Après un deuxième déjeuner chez Pains d’exclamation, on revient au motel pour paqueter notre stock pis reprendre la route. 🚗 On s’était dit qu’on serait pas si pressés de rentrer à Montréal aujourd’hui parce que moi je suis en vacances pis que William travaille seulement à 11h. demain matin. De fait, le planning du jour est ambitieux. La première activité au programme, c’est une petite visite au Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie. Évidemment ste parc-là est IMMENSE, comme la plupart des parcs nationaux, faque on a prévu à l’avance trois petits sentiers qui nous intéressent. Le parc lui, yé à seulement 20 km du motel, accessible par St-Aimé-des Lacs. 20 km en fait, c’est ça que Google map dit. En arrivant au point indiqué par le GPS, on constate cependant qu’on est pas pantoute à l’entrée d’un parc national. Le seul chemin visible sur la droite, c’est un route en sable à peine assez large pour un seul véhicule. En poursuivant sur la route principale, on trouve finalement l’entrée 15 km plus loin.
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Charlevoiseries en deux temps
Réveillée un peu avant William, je sors marcher aux alentours du motel, le temps qu’il s’extirpe de sa léthargie. J’ai à peu près ben dormi mais j’ai eu froid par boutes parce qu’on avait laissé les fenêtres ouvertes aux deux extrémités de la chambre pis que j’avais pas envie de me lever pour en fermer au moins une. William, lui, y’a dormi comme un loir. Aujourd’hui, nos projets sont aussi incertains que la météo mais y’a UNE affaire à laquelle on tient par-dessus tout : aller déjeuner chez Pains d’exclamation, une boulangerie artisanale que j’avais découverte quand j’étais venue tu seule en 2022 pis que j’ai fait découvrir à l’héritier l’année passée. Là-bas, t’as des super bons déjeuners pis des cafés de toutes sortes dans une ambiance chaleureuse pis amicale digne des petits villages touristiques. On va commencer notre journée là pis on va voir après ce qu’on patente. On prévoit des averses pis mêmes des orages violents en après-midi. Pourquoi pas une petite bordée de neige tant qu’à être partis ? Au moins, c’est supposé s’améliorer autour de 16h. pis être très beau demain. 🌞🌞🌞 On va miser là-dessus.
Lire la suite de « Charlevoiseries en deux temps »The last but not the least
Deuxième réveil dans ma maison ancestrale. J’ai mieux dormi. Aujourd’hui, c’est ma dernière journée en sol saguenéen. J’ai pratiquement rempli tous mes objectifs malgré une météo imprévisible. ✔️ Encore à matin, c’est pas trop clair. Pleuvera, pleuvera pas ? La météo annonce soleil, nuages, brouillard devant se dissiper + probabilité de pluie. Un beau cocktail encore une fois. De mes plans initiaux, y me reste deux activités à cocher : une randonnée dans un parc national pis une visite au Musée de la petite maison blanche. Pour la parc national, ma préférence allait pour celui du Fjord du Saguenay mais j’hésite, étant donné le temps incertain. En plus, les randonnées là-bas ont l’air plutôt costaudes pis on se le cachera pas, après mes péripéties d’hier, j’ai pas l’énergie dans le tapis. À matin d’ailleurs, j’ai une tite raideur dans les mollets, vestige de ce qui s’apparentait beaucoup plus à de l’escalade qu’à de la randonnée. En plus, hier, j’ai pas marché avec mes vrais bons souliers. Ça aussi, ça paraît.
Lire la suite de « The last but not the least »Y pleut, y mouilleeeeeee !
