On est vendredi matin, c’est la rentrĂ©e, pis comme chaque annĂ©e, ça commence avec une pĂ©dago pendant laquelle on nous monopolise TOUTE la journĂ©e. đ En arrivant le matin, on est accueillis , comme toujours, avec des viennoiseries (j’en mange pas) pis du cafĂ© (que j’aime pas trop) dans le hall d’entrĂ©e. Devant les tables, y’a toute une cohue. đ§đ©đšâđŠČđ”đ©âđбđšâđŠłđšđšâđŠČđ©đ±ââïžđ©đ”đšâđŠłđšâđаđšđ©âđŠłđ©đšâđбđšâđбđ§đ©âđŠłđ±ââïžđ©âđбđ§Les enseignants de tous les programmes en formation professionnelle sont prĂ©sents ainsi que les conseillers pĂ©dagogiques, les employĂ©s de soutien, les directions adjointes pis le GRAND directeur. Les gens sont contents de se voir aprĂšs deux mois de vacances. Ăa jase, ça mange pis ça renverse du cafĂ©. AprĂšs une demi-heure de babillage, tout ste beau monde-lĂ se fait enfermer dans l’auditorium pour l’avant-midi. đ Ă l’avant de la salle, notre directeur part le bal avec son mot de bienvenue, un retour sur la derniĂšre annĂ©e scolaire pis des indications pour l’annĂ©e Ă venir. Aujourd’hui, le boss est en grande forme. Son discours nous faire rire pis sourire Ă plusieurs reprises. đ Je l’Ă©coute avec bonne volontĂ© mĂȘme si je prĂ©fĂ©rerais cent fois ĂȘtre dans mon bureau Ă rĂ©pondre Ă tous les courriels reçus pendant l’Ă©tĂ© ou Ă prĂ©parer mes affaires pour l’arrivĂ©e des Ă©lĂšves mardi. En plus, j’ai super mal au c… sur les bancs en plastique qui datent de 1842. đ© Je me tortille, je change de position cent fois pis je m’impatiente. Ă 10h., le directeur en a fini avec nous autres. C’est lĂ que, comme Ă chaque annĂ©e, la maudite confĂ©renciĂšre fait son apparition. đĄ
Auteur : Sarah
Back to school !
Bon ben ça y est, c’est mon dernier jour de vacances. đ€·ââïž Est-ce que je suis déçue ? Pas vraiment. Est-ce que je suis contente de retourner au travail ? Oui. C’est drĂŽle parce qu’en juin, ma chum Katrine pis moi, on avait hĂąte de tomber en vacances pis on se disait : « Check ben ça, lĂ on est Ă boute mais en aoĂ»t, comme d’habitude, on va se dire qu’on est contentes de revenir ». đ€Ł Pour ma part, c’est de mĂȘme Ă chaque printemps. Autour de mai, des fois avant, je commence Ă avoir mon voyage pis quand la fin de l’annĂ©e arrive en juin, je me dis que j’aurais pas eu l’Ă©nergie de faire une journĂ©e de plus. Pis lĂ ben mes vacances commencent… La premiĂšre semaine, je me sens en genre de transition. Je travaille pu mais je me sens pas en vacances non plus. đ Y faut dire qu’Ă la mi-juin, y se passe pas grand chose. La plupart des gens travaillent encore pis y’a pas grands festivitĂ©s de commencĂ©es. AprĂšs ça ben, je me fais tranquillement Ă mon nouveau beat. Les journĂ©es rallongent, la St-Jean arrive, la chaleur s’installe pis lĂ ben, je switche en mode vacances, en tĂąchant d’en profiter tous les jours au maximum pour ne rien regretter Ă la fin aoĂ»t. Pis bon, dix semaines de vacances, c’est pas donnĂ© Ă tout le monde. Je m’en voudrais de me plaindre quand ça se termine pis je m’en voudrais encore plus de pas en profiter quand ça passe. đ
