Y fera pas beau partout dans le Québec aujourd’hui mais dans Charlevoix, ça s’annonce pas pire. Pas pire, c’est ben en masse avec nos nouvelles conditions climatiques. Pas pire, c’est ben assez pour partir en petite virée avec mon père, mon frère pis une invitée surprise. Ouin, c’est sûr, moi j’y suis allée en juin mais tant qu’à moi, j’irais toutes les semaines. En plus, suite à notre tentative avortée de prendre la traverse de Rivière-du-Loup vers Saint-Siméon, en août, j’avais promis à mon père qu’on essaierait d’aller y faire un tour quelque part en septembre. Le temps filant vite pis la météo étant capricieuse, avec mon frère, on a décidé hier soir que quelque part en septembre, c’était aujourd’hui. Quelque part en septembre, me vla donc dans mon char à 7h30 tapant parce que comme d’habitude, la sortie implique beaucoup de route en peu de temps avec environ 250 km de plus pour moi. Eille, j’ai tu hâte qu’on fasse de quoi dans mon boute pour une fois ? 🤩
En attendant ce jour inespéré, je prends mon mal en patience pis je roule allègrement vers Trois-Rivières où à 9h. précises, je rejoins mes deux comparses au Ministère des Transports, sul bord de la 40. 🚙 Fidèles à nous-mêmes, tout le monde est à l’heure pis mon père est tout pimpant à l’idée de passer la journée en char. Moi, je suis ben contente d’aller me promener dans Charlevoix mais disons que si on avait pu me téléporter de chez nous jusque l’autre bord de Québec, j’aurais peut-être choisi l’option. Pour le retour du moins. Toujours est-il que pour tu suite, y fait beau faque on décide d’emprunter la 138 pour profiter un peu de la campagne pis de la belle vue. Dans l’auto, mon père jase pis commente les alentours. Rouler dans le Québec, c’est définitivement quelque chose qui l’enchante. Été comme hiver, jour et nuit, beau temps comme mauvais temps, yé toujours partant pis inépuisable. Pour vrai, y faut le voir pour le croire. 😂 À la hauteur de Donnacona, on bifurque quand même sur l’autoroute parce qu’on sait que le soleil sera pas éternel pis on aimerait ben qu’il en reste un peu une fois rendus dans Charlevoix. En plus, on a une passagère à embarquer à Québec.

La passagère, c’est Laurayne, la fille de mon amie Agnès, venue directement de France pour faire une session d’université à Québec. Laurayne, c’est une jeune femme ADORABLE. 😍 Elle est brillante, débrouillarde, sociable, rigolote pis trop gentille. Un vrai portrait de ses parents. Bref, la belle Laurayne vient juste d’arriver, connaît personne pis aura pas vraiment l’occasion de sortir de la ville faque quand j’ai vu qu’on avait une place de libre dans l’auto, j’y ai proposé de nous accompagner. Je savais d’avance qu’elle apprécierait l’expédition parce qu’elle a le bonheur facile pis qu’elle s’émerveille de tout. Comme de fait, Laurayne apparaît tout sourire pis toute reconnaissante de faire une activité avec nous. On va aussi en profiter pour la remplumer un peu parce qu’on se le cachera pas, la vie étudiante, sur un autre continent en plus, c’est dur sur les finances. Je l’ai moi-même vécu quand j’ai étudié en France pis laissez-moi vous dire que des pâtes H24, on finit par s’en lasser. 😤
Quand on atteint Sainte-Anne-de-Beaupré, yé justement l’heure de dîner faque on s’arrête au A&W, fast food de prédilection de mon père. 🍔 On en profite parce que sur la route, y sont pas toujours faciles à trouver. Pis bon, c’est vrai que c’est pas mauvais pantoute chez A&W. Avez-vous déjà essayé leurs frites de patates douces avec la mayonnaise épicée ? 🍟 C’est vraiment hot. Dans tous les sens du terme. ♨️ Le repas expédié, on reprend la route pis on rejoint Baie-Saint-Paul autour de 13h30. Le but, à partir de là, c’est de rouler pis de descendre de voiture de temps en temps. 🚙 À la hauteur de Saint-Joseph-de-la-rive, on fait un petit détour jusqu’à la gare fluviale. J’ai jamais traversé sur l’Ilse-aux-coudres pis c’est pas aujourd’hui qu’on va le faire. Je mets quand même ça sur ma liste d’endroits à visiter, avec William, sans doute. Avec tout ça, le temps file faque on poursuit vers La Malbaie, par la belle route du fleuve (362). À Saint-Irénée, on s’arrête une bonne demi-heure pour se dégourdir pis profiter du beau temps qui commence à décliner. Avec Laurayne pis mon frère, on ramasse quelques cailloux que je vais peindre à temps perdu. 🎨