Deuxième nuit on ne peut plus parfaite dans mon petit motel en bordure du Lac-St-Jean. À matin par contre, je suis pas pressée de me lever parce qu’y tombe des cordes. Comble de malchance, c’est censé rester pas mal de même pour le reste de mon séjour. 😥 Quessé que je vais faire ? Je sais pas trop. Improviser, j’imagine, pis profiter quand même. Anyway, yé trop tard pour annuler mon deuxième hébergement. Pour aujourd’hui, mes plans sont pas mal faits. Un, quitter ma chambre le plus tard possible. Deux, aller déjeuner-dîner ben lentement. Trois, aller tuer du temps au Musée Mashteuiatsh juste à côté. Quatre, rouler jusqu’à Chicoutimi (1h30 de route). Cinq, aller visiter le Musée de la petite maison blanche. Avec tout ça, ma journée devrait être pas pire remplie. Pour les autres jours, ben je verrai. Pour tu suite, je les prends un à la fois, comme les AA, sobriété en moins. 🤣
Lire la suite de « Y pleut, y mouilleeeeeee ! »Gaspésie, c’est fini !
Ce matin, dans ma petite tourelle pas barrée, yé quasiment 7h. quand je me réveille. Pas plus inquiète qu’y fallait quand je me suis couchée hier soir, j’ai finalement très bien dormi. L’endroit était calme malgré la proximité de la route 132 pis pour une fois, j’avais un oreiller qui avait de l’allure. Par principe, je laisse pas de pourboire à la femme de chambre même si l’histoire de la serrure devait pas être de sa faute. En contrepartie, je laisse un petit message relativement poli pour signaler mon mécontentement. Voyons donc, plus j’y repense, moins ça a de sens st’affaire-là. T’es en voyage pis on te loue une chambre qui barre pas, sans te le dire en plus ? Pis l’autre innocent qui me répète : «Y’a pas de problème madame, y’a pas de problème». Eille, yé chanceux que j’aie été trop fatiguée hier soir pour argumenter parce que si ça avait été à matin, j’y aurais répondu que si MOI je dis qu’il y a un problème, ben Y’A un problème. Ben oui, l’établissement va prendre la responsabilité si je me fais voler. Faque quoi ? Je repars chez nous pu de téléphone, pu d’ordi, pu de portefeuille, pu de clé de char pis peut-être même pu de char mais c’est pas grave ? Maudit niaisage. Eille, j’étais pas dans un champ ciboire, j’étais sur la route ! 😡
Ce n’est qu’un aurevoir, mes frères…
Réveillée par moi-même à 5h45, je ramasse mon stock tranquillement pis je paquete le KONA. Aujourd’hui, je dois rouler jusqu’à Rimouski pis comme ça représente 430 km + quelques arrêts en chemin, je veux pas partir trop tard. En sortant de ma chambre à 6h30, j’aperçois le soleil pratiquement pour la première fois depuis mercredi. J’en profite pour faire quelques photos avant de quitter Percé, à la fois déçue que mon périple s’achève pis contente de peut-être sortir du maudit brouillard. Eille, ça va faire là. Depuis trois-quatre jours, j’ai l’impression d’être la vedette d’un mauvais film en noir et blanc. Bon, j’ai pas à me plaindre, j’en ai quand même beaucoup profité mais là, assez c’est assez. On est au mois de juillet ciboire. J’aimerais ça voir de la lumière pis de la chaleur.. 🌞
Lire la suite de « Ce n’est qu’un aurevoir, mes frères… »Brouillard un jour, brouillard toujours !