Lire la suite de « Back to school ! »Bye bye GaspĂ©sie ! đą
Dernier jour de notre petit pĂ©riple. Le dĂ©part est fixĂ© Ă 7h30 parce que mon pĂšre aimerait ben attraper la traverse de RiviĂšre-du-Loup, Ă 11h15, pour revenir ensuite par Charlevoix. đą On va tu arriver Ă temps ? On va tu pouvoir monter sul bateau ? Y’a rien de moins certain. Apparemment, y faut ĂȘtre lĂ 90 minutes Ă l’avance pour s’assurer d’une place. On verra rendu lĂ . Ce matin, tout comme hier, mon pĂšre est un peu d’avance dans le parking. Apparemment, y’a pratiquement mieux dormi que chez lui. Je suis contente. đ Dehors, le temps est un peu plus clair aujourd’hui mais c’est quand mĂȘme nuageux. Je prends une petite photo avant de partir. On avait mĂȘme pas vu encore qu’on pouvait apercevoir un quai depuis notre motel. En passant devant le Tim Hortons, on attrape deux cafĂ©s Ă boire en chemin. đ Ă matin, on a pas le temps d’aller jaser avec Robert pis GĂ©rard. Traversier ou pas, y faut avancer parce que MontrĂ©al, c’est pas Ă la porte !
Lire la suite de « Bye bye GaspĂ©sie ! đą »La GaspĂ©sie en bleu, blanc, gris
On avait dit 9h. mais dĂšs 8h50, j’aperçois mon pĂšre dehors par la fenĂȘtre de ma chambre, tout pimpant avec ses bermudas, son polar Ă carreaux pis ses petits cheveux ben peignĂ©s. đ Aujourd’hui, le temps est brumeux (parfait pour ma face) pis y’annonce pas si chaud. Par contre, comme y’a aucun vent, on est plutĂŽt bien dehors. C’est juste un peu plate pour la vue parce que tout comme l’an dernier quand j’Ă©tais ici, on voit pas loin devant. đ Mais bon, asteur c’est de mĂȘme. Les conditions climatiques sont toutes fuckĂ©es pis tant qu’y pleut pas, ben on peut s’estimer chanceux. Le plan du jour avec mon pĂšre, c’est surtout de ROULER. Ă son Ăąge, je peux toujours ben pas l’emmener escalader le Mont Albert ou sauter du Mont St-Pierre en deltaplane. Ok, oui yĂ© en forme, oui yĂ© mobile, mais y’a quand mĂȘme des limites. En plus c’est ça qu’il aime lui : rouler, admirer les paysages, trouver des marinas pis virailler dans des villages ou dans des petites rues inusitĂ©es. L’affaire qu’il affectionne par-dessus tout (mon frĂšre en est tĂ©moin), c’est de visiter des terrains de camping, surtout ceux dans lesquels on a pas le droit d’entrer ou des petites routes privĂ©es interdites Ă monsieur pis madame tout le monde. Son truc, si yĂ© repĂ©rĂ©, c’est de sortir un nom au hasard pis de dire qu’y cherche ste personne-lĂ . Y’a ben juste lui pour penser Ă une affaire pareille. đ
Lire la suite de « La GaspĂ©sie en bleu, blanc, gris »En road trip avec le boss !
