À ma grande joie, j’ai passé une bonne dernière nuit pis c’est en forme que je me réveille ce matin, une heure plus tôt que ce que j’avais prévu. Toilette rapide, déjeuner en bas avec les filles, je remonte à ma chambre pour faire mes bagages une dernière fois. 🧳 Avec Wingbuddy, le départ se passe comme à l’arrivée. C’est à dire que tout le monde part pas exactement à la même heure. Mes amies pis moi, on est les seules sur notre vol, comme à l’aller. C’est nous qui repartons le plus tard, avec un vol à 14h10. À 10h30, un petit van arrive à l’hôtel pour nous conduire à l’aéroport de Madrid. 🚐 Ça y est, c’est maintenant que notre épopée espagnole se termine. À l’aéroport, les choses vont vite. Y faut dire qu’asteur, avec toutes les bornes automatisées, tout est beaucoup plus rapide. En passant les contrôles de sécurité, je suis choisie, comme l’an dernier, pour un random check. On me frotte un petit papier sur les deux côtés des mains pis sur le ventre, en recherche d’une substance quelconque. Je patiente pendant que la machine analyse les petits boutes de papier. Hourra, j’ai le feu vert. Je rejoins mes amies qui elles, n’ont pas eu ste contrôle-là ni cette année, ni l’année dernière. Je dois avoir l’air suspecte y faut croire. 🤷♀️ 13h30, l’embarquement commence. 14h15, on décolle pour 7h55 de vol. 🛫

Hier après-midi, j’ai fait mon enregistrement en ligne pis j’ai choisi le même siège qu’à l’aller, le 24A, près du hublot. Mes amies, elles, se sont enregistrées sur place au comptoir Air Transat pis sont dispatchées dans la queue de l’avion. Coup de chance, encore une fois, j’ai un monsieur qui s’installe à côté de moi, du côté de l’allée. Le siège entre nous deux est inoccupé, ce qui nous permet de bouger plus librement pis de déposer des affaires. En début de vol, je somnole un peu avec de la musique sur les oreilles mais je suis pas très fatiguée, étant donné qu’on est le jour. Ça tombe bien car un repas nous est rapidement servi. Je choisis les pâtes, accompagnées d’une petite salade, d’un pain, d’un petit morceau de gâteau pis d’un verre de vino. 🍷 Le reste du vol, je l’occupe avec de la musique, des sudoku pis des petits jeux sur l’écran devant moi. Je passe aussi un certain temps à scroller toutes les photos que j’ai prises durant les derniers jours, tout en me remémorant mon voyage. Je suis contente de tenir ce blog, que j’écris essentiellement pour moi, parce que ça va me permettre de me rappeler des petits détails que je finirais par oublier sinon. Dans un voyage pourtant, y’a pas que les attractions GRANDIOSES qui méritent qu’on s’en souvienne. Les gens rencontrés pis les petites anecdotes aussi, ça fait partie de l’aventure. Alors, est-ce que j’ai aimé mon voyage ? Oh oui, très certainement. Voici ce que j’en retiens.
Les lieux : L’Espagne est magnifique. 🤩 Comme c’est le deuxième pays d’Europe que je visite en deux ans, c’est sûr que je suis portée à comparer avec l’Italie. Mon opinion est que l’Espagne m’est apparue plus spectaculaire, avec des panoramas plus impressionnants. C’est vrai, par contre, que j’ai fait beaucoup plus de villes pis de kilomètres ici. Je sais que si j’avais continué vers le sud de l’Italie avec les membres de mon groupe qui avaient choisi cette option-là, mon avis serait probablement différent. Bref, j’ai été charmée par tout ce que j’ai vu pis tout ce que j’ai fait. Évidemment, j’ai pas pu tout voir ni tout visiter mais mon circuit m’a permis d’avoir une bonne idée du pays. C’était ça l’objectif.