C’est ma dernière journée à Percé pis je compte bien en profiter même si pour l’instant, on est toujours dans le brouillard total. Je commence ça avec un GROS déjeuner au resto de mon hôtel. Au menu : oeuf, bacon, patates, fèves au lard, pain brun, fruits, jus d’orange pis café. De quoi tenir pratiquement jusqu’au souper même si yé seulement 9h. Au resto, je suis servie par une madame différente de celle d’hier qui me dit, après avoir pris ma commande : « Vous, vous êtes venue ici l’année passée hein » ? Eille, quand je vous dis que je suis inoubliable, c’est pas des paroles en l’air. Me semble pourtant que j’ai rien de tant particulier pour qu’on me reconnaisse au milieu des milliers de touristes qui passent par ici. À moins que ce soit mon kangourou de « L’amour crisse » ? Je dois quand même pas être la seule à porter ça. En partant, j’ai au moins deux cousines qui en ont un. 🤷♀️
Lire la suite de « Brouillard un jour, brouillard toujours ! »Une percée à Percé…
J’ai moyennement ben dormi dans ma nouvelle chambre, en grande partie à cause de l’oreiller, ben trop GROS encore une fois. Eille, y’en a HUIT dans ma chambre. Me semble qu’y pourraient en prévoir pour tous les goûts !? Bref, la nuit prochaine, je pense que je vais rentrer la p’tite couverte que je garde toujours dans ma valise de char pis je vais la plier à l’intérieur d’une taie. Je suis certaine que mon cou va me remercier de cette initiative. Pour tu suite à matin, je suis pas ultra pressée parce que j’ai pas grand chose sul programme pis que le temps est pas vargeux. À 9h., je sors quand même manger une GROSSE crêpe aux fruits au resto de mon manoir pis j’entreprends ensuite une petite marche au bord de l’eau. J’en profite pour passer un coup de fil à mon père, question de le tenir au courant de mon périple. Yé content d’avoir des nouvelles, même si je l’avais déjà appelé lundi soir, quand j’étais à Cap-Chat. On jase une vingtaine de minutes. Mon père me dit qu’il y a des avertissements d’orages violents pis de tornades dans plein de régions y compris Montréal. J’espère que Renaud a bien pensé à fermer les fenêtres chez nous.😬Ici, à Percé, c’est très gris mais y pleut pas. Le brouillard est censé se dissiper plus tard mais pour l’instant, tu peux même pas te douter que juste devant toi, y’a un ÉNORME rocher planté dans l’eau. Pour vrai, si c’était à matin ta seule occasion de le voir, ben c’est mort. ☠️
Lire la suite de « Une percée à Percé… »Percé, me revoilà !
Mine de rien, voyager tu seule, c’est fatigant ! Trouver tes hébergements pis tes lieux d’intérêt (bon en Gaspésie, c’est facile), trimballer tes bagages, t’installer dans ta chambre, ramasser ta chambre, conduire des centaines de kilomètres sans personne pour prendre la relève ou au moins exercer une vigilance supplémentaire… Je vous jure que jusque là, je me suis jamais couchée ben ben tard. Y faut dire que je me lève relativement tôt aussi. À matin d’ailleurs, après une assez bonne nuit, je me lève à 7h30, trop heureuse d’apercevoir un rayon de soleil depuis la fenêtre de ma cabine. En plus, le propriétaire des lieux m’a informée hier que de 8h. à 9h., y’a du café pis des muffins à la réception. Je serais ben folle de m’en priver d’autant plus qu’autour, à part de l’eau, y’a pas grand chose. 🤷♀️
Lire la suite de « Percé, me revoilà ! »Huit semaines
Ça l’air de rien mais j’ai eu une méchante année scolaire. Pour vrai, j’ai jamais été autant occupée au travail. Pourtant, initialement, mon année s’annonçait on ne peut plus cool. À mon horaire, j’avais juste des cours que j’avais déjà donnés donc peu de préparation pis aucun défi. Conditions parfaites pour se la couler douce. Je me voyais déjà en train d’enseigner les yeux fermés pis les doigts dans le nez en meublant les trous dans mon horaire par du travail personnel relax sur fond de musique classique tout en buvant des cafés moka préparés par le barista qui parle à l’imparfait au café d’en face. À moi la quiétude, la zénitude, la paix d’esprit. Mais ça, c’était sans compter que jamais rien se déroule comme prévu. 😬 Faque…
Douche froide en début d’année même si on savait que ça s’en venait. Le programme dans lequel j’enseigne a été complètement révisé. On passe de seize compétences (cours) à vingt-cinq. La formation va s’allonger de 360 heures. C’est une refonte majeure. Mes collègues pis moi, on va devoir enseigner des notions qu’on enseignait pas avant. On doit remonter tous les cours, produire des cahiers pis des examens, acheter du matériel, reconfigurer les locaux, tout ça pour août 2024. Août 2024, c’est demain. On a pas le choix de consacrer nos précieuses heures de travail personnel au développement de notre nouveau matériel mais même avec la meilleure volonté du monde, y’a fort à parier qu’on va finir de construire l’avion en plein vol. Vu de même, c’est plutôt épeurant. La zénitude vient de prendre le bord sur un méchant temps. 😩
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