Réveillée un peu avant William, je sors marcher aux alentours du motel, le temps qu’il s’extirpe de sa léthargie. J’ai à peu près ben dormi mais j’ai eu froid par boutes parce qu’on avait laissé les fenêtres ouvertes aux deux extrémités de la chambre pis que j’avais pas envie de me lever pour en fermer au moins une. William, lui, y’a dormi comme un loir. Aujourd’hui, nos projets sont aussi incertains que la météo mais y’a UNE affaire à laquelle on tient par-dessus tout : aller déjeuner chez Pains d’exclamation, une boulangerie artisanale que j’avais découverte quand j’étais venue tu seule en 2022 pis que j’ai fait découvrir à l’héritier l’année passée. Là-bas, t’as des super bons déjeuners pis des cafés de toutes sortes dans une ambiance chaleureuse pis amicale digne des petits villages touristiques. On va commencer notre journée là pis on va voir après ce qu’on patente. On prévoit des averses pis mêmes des orages violents en après-midi. Pourquoi pas une petite bordée de neige tant qu’à être partis ? Au moins, c’est supposé s’améliorer autour de 16h. pis être très beau demain. 🌞🌞🌞 On va miser là-dessus.
Lire la suite de « Charlevoiseries en deux temps »Mois : juin 2024
Nous autres, on s’en va dans Charlevoix !
En juin l’an passé, j’ai proposé à William un petit road trip de 36 heures, dans Charlevoix. Y’était jamais allé là-bas mais on pouvait pas partir longtemps parce lui y’était pas en vacances. En partant très tôt le samedi matin, on avait réussi à en profiter pas mal dans la journée pis le lendemain, on avait même eu le temps de faire une petite virée dans le Vieux-Québec. De retour à Montréal, l’héritier avait émis le souhait qu’on s’en fasse une tradition annuelle, proposition que j’avais évidemment acceptée avec joie parce que moi, passer du temps avec mes enfants, sortir de Montréal, voir des beaux endroits pis créer des souvenirs, c’est l’affaire que j’aime le plus au monde. 😍 En plus, mon William, yé de très agréable compagnie. Yé jasant, drôle, énergique pis pas compliqué. Un peu comme tous les membres de ma famille je dirais. La seule chose « compliquée » avec lui, c’est ses maudites vacances. Y’a beau travailler depuis six ans à la même place, yé toujours pas prioritaire dans les choix des semaines faque ses vacances, cet été encore, y’étaient finies avant que les miennes commencent.
Lire la suite de « Nous autres, on s’en va dans Charlevoix ! »Alerte ! 🚨
Je suis en vacances depuis quelques jours pis j’ai passé l’essentiel de mon temps dehors, soit à lire ou écouter de la musique sur mon balcon, soit à marcher un peu partout dans Montréal ou aux alentours. D’ailleurs, j’ai tellement marché depuis le début 2024 que j’en suis déjà à 434 km sur les 500 que je m’étais fixés pour l’année. Bon, j’y étais allée modestement sur l’objectif y faut dire. Disons, que j’espérais secrètement me rendre à 700 km d’ici la fin décembre mais je voulais pas me mettre une trop GROSSE pression. Là, si je me fie à mon décompte actuel, mon objectif secret va s’avérer une simple formalité. Aujour’hui par contre, vu qu’y fait un peu moins beau pis pas si chaud, j’en profite pour faire une couple d’affaires à l’intérieur, comme du tri de paperasse pis des sauvergardes de documents pis de photos sur mon disque dur externe. C’est un peu plate à faire mais y faut que ça se fasse. En plus, j’ai un peu mal à un talon pis je veux pas empirer son cas. L’an passé, j’ai abusé pis je l’ai un peu payé. Bref, quand je marche pas pis que je glande dans la maison, ça me donne envie de chialer… 😁
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Douche froide en Mauricie
Je me réveille par moi-même à 6h32, après avoir super bien dormi dans ma petite chambre de La Tuque. Amatrice des motels en bord de mer, je réalise que ceux en bordure des routes possèdent tout de même un certain charme. Devant la fenêtre de ma chambre, trois motards ont ouvert des chaises dans le parking avant de reprendre la route plus tard. J’imagine déjà mon père qui va leur demander tantôt d’où y viennent pis où qu’y vont. 8h., je rejoins ma gang au resto de l’hôtel. Tout le monde a passé une bonne nuit. Hier soir, j’étais un peu inquiète pour mon père quand j’ai réalisé que dans ma chambre, j’avais bain-douche combinés sans aucune poignée pour aider à l’embarquement mais finalement, tout s’est bien passé pour lui. Aujourd’hui, le programme est pas mal moins chargé qu’hier. C’est une bonne affaire parce qu’y faut que je m’en retourne à Montréal en fin de journée. Je travaille demain. 😬 Pour l’instant, on se prend un bon déjeuner pis on retourne à nos chambres paqueter nos affaires. Quand je rejoins mon père dans le parking, yé en train de jaser avec les motards. 😁
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Tout commence le 17 novembre 2021, quand mon frère m’envoie ste photo-là en me demandant : « Où suis-je ? ». Pas évident comme devinette, vous en conviendrez. Sachant qu’avec le travail, y doit souvent aller en Haute-Mauricie, je fais des guess sur Matawin ou Wemotaci. Erreur ! Y finit par me répondre qu’il est sur la piste d’atterrissage de Casey, à l’endroit même où Raymond Boulanger s’est fait pogner avec sa cargaison de drogue en 1992. 🛩️ Pour ceux qui le connaissent pas, Raymond Boulanger, c’était un super pilote de brousse. Y savait piloter tous les types de petits avions pis en connaissait les plus infimes caractéristiques. Grâce à son expertise, il était devenu LE gars à appeler pour toute mission délicate que personne d’autre pouvait remplir. Le plus souvent (voire tout le temps), y transportait de la drogue mais lui, y se considérait pas comme un trafiquant. Y disait qu’il était un pilote pis qu’y livrait de la marchandise, peu importe ce que c’était. Bref, le gars a transporté des cargaisons que personne d’autre aurait réussi à transporter. Souvent, y’était pris en chasse par des F18 de l’armée mais comme y connaissait tous les modèles, y savait quand exactement les avions manqueraient de carburant pis qu’y pourrait les semer. Pour son gros coup qui devait se conclure à Casey, le gars avait réussi à voler avec un avion 9000 kg trop lourd dont 4000 kg de cocaïne. Le reste du poids, c’était des barils d’essence avec lesquels y se « tinkait » en plein vol. Pour vrai, ste gars-là, c’était un méchant moineau, tellement qu’il a été le seul québécois à charrier de la cocaïne pour Pablo Escobar. 🏆
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