Dernier jour de notre petit périple. Le départ est fixé à 7h30 parce que mon père aimerait ben attraper la traverse de Rivière-du-Loup, à 11h15, pour revenir ensuite par Charlevoix. 🚢 On va tu arriver à temps ? On va tu pouvoir monter sul bateau ? Y’a rien de moins certain. Apparemment, y faut être là 90 minutes à l’avance pour s’assurer d’une place. On verra rendu là. Ce matin, tout comme hier, mon père est un peu d’avance dans le parking. Apparemment, y’a pratiquement mieux dormi que chez lui. Je suis contente. 😍 Dehors, le temps est un peu plus clair aujourd’hui mais c’est quand même nuageux. Je prends une petite photo avant de partir. On avait même pas vu encore qu’on pouvait apercevoir un quai depuis notre motel. En passant devant le Tim Hortons, on attrape deux cafés à boire en chemin. 🚙 À matin, on a pas le temps d’aller jaser avec Robert pis Gérard. Traversier ou pas, y faut avancer parce que Montréal, c’est pas à la porte !

La route vers Rivière-du-Loup s’avère une formalité. Par contre, yé quasiment 10h. quand on arrive à la traverse pis malheureusement, on a pu vraiment de chances d’embarquer. 😢 Le monsieur à qui on parle nous explique qu’on peut se mettre dans la file d’attente des gens en stand by mais qu’on va être les quatorzièmes pis que les chances d’avoir une place sont TRÈS minces. En gros, on a troix choix : attendre une heure et quart pour se rendre compte qu’on a pas de place, attendre quatre heures pour monter sul prochain bateau, ou abandonner le projet. La seule option logique étant la troisième, on repart d’où on vient pis on reprend la 132, à la grande déception de mon père. 🚙 Pour le « consoler », à Notre-Dame-du-Portage, je reprends la petite route qu’il a beaucoup aimée à l’aller. J’y dis aussi qu’on viendra bientôt passer une journée dans Charlevoix, cette fois-ci avec mon frère. Bon, ça va encore faire BEAUCOUP de kilomètres pour moi mais un père, on en a juste un pis le mien, y’a jamais été regardant quand c’était le temps de nous faire plaisir.
À la hauteur de Saint-Jean-Port-Joli, on commence tous les deux à ressentir une petite fringale faque on décide de s’arrêter. À première vue, on a le choix entre un Subway, un Tim, un Mc Do ou un Normandin. On s’entend pour le Normandin qui va offrir un menu plus varié pis un environnement plus confortable. Y faut dire que lui, autant que moi, on commence à être un peu rackés pis à se déplier moins facilement quand on sort du char. 🥵 Dans le restaurant, on est installés à côté d’un « couple » qui, selon leurs sujets de conversations, se rencontre pour la première fois. On les épie un peu tout en mangeant un hamburger steak pour mon père pis une pizza/salade césar pour moi. On quitte le restaurant une heure plus tard, sans connaître l’aboutissement de la « date » des gens d’à côté. Nous autres, y faut rouler. 🚙
Yé rendu autour de 15h. quand on arrive à Lévis. Mon père ayant exprimé le souhait de revenir par la 138, on traverse sur la rive-nord par le pont Pierre Laporte pis à la sortie de Québec, on bifurque sur la vielle route. 🚙 Si j’avais été toute seule, j’aurais assurément clanché sur l’autoroute mais bon, je suis pas tant pressée pis c’est vrai que je passe pas souvent par là. C’est le fun pour moi, autant que pour mon père. En plus, y veut arrêter chez Sélection du pâtissier, à Portneuf, pour s’acheter des gâteaux. 🧁 La mission est accomplie avec brio autour de 16h. 🏆 Après ça, reste plus qu’à rouler jusqu’à Nicolet pour aller reprendre ma voiture chez mon frère. 🚙 Rendu là, si on exclue la pause dîner, ça fait pas loin de huit heures qu’on roule. Dehors, c’est encore nuageux mais on a toujours pas pogné de pluie pis on est quasiment arrivés. Dans l’auto, la bonne humeur est au rendez-vous. Mon père a pas l’air plus fatigué que quand on est partis mardi matin. Y jase, regarde partout pis commente le paysage. Y fait aussi jouer en boucle L’hirondelle, une chanson de Patrick Norman qui est, selon ses dires, « SA chanson de l’été ». 🎶 Arrivés à Nicolet, c’est p’tête pas MA chanson de l’été mais c’est clair que je la connais par coeur. 😁
Chez mon frère, on s’arrête un peu, le temps de boire une bière pis de raconter notre périple avant de repartir chacun chez nous. 🍺 Pour ma part, j’ai encore 140 km à faire pour me rendre à Montréal. Je suis fatiguée mais super heureuse de mon petit voyage avec mon père pis lui aussi, y’avait l’air ben content. D’ailleurs, avoir su qu’il était motivé de même à se promener dans le Québec, j’y aurais proposé ça ben avant. Si tout va bien, on remet ça en 2025 ! 🤩
