Publié dans Réflexions

La chambre – Part #2

Mardi soir, 25 août, c’est la livraison de mes commodes IKEA. J’ai payé plus cher, 69$ plutôt que 39$, pour avoir une plage horaire de soir, entre 17h. pis 21h., étant donné que j’ai recommencé à travailler. Quant aux fins de semaines, ça allait trop loin pour les livraisons pis ça m’aurait confiné chez nous une journée entière. Ça faisait pas mon affaire. 😕 16h45, je suis tranquillement assise au soleil sur mon balcon quand je vois le camion se parker en bas. Je suis ben contente de pas avoir besoin d’attendre jusqu’à 21h. Je présume que si j’avais pas été arrivée, les gars auraient patienté vu qu’y sont en avance sur leur temps. Les deux livreurs montent les six boîtes au troisième avec difficulté. C’est pas mêlant, tout le monde a l’air d’haïr monter chez nous. 🤣 C’est vrai qu’avec des charges, c’est rarement une partie de plaisir. 😩 J’ai gardé un mauvais souvenir de ma livraison d’armoires IKEA en mars. Les gars étaient au boute de leur gaz pis faisaient pas tant attention. Ste coup-là, je leur demande de laisser les boîtes le plus près possible de la porte. Les héritiers vont les dispatcher eux-mêmes dans les autres pièces plus tard. Y sont habitués pis y savent que scratcher un mur, c’est pas une option. Les livreurs me font signer un « connaissement de livraison ». J’ai jamais vu ste mot-là de ma vie mais après recherche, ça existe vraiment. Me vla plus riche d’un nouveau mot. 🏆 18h., les fistons s’occupent des boîtes. Deux prennent le bord de ma chambre, deux s’en vont dans le couloir de la salle de bain pis les deux dernières restent dans le couloir proche de l’entrée. Ça prend pas trop de place pis franchement, c’est pas ça qui va nous impressionner après les rénos du printemps dernier. En plus, mon frère vient samedi. À peine quatre jours d’attente.

En me levant, samedi, je me dépêche de transférer tout le contenu de mes commodes sur le lit de Morgan. Je sais pas si vous vous en rappelez mais j’ai mentionné à plusieurs reprises que c’était des ben GROSSES commodes faque devinez quoi ? Y’a beaucoup de linge dedans. Pourtant, y me semble que j’ai pas tant de vêtements. 🤔 Mais l’affaire, c’est que je garde mes choses longtemps pis que j’ai pas d’autres endroits pour les ranger. Faque moi, linge d’hiver, linge d’été, linge pour travailler, linge lette pour porter dans la maison, tout ca est dans mes tiroirs en permanence. Bref, je déménage ça sul lit de Morgan avec ma couette et mes oreillers pis j’enlève mes rideaux d’ici à ce que je peinture. Après ça, je clanche mon époussetage de la semaine (dans les autres pièces) pis je cours à l’épicerie pour acheter des gugusses pour dîner avec un stop en chemin pour gazer mon char. Quand mon frère pis Evelyne arrivent, autour de 11h30, on se met à table sans trop tarder. On avait prévu aller magasiner chez Jeans Jeans Jeans mais force est d’admettre qu’on aura pas le temps. 😬 Eille, connaissez-vous ça ste magasin-là ? Moi j’y suis allée deux fois avec Morgan pis une fois avec William. Là bas, c’est le chaos total mais les employés sont super efficaces pis t’es sûr d’en resortir avec des jeans qui te font. 👖 Tout ça en un temps record. Nous autres, en tout cas, on n’y a jamais passé plus de quinze minutes. Tu dis au vendeur ce que tu veux pis y revient une minute après avec cinq-six paires de jeans de la bonne grandeur, même si tu y a pas dit quelle taille tu voulais. Après ça, tu les essaies, tu constates qu’y te font, tu paies pis tu repars. Pas plus compliqué que ça. 🤷‍♀️

Bref, pour aujourd’hui, on a pas le choix d’abandonner le projet parce qu’on sait très bien que l’histoire des meubles va nous occuper pendant plusieurs heures. Première étape, démanteler les meubles actuels. Maudine, ça me fait de la peine mais je vois aucun monde où on descendrait ça nous-même jusque dehors sans briser toute la cage d’escalier pis se ruiner le dos par la même occasion. 😢 Quant à les attacher pour les descendre par le balcon, ça serait un méchant paquet de troubles. En partant, y faudrait les sortir par en arrière parce que ma porte patio d’en avant ouvre pas assez large à cause de l’air climatisé. Pis en arrière, c’est plus haut qu’en avant. 🤦‍♀️ En plus, toutes les rampes en fer forgées ont été repeintes pas plus tard que la semaine passée. J’imagine mal faire glisser des cordes pis des meubles là-dessus. C’est clair qu’à un moment où un autre, ça frotterait. Faque voilà, pardonnez-nous papa-maman, c’est aujoud’hui qu’on va scraper votre cadeau de mariage. 😭 Bon, je présume que mon père m’en voudra pas parce que quand je l’ai vu le week-end dernier pis que je lui ai parlé des commodes, y’a répondu, en regardant mon frère : « As-tu une masse ? ». Ça doit signifier qu’on a son assentiment. 😁 Mon père, d’ailleurs, y’était supposé de venir mais y s’est désisté à la dernière minute. Je suis déçue. Je voulais y montrer mes petites rénos. Toujours est-il que le décapitage des commodes commence par un remaniement des meubles, pour optimiser l’espace, pis de plusieurs aller-retours de haut en bas pour descendre les quatorze tiroirs. Taboire, c’est quand on fait des affaires de même que je me rends compte que j’habite haut en maudine. De plus en plus haut, avec les années. 😩