Je vous ai tu dit ça que je peignais des cailloux ? 🤔 Je pense que non. Tout ça a commencé en juillet, quand j’en ai trouvé un, chez nous, à l’entrée de mon parking. Je connaissais depuis longtemps l’existence de cette histoire de roches peintes déposées dans la nature mais j’en avais jamais trouvé pis j’avais encore moins envisagé d’en peindre moi-même. Bref, quand j’en ai trouvé une, ça m’a donné le sourire pis j’ai eu envie d’en faire, avec mes talents très très limités. 😬 En gros, le but de l’exercice, c’est de décorer un caillou, pis de coller derrière une petite étiquette qui indique à la personne qui le ramasse de publier la photo de sa trouvaille sur la page Facebook aROCHEmoiunSOURIRE. Après ça, ben la personne peut conserver son caillou, le recacher ou ben le remplacer par un autre. Pour l’instant, des dix-sept roches que j’ai mises en circulation, j’en ai vu passer trois sur la page. À Saint-Irénée, j’en dépose une que j’ai apportée exprès pour ça. Je dis « dépose » parce que le but, c’est que ton caillou soit trouvé faque si tu l’enterres deux pieds dans le sable, t’en entendras pu jamais parler. 🤣 Avec le stock récolté sul bord de l’eau aujourd’hui, je vais pouvoir peindre plusieurs nouveaux cailloux que je vais lâcher un peu partout dans la nature. Jusqu’à ce que je me tanne.

Après Saint-Irénée, l’expédition se poursuit jusqu’à La Malbaie. Mon père veut pousser jusqu’à Cap-à-l’Aigle, juste à côté mais rendu là, on décide de continuer, sans but précis, comme on sait si bien le faire. 🚙 De fil en aiguille, on aboutit finalement devant le traversier pour Tadoussac pis comme yé vide pis prêt à partir, on décide, pourquoi pas, d’embarquer dessus. 🛥️ Un p’tit tour de bateau, c’est toujours le fun pis Laurayne a jamais pris un « ferry » de cette ampleur-là. D’ailleurs, sul bateau, la demoiselle est toute émerveillée de l’expérience. 🤩 Franchement, rien que pour ça, ça valait la peine de rouler aussi loin même si moi, je garde en tête qu’à un moment ou un autre, y va ben falloir que je revienne à Montréal… Cela dit, moi aussi je suis contente. Je suis jamais allée à Tadoussac. En attendant le traversier inverse, on roule un peu dans la ville pis je dépose un dix-neuvième caillou dans un escalier près de l’eau. J’aurai laissé ma trace sur la Côte-Nord d’ici à ce que je revienne. 😉





Sul traversier du retour, y commence à mouillasser. ☔ C’est sous ste pluie-là pis la noirceur qui s’installe qu’on repart vers Québec, par la 138. 🚙 Avec tout ça, yé pas loin de 20h. pis on commence à avoir faim. 😩 Dans l’auto, y’a désaccord sur l’endroit où manger. Mon frère pis moi, on est d’avis que sans aller dans un fast food encore une fois, on pourrait s’arrêter au St-Hubert Express à Sainte-Anne-de-Beaupré. Mon père nous astine que là-bas, y’a un ancien Marie-Antoinette converti en Normandin pis qu’il est venu manger là l’ANNÉE PASSÉE. Moi, je suis sûre que non. Laurayne s’en mêle pas. 😇 L’astinage se poursuit, dans la bonne humeur, évidemment. En approche de Sainte-Anne, mon père commence à avoir envie faque yé davantage conciliant. 😁 On constate sur les lieux que le Marie-Antoinette est rendu un Marie Beaupré. Depuis 1981 quand même. On décide de s’arrêter là. Mon père a hâte de faire pipi. Dans ses explications, y débaptise Marie-Antoinette pour Marie-en-toilette. Tout le monde dans le char est crampé ben raide. 🤣🤣🤣🤣 On rentre pis on commande.
La pause repas fait du bien mais on s’attarde pas au resto. Le temps file pis on a encore du chemin à faire. 🚙 Yé 22h. quand on dépose Laurayne à sa résidence. Elle a l’air contente pis nous on est heureux d’avoir profité de son agréable compagnie. La route vers Trois-Rivières est plate. Y pleut, y fait noir pis je m’endors. 😒 Je lutte pour rester réveillée pis je me demande comment je vais me rendre à Montréal. Bon, j’ai toujours l’option d’aller dormir chez mon frère à Nicolet mais c’est quand même à 20 ou 25 minutes de l’endroit où j’ai laissé le SELTOS, en direction opposée de Montréal. Rendu là, aussi ben rouler jusque chez nous. 🤷♀️ En sortant de la SUBARU au Ministère des Transports, la pluie me réveille un peu. ☔ Je profite de la Keurig sur place pour me couler un petit café à emporter sur la route.☕Yé 23h30 quand je rembarque sur l’autoroute. Sachant que William est réveillé, je décide de l’appeler pour qu’y me tienne un peu compagnie pendant que je conduis. Sur la route, c’est noir pis toujours pluvieux. Je roule pas vite. William me jase tout le long. Ça m’aide à rester alerte. Merci fiston. 🥰
Quasiment dix-huit heures pis 1100 km plus tard, je rentre finalement au bercail. Je suis brûlée mais j’ai passé une belle journée. Mine de rien, j’ai BEAUCOUP roulé en 2024 ! 🚙 En plus, j’ai encore plusieurs déplacements prévus d’ici la fin de l’année. D’ailleurs, une autre expédition de moindre envergure se prépare pour bientôt avec deux de mes héritiers. Stay tuned ! 🛌