J’y croyais pu mais c’est finalement Ă matin que je pars en GaspĂ©sie avec mon pĂšre. đ Au dĂ©but de l’Ă©tĂ©, j’avais rĂ©servĂ© des chambres Ă Mon joli motel Ă deux dates diffĂ©rentes, le but Ă©tant d’y aller au premier week-end choisi mais d’avoir un plan B, en cas de mauvais temps. Les premiĂšres dates, c’Ă©tait du 26 au 28 juillet, une semaine aprĂšs ma sortie de l’hĂŽpital. Ste fin de semaine-lĂ , y’annonçait super beau mais y’a fallu annuler Ă cause de mon interdiction de sortir Ă la lumiĂšre du jour. đ ââïž Les deuxiĂšmes dates, c’Ă©tait du 9 au 11 aoĂ»t. Ste coup-lĂ , c’est Debby qui a dĂ©cidĂ© pour nous-autres. Avec toute la pluie annoncĂ©e pis qui est vĂ©ritablement tombĂ©e, y’a ben fallu se rendre Ă l’Ă©vidence. La seule dĂ©cision intelligente, c’Ă©tait de rester chacun chez nous. đ€·ââïž N’empĂȘche, j’Ă©tais ben déçue parce que je voulais vraiment faire ste petit voyage-lĂ avec mon pĂšre. Bon, y me restait encore deux semaines de vacances mais rĂ©ussir Ă booker de quoi Ă la derniĂšre minute, c’Ă©tait pas gagnĂ©, d’autant plus que je voulais pas rĂ©server n’importe oĂč. Un monsieur de 80 ans, ça mĂ©rite quand mĂȘme un peu de confort. Finalement, Ă force de recherches pis de jonglage avec les dates, je suis venue Ă bout de nous trouver deux belles chambres, avec vue sur la mer. Restait juste Ă croiser les doigts pour la maudite mĂ©tĂ©o… đ€
Lire la suite de « En road trip avec le boss ! »Ma soeur
Je parle pas souvent de ma soeur, ni avec mes amis, ni avec mes collĂšgues, ni mĂȘme avec ma famille. C’est pareil pour ma mĂšre. En trente-trois ans, on a pas nommĂ© son nom ben souvent. Au mieux, des fois, on va faire allusion Ă l’une ou l’autre, quand c’est « nĂ©cessaire ». Ă quoi bon, de toute façon, retourner le fer dans la plaie ? Nous autres chez nous, on se concentre sur les vivants, pas sur les affaires plates qu’on peut pas changer. En plus, on hait ça pour mourir de se faire plaindre. đŠ
Je parle pas souvent de ma soeur mais ça m’empĂȘche pas d’y penser pis de m’en ennuyer. Faut dire qu’on se parlait tous les jours, au tĂ©lĂ©phone ou par Messenger. On dirait qu’on avait tout le temps quelque chose Ă se dire, mĂȘme la plus petite insignifiance. On riait beaucoup aussi. Ma soeur pis moi, on Ă©tait ben diffĂ©rentes mais on avait aussi plein de points communs pis d’intĂ©rĂȘts partagĂ©s. Heureusement, Ă©tant l’enfant du milieu, j’en ai autant, sinon plus, avec mon frĂšre. Franchement, pour ça, j’ai Ă©tĂ© plus que chanceuse. đ€© C’est pour ça d’ailleurs que j’aime pas m’apitoyer ou susciter de la « pitiĂ© ». Moi, je considĂšre que dans la vie, j’ai Ă©tĂ© chanceuse. Tout le monde a ses Ă©preuves pis y’en a des pires que d’autres. C’est toute. D’ailleurs, je connais des gens ben plus badluckĂ©s que moi.
