encore fait. En plus, mon frère m’a raconté qu’il a fait un genre de réaction allergique vla une couple de jours pis qu’il a passé une nuit à l’urgence, sans nous prévenir, évidemment. Ça, c’est en plein son genre. Chaque fois qu’un petit bobo y sort, on est toujours avertis plus tard que tôt. En plus, selon ses dires, yé toujours soigné par des charlatans. Apparement, son médecin de famille lui a déjà dit : « Bon, vu qu’on se voit juste aux deux ans, on se verra pu ben ben souvent »… Me semble que ça se peut pas qu’un médecin dise pareille idiotie ??? Quoique, toujours selon mon père, le médecin y aurait aussi dit : « La vie, c’est comme un rouleau de papier de toilette. Rendu vers la fin, ça déroule plus vite. » Tout un philosophe ! Un genre de Forest Gump de la médecine moderne… 🤣
Au téléphone, mon patriache est de ben bonne humeur mais y semble ben découragé du mauvais sort météorologique qui me frappe encore une fois. Bon, c’est sûr que ste temps de marde-là est vraiment plate mais j’ai au moins eu deux belles journées pis j’ai fait deux superbes visites. Vaut mieux voir le verre à moitié plein. Y’en a qui partent même pas en vacances. Après une demi-heure de jasette, je prends la direction du Musée Mashteuiatsh. Ste musée-là raconte l’histoire pis la culture des Ilnus du Lac-St-Jean. Y’a de quoi s’occuper en masse : deux expositions permanentes, deux temporaires, une petite boutique, de l’animation, pis un parcours extérieur pour les jours de beau temps. Le seul problème, c’est que je suis pas la seule à avoir eu l’idée de me réfugier ici. Y’a vraiment beaucoup de monde, tellement, que même le personnel a l’air surpris. Les animateurs nous font leur présentation dans les salles, au milieu des gens qui visitent par eux-mêmes, des enfants qui crient pis de tous les sons générés par les expositions interactives. C’est cacophonique pis dur à suivre. J’opte finalement pour une visite autonome. De salle en salle, je finis par apprendre une couple d’affaires sur les Ilnus (ou Innus) mais mon coup de ❤️ est sans contredit l’exposition sur les ours : instructif, impressionnant, passionnant.



Première nouvelle que j’ai, yé 15h30. Moi qui pensais écouler une petite heure ici, j’ai pas vu le temps passer. Dehors, le temps est toujours à la flotte. Je prends la route vers Chicoutimi parce que c’est là que je dors à soir. Pour mes trois prochaines nuits, j’ai réservé dans une auberge aménagée dans une maison ancestrale. J’espère que ça va avoir de l’allure. Je roule pendant 90 minutes sur une route face à face. 90 minutes pendant lesquelles alternent pluie diluvienne avec pu de pluie pantoute. Comme yé rendu 17h. quand j’arrive à Chicoutimi, je décide de remettre la visite de mon deuxième musée à un autre jour. Pour tu suite, j’aime mieux aller faire mon check-in, que je dois d’ailleurs faire de façon totalement autonome, en suivant les indications reçues à matin dans un courriel. En gros, je dois trouver la bonne porte pour rentrer dans l’auberge, repérer ma chambre tu seule pis rentrer dedans avec un code. Chanceuse comme je suis, quelque chose va forcément bugger. Au moins, le courriel mentionne aussi : « S’il y a autre chose dont vous avez besoin, nous ne sommes jamais bien loin ». Ça me rassure un peu.
La récupération de ma chambre se fait sans encombre. Heureusement d’ailleurs parce que ceux qui « ne sont jamais bien loin » sont pas pantoute en vue. Ma chambre est toute petite mais propre pis plus fonctionnelle qu’elle en a l’air. J’ai un frigo, plus grand que ce qu’on retrouve habituellement dans les motels, un peu de vaisselle, une machine à café, une tablette pliante pour mon ordi pis une salle de bain démesurément grande par rapport à la chambre elle-même. Me vla en business. 👍 J’ai pas fait grand chose aujourd’hui mais la grisaille aidant, on dirait que je suis un peu fatiguée. Y faut dire qu’en 48 heures, j’ai roulé des centaines de kilomètres pis marché 22 autres au GROS soleil. Pour à soir, je m’installe dans mes nouveaux quartiers pis je me la coule douce. Reste à voir si le soleil va me gratifier de sa présence demain. 🔆 Je voudrais ben mettre mon chapelet sur la corde à linge mais j’ai ni l’un, ni l’autre…




