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Le sapin de Noël

Je voulais acheter mon sapin de Noël hier après le travail mais le monsieur, au kiosque extérieur de la Place Versailles, acceptait pas les paiements par carte pis y commençait à faire trop noir pour que je couraille au guichet automatique. Avec toutes les fusillades depuis l’été à Montréal, y vaut vraiment mieux s’abstenir de sortir en soirée. D’ailleurs, celle qui est survenue dans la nuit de jeudi à vendredi a eu lieu à distance de marche de chez nous. Je vis pourtant pas dans un quartier dangereux mais ça a ben l’air qu’on est pu en sécurité nulle part. ☹️

C’est donc pas trop tard à matin que je pars en mission pour l’achat du fameux sapin. Le défi, c’est d’en trouver un beau, pis surtout pas trop gros pour le rentrer entièrement dans le KONA. Évidemment, yé hors de question que j’attache quoi que ce soit sul top de mon char. 11h., la transaction est conclue. En rentrant les deux boutes de mon sapin dans des grands sacs à poubelle, je réussis à le trimballer ni vu ni connu dans mon bolide. Reste juste à le monter au TROISIÈME pis à le visser dans son socle avec l’aide de Renaud.

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Mon tableau EXCEL

Depuis septembre, je regarde la troisième saison de Si on s’aimait pis je suis découragée de constater à quel point les gens sont prêts à tout pour être en relation avec quelqu’un même si ça semble extrêmement inconfortable, stressant, épuisant, étouffant pis même angoissant. Pourquoi les gens tiennent-ils à être en couple à ste point-là ? Pourquoi ne sont-ils pas bien tout seul ? Que ce soit clair, je juge pas ça. J’aimerais comprendre, tout simplement.

La psychologue/sexologue de l’émission dit que c’est tout à fait normal pis légitime de pas sentir le besoin d’être en couple quand on est bien avec soi-même pis qu’on est bien entourés point de vue famille et amis. Moi, ça ben d’l’air que c’est là que je me situe. Dans ma vie, j’ai été en couple pendant 24 ans pis là, ça me tente pu. On dirait que je suis rendue à un point où j’ai placé toutes mes affaires comme je voulais, pareil comme dans un tableau EXCEL, comme le dit si bien mon ami Vincent. Dans mon tableau, toutes les cases sont remplies pis toutes les formules fonctionnent faque j’ai absolument pas le goût de bouger quelque chose pis de risquer de tout débalancer. Pas le goût pantoute. Un tableau EXCEL qui calcule mal, c’est vraiment de la marde. 💩

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Des nouvelles du chat

Ça fait quasiment quatre mois que le gros Charlot est à la maison pis on est encore en train de s’adapter. Ça vous semble long ? Peut-être, mais y faut pas oublier que Charlot, c’est pas un bébé. Y’avait tout un passé avant que je l’adopte. Charlot, c’est un chat de la DPJ. 😦

À ce qu’on m’a dit, mon Charlot, c’est pas un chat qui a été maltraité. Y’a vécu dans la même famille pendant environ deux ans, avec ou sans enfants, ça, je le sais pas. Toujours est-il qu’un beau jour, y s’est mis à faire pipi en dehors de sa litière pis que sa famille, faute de moyens financiers pour investiguer sur sa santé, l’a apporté à la SPCA où on y’a détecté une infection urinaire. La technicienne en soins animaliers avec qui j’ai fait affaire là-bas m’a dit que ça c’était soigné assez facilement. Par contre, j’ai vu dans son dossier médical, qu’il a dû subir plusieurs examens pis prendre pas mal de médicaments. Une fois rétabli, mon Charlot a été placé en famille d’accueil, en attente d’adoption. Y’a vécu là-bas environ deux mois avant que j’aille le chercher.

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Le gâteau de ma mère

On est le 14 février 2004 pis c’est les 1 an de Morgan, mon bébé de la St-Valentin. C’est l’après-midi. Morgan fait sa sieste pis Renaud, qui a 2 ans, dort aussi. William, 6 ans, est tranquille devant la TV. Mon mari, 35 ans, est parti travailler. 😀

J’ai prévu profiter de l’heure de la sieste pour préparer le gâteau de fête à Morgan mais je me rends compte que j’ai oublié d’acheter ce qu’y faut, c’est-à-dire une boîte de mélange à gâteau Duncan Hines pis une boîte de glaçage de la même marque. Pourquoi me casser la tête à préparer un gâteau maison quand personne voit la différence ? Évidemment, le gâteau tout fait de la pâtisserie, on oublie ça avec l’allergie de Renaud faque même si c’est ben cute, je prépare toujours tout moi-même.

Comme j’ai pas envie de sortir avec les trois enfants après la sieste, je me dis que je vais faire un gâteau maison. Dans l’armoire en dessous de mon micro-ondes, j’ai un cartable rempli de recettes écrites à la main par ma mère. Comme elle cuisinait beaucoup, je me dis qu’il y a forcément une recette de gâteau là-dedans. Ça fait plus de 20 ans que j’ai le cartable pis je l’ai jamais ouvert. Ça ben l’air que c’est aujourd’hui que ça va servir.

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Jamais deux sans trois

« Toi, tu devrais écrire un livre« … Voilà ce qu’on me répète depuis des années.

Moi ça ? Écrire un roman ? Une fiction ? Impossible. J’ai aucune imagination.

J’ai tellement pas d’imagination que même si ma vie en dépendait, je pense que je serais incapable de trouver une idée qui tienne la route. On pourrait me poser un gun sur la tempe, un couteau sur la gorge, me retenir captive, me menacer de m’interdire l’accès à la SAQ… Bon ok, si on me prenait par les sentiments, j’aurais peut-être une illumination. 🙂

J’ai pas d’imagination mais j’aime écrire. J’ai toujours aimé écrire. Toute petite, je passais des heures enfermée à faire des « recherches » dans l’unique but d’écrire des pages et des pages de texte. Je lisais beaucoup aussi : des romans, des revues, des recueils de poèmes pis même des encyclopédies. Avec toutes ces informations-là en tête, j’inventais des histoires vraiment nulles pis des « poèmes » aux rimes douteuses. Absolument rien ici pour devenir célèbre.

L’inspiration n’étant vraiment pas mon fort, au fil du temps, j’ai commencé à écrire sur moi-même. Après tout, ma vie est perpétuellement remplie d’aventures cocasses pis de badlucks plus ou moins rigolotes.

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