Ma deuxième nuit à Barcelone a été moyenne. Est-ce une répercussion du décalage horaire ? 🤔 Peut-être. Toujours est-il que j’ai somnolé environ cinq heures mais je me sens quand même en forme ce matin. Heureusement d’ailleurs parce qu’y faut déjeuner pis paqueter notre stock pour quitter et l’hôtel et Barcelone. 🚌 J’en suis pas fâchée d’ailleurs parce que j’ai pas tant aimé la ville. C’était chaud, c’était bruyant, c’était sale pis surtout, c’était très malodorant. 🤢 Pourtant, je sais qu’il y a de quoi s’émerveiller dans ste ville-là mais ma conclusion, c’est que la compagnie de tourisme prévoit pas assez de temps ici. Si on considère que je suis arrivée à mon hôtel jeudi, en milieu d’après-midi, pis que d’autres sont arrivés après moi, ça laissait uniquement la journée d’hier pour visiter. Tout ça en pleine chaleur pis en étant un peu jetlag, et sans le guide qui nous « abandonnait » en milieu de journée. 😕 Franchement, y’en a pas ben ben dans le groupe qui ont eu le courage de se dépêtrer tu seul dans la ville pour trouver les attractions pis se déplacer. J’aurais bien aimé, pourtant, voir l’intérieur de la Sagrada Familia pis le Parc Güell. Eille, je peux pas croire que je suis venue à Barcelone pis que j’ai pas vu ça. 🤦♀️ Vous googlerez pour voir. Ça a juste l’air magnifique ! 🤩 Bref, aujourd’hui est un autre jour pis on quitte à 8h30, direction Pénédès. Dans le bus, Goncalo, notre guide, a l’air plus peppé qu’hier. Y jase pis rigole. La journée s’annonce agréable.
Faque y’a quoi à Pénédès ? Des vignobles, essentiellement mais aussi des orangers pis d’autres cultures. Nous autres, on est là pour visiter le vignoble de la Familia Torres. Un superbe vignoble écoresponsable, dans la même famille depuis 150 ans. Là-bas, on est tout de suite accueillis par un guide ben sympathique. Le gars parle pas français. Y donne ses explications en anglais pis Goncalo traduit pour ceux qui comprennent pas. Ça, ça fait pas l’affaire d’un monsieur dans mon groupe, qui se plaint depuis le premier instant que je l’ai rencontré. 🤣 Lui, franchement, yé pas impressionné par le voyage. J’ai ben l’impression que sa semaine va être longue. Toujours est-il que la visite s’avère super intéressante : vidéo de mise en contexte, promenade au milieu des vignes. petit tour de train pour visiter le site pis aller voir la cave puis dégustation de trois vins et d’huile d’olive. 🍷 Une visite vraiment instructive sur un site magnifique qui nous fait un peu oublier la chaleur écrasante dont on est encore victimes. 🥵 La visite terminée, le bus nous emmène une centaine de kilomètres plus loin, à Salou où on fait un arrêt de deux heures. C’est ici qu’on va dîner mais avant ça, Goncalo nous laisse une heure de liberté pour profiter de la plage pis des nombreuses boutiques. À Salou, comme partout ailleurs, y fait chaud kel criss mais y’a quand même des points d’ombre. Avec mes amies, on commence par visiter les petits magasins qui sont assez bien protégés du soleil pis on part ensuite du côté de la plage. Ici, y’a vraiment beaucoup de monde dedans pis en dehors de l’eau. Pour ma part, j’ai jamais vu une mer aussi bleue. 🤩 Faut dire que je suis jamais allée dans le sud (ça m’intéresse pas) faque la mer, je l’ai seulement vue en France pis en Gaspésie. Ici, avec la chaleur, les palmiers pis le bleu de l’eau, c’est une toute autre ambiance. Avec mes camarades, on prend quelques photos avant de se diriger au restaurant avec Goncalo.