Les gens : Je l’ai dit dans un autre billet. Les Espagnols me sont apparus moins sympathiques que les Italiens. 😐 Y sont plus secs pis impatients. Aussi, en règle générale, y maitrisent moins l’anglais. D’ailleurs, à Madrid, ça parle quasiment juste espagnol. Là-bas, t’as ceux qui parlent pas anglais pour vrai pis ceux qui font semblant de pas le comprendre. Faque d’une façon ou d’une autre, vaut mieux avoir une base en espagnol. Base que j’avais, heureusement, pis qui m’a bien servie. En gros, j’avais pas de problème avec tout ce qui était écrit : menus, indications, etc. pis je pouvais aussi comprendre à l’oral, quand le débit était pas trop vite ou agressif. Quant à parler, ça allait aussi, à l’exception que je conjugue pas mal tous mes verbes au présent. 🤣 Au moins, j’ai le vocabulaire. Le reste, je vais continuer à le pratiquer. On sait jamais quand on va tomber sur un Espagnol, hahaha ! 🤣 Pis quand je dis que ça parle pas anglais, c’est vraiment partout. Ce matin par exemple, le chauffeur qui venait nous chercher nous a texté en espagnol dans WhatsApp, sachant très bien qu’on était québécoises. À l’aéroport, même chose. Toutes les consignes nous ont été données uniquement en espagnol, incluant l’appel pour l’embarquement pis les instructions de mon dépistage surprise. 🤷♀️
La nourriture : Ça c’est pas compliqué. J’ai définitivement mieux mangé en Italie. En Espagne, on avait uniquement les petits déjeuners de compris dans le forfait. En règle générale, ça avait ben de l’allure, si ce n’est que moi, je mange pas beaucoup le matin. Mais ça, c’est mon problème. Sinon dans les restos, c’était plutôt bof. Faque soit on a pas choisi les bons restaurants, soit j’ai pas choisi les bons plats. Dans tout mon voyage, j’ai mangé deux repas que je qualifierais de très bons : le premier à Barcelone pis le buffet réservé par Gonçalo à Salou. Ensuite de ça, j’ai mangé trois repas que j’ai considérés simplement bons soit les deux à l’hôtel de Séville pis celui à l’hôtel de Cordoue. Tous les autres repas sont allés de passables à mauvais. 🙁 J’ai aussi fait deux soupers de craquelins-humus dans ma chambre pis quatre ou cinq repas de gaspacho uniquement. C’est pas mêlant, j’ai dû perdre cinq livres pendant mon voyage. L’autre affaire qui aidait pas avec les repas au resto, c’est leur maudite manie de faire toujours juste une facture pour toute la table. 🤦♀️ Ça, c’est vraiment une façon de faire européenne dont on peut s’accommoder quand on mange avec du monde qu’on connaît. Là, c’était pas le cas. On se retrouvait à table avec des gens de notre groupe, un peu aléatoirement, pis y fallait s’organiser pour qu’un de la gang paie pis que les autres remboursent. L’affaire c’est que tout le monde avait pas tant d’argent liquide pis encore moins de change à redonner à ceux qui remboursaient. Quand aux virements, ça aussi c’était compliqué vu que certains voyageurs avaient pas de données cellulaires pis que d’autres venaient des États-Unis. Bref, c’était d’une galère sans nom à chaque maudite fois. 😩
Le guide : Ça, ça a été une belle surprise de mon voyage. Parce que sincèrement, je pensais pas trouver quelqu’un que j’apprécierais autant que Lucy, la guide de l’été passé. J’étais même arrivée dans l’idée déjà faite de pas apprécier ma ou mon guide autant que ma Lucy. Mais non, ça a pas marché. Gonçalo était beaucoup trop charmant pour qu’on tombe pas « en amour » avec lui. 😀 Cela me fait dire que les guides, c’est comme les enfants. Tu peux en avoir plusieurs pis les aimer tous égal. 🤣
Le groupe : Bon, notre groupe était bien mais rien à voir avec celui de l’an dernier. Faque oui, on s’est parlé, oui, on a rigolé mais y’avait pas la même ambiance de groupe. En Italie, tout le monde était dans le même mood. En Espagne, c’était différent. Cela dit, j’ai quand même fait des belles rencontres dont Audrey et Serge qui étaient ben le fun pis ben drôles, Rosine et Euphrem qui étaient vraiment cutes pis sympathiques à jaser, pis Snigdha et Ahmit, le couple de personnes âgées anglophones auxquelles je me suis vraiment attachée. 😍 À ce propos, Ahmit, qui marchait toujours en avant, loin de sa femme, était finalement vraiment gentil. Apparemment, c’est sa femme qui lui disait de pas s’en occuper. Je pense aussi que comme y maîtrisait pas du tout le français ni l’espagnol, il avait peur de s’éloigner du guide. Sinon, y’avait plusieurs autres couples ben gentils avec lesquels j’ai eu des interactions. Reste les cinq autres anglophones avec lesquels j’ai moins parlé, le monsieur chialeux qui, avec sa femme et ses deux gars, est pas mal resté négatif tout le long du voyage, pis finalement, les deux voyageuses solo qui me sont restées plutôt antipathiques jusqu’au dernier jour. Quoiqu’il en soit, personne, à l’exception de Ahmit et Snigdha, a manifesté l’envie de rester en contact avec moi après le voyage pis j’ai rien manifesté moi non plus. 🤷♀️ Évidemment, y’a rien qui oblige à quoi que ce soit en dehors du voyage. Reste que ça détonne par rapport à l’été passé où on s’est tous échangés nos noms pis ajoutés dans Facebook. Et que dire de ma dernière soirée à Rome où on avait tous bu du vin pis mangé ensemble sur la terrasse d’une des chambres. J’en ai conservé un beau souvenir. 🤩
La chaleur : Est-ce que j’ai besoin de spécifier qu’en Espagne, c’était pire qu’en Italie et pire qu’au Québec ? Mais ça, c’est ma faute. 🏆 J’avais pas trop réfléchi à ça avant de réserver pis ça va me servir de leçon. Eille, laissez moi vous dire que j’ai jamais bu autant d’eau dans ma vie. Tsé, quand tu bois mais que c’est jamais assez ? Que ça étanche jamais ta soif ? Ben c’était comme ça. 😩 Je compte plus le nombre de bouteilles d’eau que j’ai achetées à Arlindo dans le bus (eau tiède dans son cas), dans les boutiques ou les supermarchés, ni celles que j’ai payées dans les restaurants. Pour vrai, l’eau était une véritable obsession au sein de notre groupe. Dès qu’on descendait quelque part, notre première préoccupation, c’était d’en acheter. Sérieusement, on buvait plus que des sapins de Noël frais coupés. 😁 Pis Dieu sait que ça boit. Bref, y’a fait chaud sur un méchant temps, ce qui me fait penser aux hôtels.