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En voie de guérison
La journĂ©e de dimanche, c’est pas compliquĂ©, je la passe couchĂ©e sul divan avec une dĂ©barbouillette dans la face, me rĂ©veillant uniquement pour avaler ou m’injecter des mĂ©dicaments. Oui ma peau brĂ»le moins que les jours prĂ©cĂ©dents mais c’est encore chaud pis extrĂȘmement douloureux tellement c’est enflĂ© pis sec. AprĂšs souper, je sens quand mĂȘme un petit regain d’Ă©nergie, assez pour rester assise quelques minutes pis reprendre un peu goĂ»t Ă la vie. C’est lĂ que je commence Ă raconter ma mĂ©saventure sur mon blog parce qu’Ă©videmment, j’ai pas Ă©crit ça pour vrai en direct de l’hĂŽpital. đ« Je me couche Ă 22h15, aprĂšs mon injection d’antibios. Je suis tannĂ©e d’ĂȘtre malade pis Ă©coeurĂ©e de tenir ma maudite dĂ©barbouillette. Ăa l’air de rien, mais de la ratine dans la face, 24h/24, ça finit par ĂȘtre irritant, au propre comme au figurĂ©. En plus, y faut que je sois en forme demain matin. C’est mon rendez-vous de suivi Ă la CitĂ©-de-la-SantĂ© pis j’aimerais ça ĂȘtre capable d’y aller tu seule. Mon frĂšre s’est Ă©videmment proposĂ© mais je trouve que ça y fait une bonne trotte, en plus de manquer encore le travail. Pis bon, tu peux pas te vanter dans la vie d’aimer tant vivre tu seule pis pas ĂȘtre capable de te dĂ©brouiller au moindre imprĂ©vu. đ ââïž Je m’entends quand mĂȘme avec lui pour le tenir au courant de mon Ă©tat aprĂšs mon injection de 6h., demain matin.
Lire la suite de « En voie de guĂ©rison »Home sweet home
Quand je me rĂ©veille vendredi, je file pas tant mieux mais selon l’infirmiĂšre, ma face est un peu moins pire. Bon, c’est vrai que ça commence Ă ĂȘtre un peu plus supportable mais c’est mon Ă©tat gĂ©nĂ©ral qui a l’air Ă se dĂ©grader. Je suis fatiguĂ©e, j’ai pas d’Ă©nergie, je tiens pas trop assise, j’ai un bon mal de tĂȘte pis un vague mal de coeur. đ€ą Y faut dire qu’avec la madame qui criait pendant toute la nuit, c’Ă©tait pas super reposant. Ă un certain moment, je l’ai entendu crier que son vagin Ă©tait tombĂ© Ă terre. Vous voyez le genre. En fait, comme de ma civiĂšre j’Ă©tais auditivement tĂ©moin de tout, j’ai compris qu’elle avait seulement rĂ©ussi Ă enlever sa sonde par elle-mĂȘme. J’entendais les infirmiĂšres, Ă©berluĂ©es, se dire entre elles qu’elles n’avaient jamais vu ça. ParallĂšlement à ça, y’avait un gars qui criait Ă l’autre boute qu’il avait vraiment envie pis les infirmiĂšres qui y rĂ©pondaient : « Vous avez une sonde monsieur, vous pouvez faire pipi ». Nuit extraordinaire. đ
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Ouin, c’est pas ben exotique comme destination pis c’Ă©tait pas prĂ©vu non plus. Tout commence dimanche le 14 juillet, quand sul chemin du retour du Nouveau-Brunswick, je ressens une douleur puis une boule dans le cou (un ganglion) pis que je remarque, rendue Ă la maison que mon oreille droite est pas mal rouge pis Ă©paisse. đ Jusque-lĂ , pas de panique. đ« Je dĂ©fais mes bagages, starte le lavage, lave mon char pis prĂ©pare Ă souper pour les hĂ©ritiers. Avant de me coucher, ce mĂȘme dimanche, je constate que la rougeur a l’air de vouloir s’Ă©tendre vers ma joue. J’avale trois Tylenols, trois Advils pis je me couche, confiante que demain, tout ça sera de l’histoire ancienne. Eh ben non, lundi, force est d’admettre que la rougeur pis l’inflammation ont continuĂ© de s’Ă©tendre. En plus, ma peau est BRĂLANTE comme ça se peut pas pis mon oreille est tellement enflĂ©e que je commence Ă ĂȘtre sourde de ste bord-lĂ . Je me dis que je vais laisser passer la journĂ©e pis que je verrai quel bord tout ça prend demain. En attendant, je continue Advils + Tylenols pis j’applique de la glace pour tenter de refroidir ma peau. Au cours de la nuit, j’avale aussi deux Benadryls pĂ©rimĂ©s, dans l’espoir de stopper une potentielle rĂ©action allergique.
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