Le restaurant en question est situé dans un hôtel, quelques centaines de mètres plus loin. Là bas, pour la modique somme de 17 euros, on a droit à un buffet extraordinaire avec vin pis eau à volonté. Parce qu’y faut savoir qu’en Europe, l’eau, tu la paies. Même si elle vient du robinet. 🤷♀️ Pour ce midi, je me limite à un peu de salade pis un petit pain avec un verre d’eau + un mini dessert. Quant au vin, je m’en abstiens étant donné l’heure, la chaleur pis la journée qu’y reste à faire. D’ailleurs, on s’éternise pas au resto parce qu’on a encore trois heures de route pour se rendre à Valence. Au début du trajet, notre guide nous communique toutes sortes d’informations intéressantes sur les alentours pis la région. Quand y’arrête de parler, la plupart d’entre nous en profitons pour somnoler un peu. À nous regarder, on croirait une gang d’enfants en camp de jour. 🤣 Pour notre défense, je dois spécifier qu’un voyage organisé, c’est fatigant. On marche beaucoup, on roule beaucoup, on change de place souvent, on se lève de bonne heure pis on passe pas beaucoup de temps dans nos chambres. Tout ça à la chaleur pis sul décalage horaire. Ça vaut ben une petite sieste de temps en temps. À une heure de Valence Goncalo nous annonce une pause pipi dans une grosse aire de service en bordure de route. Quelques kilomètres avant d’y arriver, on entre dans une zone vraiment proche des feux de forêt, tellement qu’on voit la fumée monter du sol depuis la fenêtre de du bus. Wow, j’aurais pas cru voir ça de si près ! 😲 Nos téléphones émettent des sirènes d’alertes d’un bout à l’autre de l’autobus. Particulier comme expérience.


À l’extérieur de l’aire de service, la chaleur est plus écrasante que jamais pis l’air est chargé de fumée. Nous autres, on s’éternise pas là. On reprend la route pour une dernière heure, direction Valence. Valence… en arrivant là-bas, je suis immédiatement conquise par ce que je vois. 😍 C’est beau, c’est propre pis y’a de la verdure. Malheureusement, notre passage ici va être rapide. Yé déjà 17h. pis on repart demain matin. 😢 Avec notre guide, on fait quand même une petite promenade dans le centre historique où la chaleur est relativement supportable, malgré les 37 degrés affichés (sans l’humidex parce qu’ici, y comptent pas ça). Bref, Valence c’est beau. Comme dans toutes les vieilles villes, tu retrouves à la fois le côté moderne pis le côté historique qui se côtoient magnifiquement bien. Y’a des superbes bâtiments, des jolies petites rues pis une chouette ambiance. Fun fact, la ville est parsemée de plusieurs ponts qui servent à traverser rien pantoute. En fait, notre guide nous explique qu’auparavant, les ponts servaient à passer par-dessus le fleuve Turia, fleuve qui inondait constamment la ville. Jusqu’au beau jour où quelqu’un se tanne pis décide de détourner sa trajectoire. En 1957. Faque où est rendu le fleuve ? Aucune idée. Plus au sud je pense. Mais surtout, comment change t’on la trajectoire d’un fleuve ? 🤔 J’aimerais bien le savoir. Me semble que ça règlerait ben des problèmes à Montréal…






20h., on arrive à notre hôtel où débutent les sempiternels check-in. ⏳ Tout le monde a l’air fatigué. Pour ma part, il est 20h30 quand je dépose finalement mes affaires à ma chambre qui est un peu plus grande que la précédente, avec une salle de bain plus spacieuse. En plus, Ô joie, y’a une bonne pression d’eau faque je vais être capable de me laver les cheveux demain matin. 😀 Parce que laissez-moi vous dire qu’aujourd’hui, avant que j’effouère ça avec des produits pis un élastique, on aurait facilement pu me confondre avec Gerry Boulet. 🤣 Bref, avec tout ça, on a même pas soupé faque je pars en quête d’une épicerie pour acheter quelque chose à grignoter. Difficile de faire mieux quand on a pas de micro-ondes, ni d’ustensiles ou de ciseaux. Ce soir, mon souper ressemble à celui que j’avais improvisé aux Mille-Îles. Ça m’en prend pas plus pour faire mon bonheur. Ça pis peut-être une petite nuit de sommeil. Ici à Valence, je sens que je vais bien dormir… 😴