Faque une fois tout ça descendu, mon frère commence le sciage des esties de GROSSES commodes. 🪚 Une partie de plaisir pour lui. Mon frère, a toujours aimé travailler avec des outils. Y’était tout petit pis mon père l’assoyait sur son vieux coffre vert en métal pis y restait là des heures à le regarder zigonner. Mes parents, pour l’occuper, lui avaient acheté des outils pour enfant mais ça faisait pas son affaire pantoute. Ça a pas été long qu’il en utilisait des vrais pis qu’y faisait quelques mauvais coups avec comme scier une marche de l’escabeau pis planter des vis et des clous dans les autres. 😁 Un peu plus grand, y se levait le matin, y déjeunait pis y nous annonçait qu’y partait « travailler ». Y’allait s’enfermer dans l’atelier de mon père pis on le revoyait pas jusqu’au dîner. Des fois, y remontait en vitesse pour me demander qu’est-ce que j’aimerais qu’y construise. J’y disais de me faire un coffre à bijoux pis y revenait quelques heures plus tard avec un coffre fonctionnel. 🤩 Y’était pas si vieux aussi qu’il avait patenté une réplique exacte de notre maison. En tout cas, quand je regarde ces photos-là, c’est pas étonnant qu’on s’occupe autant de notre père asteur. On a eu des bons parents qui eux, se sont énormément occupés de nous-autres. 😍

J’adore cette photo
Mon frère et sa maison, avec ma mère, ma soeur, son chum et moi

La destruction des meubles me fait un peu mal au coeur mais j’étais prête mentalement. Tout ça fait cependant beaucoup de vacarme pis de bran de scie qu’on essaie de ramasser à mesure tellement ça nous pique les yeux pis la gorge. Pendant la découpe du dernier meuble, je laisse mon frère pis Evelyne travailler dans ma chambre pendant que je fais des aller-retours dans les escaliers pour descendre les plus petits morceaux. C’est Morgan qui va s’occuper du reste en revenant de travailler. Mon frère pis sa blonde font aussi quelques voyages. C’est vraiment éreintant. 🥵 En croisant mon frère dans les marches, y me lance, en rigolant : « C’est plate que pop soit pas venu. On aurait pu y faire descendre les meubles ! » On est crampés. 🤣🤣🤣 En remontant, je réalise qu’on a TOUT descendu. Tant pis, Morgan descendra pis défera des boîtes plus tard. On va en avoir en masse. Nous vla donc rendus à la deuxième étape, le montage. Notre plan, pour l’assemblage, c’est de commencer par la plus grosse commode. Moins grosse que l’ancienne, certes, mais pas petite non plus. Le meuble comporte énormément de pièces. Pas étonnant, y va y avoir huit tiroirs après ste commode-là. Quatre grands pis quatre petits. Le montage, bien que long, est fait de la manière la plus rapide dans les circonstances. Du genre que personne aurait pu faire plus vite. Pis là, j’y suis pas pour grand chose. En partant, Evelyne est super efficace pour lire pis comprendre les plans. 🏅 Moi oui, je suis capable pis j’ai assemblé plein de meubles tu seule dans ma vie mais ça me prend du temps à analyser les croquis, à repérer mes pièces pis à me convaincre que je fais la bonne affaire. Evelyne, elle, c’est un autre niveau. Elle dirige mon frère à la vitesse de l’éclair : « Prends ste planche-là, place la de même, visse ça dedans, retourne la, rentre ça dans le deuxième trou… » Une vraie machine. Pis mon frère, lui, est super habile pis logique. Faque ça niaise pas. En plus, y’a une visseuse.

Le démentèlement
Le résultat final

Moi, au milieu de tout ça, je m’occupe des à-côtés. Va chercher ça, déplace ça, passe un coup de balai, apporte une guénille, trouve le marteau, tiens ça… C’est pas long que j’ai de la misère à me plier pis à me déplier. 😬 Mon frère, encore plus. 😩 Faut dire qu’on a tous les deux des problèmes de dos. Comme mon père pis comme la moitié de la population. Y doit être 17h. quand on commence le montage de la deuxième commode, qui elle aussi, comporte huit tiroirs. Entre temps, Morgan est rentré du travail pis a disposé des boîtes du premier meuble. C’est Renaud qui s’occupe des trois boîtes suivantes. Je lui lance par le balcon d’en avant pis y les découpe en attendant son ami qui s’en vient le chercher pour la soirée. 🚗 Avec deux autres gars, y s’en vont souper pis jouer à Magic au Resto-Pub ludique Abyss, sur Jean-Talon, proche de Pie IX. Avant, les gars jouaient ici mais Renaud aime ça aller jouer ailleurs parce que ça lui fait une vraie sortie. Y doit pas être loin de 19h. quand mon frère pis sa blonde repartent vers Nicolet. Mon frère est magané du dos. J’ai ben vu qu’y dépliait pus complètement quand y marchait vers son char. 🤦‍♀️ Moi aussi, je suis rackée. Mais y faut quand même que je passe un coup de balayeuse rapide, que je refasse mon lit pis que je remplisse toutes mes commodes pour libérer la chambre de Morgan. 21h., tout est fait. Au milieu de tout ça, j’ai mangé deux-trois boutes de sandwichs de ce midi avec un mini restant de salade de légumineuses. Je suis complètement brûlée mais je suis vraiment contente. Prochaine étape : repeindre la chambre.

Assemblage de la deuxième commode
État des lieux présentement. Les murs vont être repeints. Le coffre, le tabouret, les skis et la maginifique lampe tochère vont décamper.

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