Les hôtels : De ce côté-là, j’ai tout apprécié. Toutes mes chambres étaient bien climatisées, propres, avec des lits très confortables pis parfois même une ou deux bouteilles d’eau gratuites dans le frigo. Une véritable bénédiction. Mention spéciale quand même à l’hôtel de Séville pis à celui de Cordoue. 🏅 Sinon, si je dois les classer dans l’ordre, je dirais que Grenade était un petit peu mieux que Valence pis que Barcelone et Madrid étaient ex aequo. La chambre pis le déjeuner étaient mieux à Barcelone avec un grand centre commercial en face. Quand à Madrid, l’hôtel était mieux situé, au coeur de l’action, pis directement devant l’arc de triomphe Puerta de Toledo, d’où le nom de l’hôtel.

Le flamenco pis la corrida : Deux activités optionnelles, on ne peut plus opposées. À Grenade, on a eu droit à un spectacle de flamenco de tradition gitane dans une maison troglodyte. C’était fascinant pis festif. Une super expérience. Quant à la corrida, je veux pus jamais revoir ça dans ma vie. 😭 J’espère même oublier un jour que ça existe. Non mais où sont les organismes de protection des animaux en Espagne ? Pis d’où sortent toutes ces personnes « dérangées » qui vont applaudir des taureaux en train de se faire torturer ? 🤔 Pour vrai, tout le groupe en est ressorti traumatisé. Définitivement, ça fait pas partie de notre culture.
Bon, sinon, avant de partir en voyage, j’avais fait quelques achats réfléchis, moi qui déteste magasiner. 😟 Entre autre chose, j’avais déniché un petit sac à bandoulière antivol que j’ai beaucoup aimé et qui a intéressé plusieurs filles dans le groupe. Aussi, j’avais acheté un nouveau ventilateur de cou sans lequel j’aurais jamais survécu pis des nouvelles sandales extraordinaires. Un compromis entre des sandales sport pis des sandales coquettes, qui se présentent en différentes combinaisons de couleurs, s’ajustent parfaitement bien, pis avec lesquelles j’ai marché plus de 60 km sans aucun inconfort. Mesdames, je partage ici les trois liens de mes articles coup de coeur pour vos futurs voyages.
Le ventilateur : https://www.bestbuy.ca/fr-ca/produit/ventilateur-de-cou-life4-de-jisulife-gris/19304397
Les sandales : https://rieker.ca/fr/collections/womens-sandals/products/d1j53?_pos=8&_fid=8ce2337bd&_ss=c&variant=52385833845027
Ah et pis tant qu’à faire, pour les données à l’étranger, je suggère la carte eSIM Holafly. Ça a parfaitement marché pour moi depuis deux ans. Données illimitées, facilité d’installation, tranquillité d’esprit : https://esim.holafly.com/fr/
Tout ceci me mène à 15h56 précises, quand l’avion se pose enfin en sol montréalais. 🛬 Encore ici, les étapes s’enchainent très vite : navette de l’avion à l’aéroport, douanes, récupération des valises puis navette de l’aéroport au parking. Yé même pas 17h. quand, avec Marie-Yoleine, je trouve William pile à l’endroit où il m’a laissée le 22 juillet. 😍 18h., je suis de retour à la maison. Les héritiers montent de chez leur père pour venir me voir. 😍 Je leur raconte mon voyage brièvement pendant que William commande une pizza. À la maison, tout est sous contrôle. Quasiment aussi clean que quand je suis là. Mon Charlot est « content » de me voir. 😻 Habituellement, quand je pars quelques jours, y vient me voir à la porte trente secondes pis retourne faire sa vie. Aujourd’hui, y reste assis devant moi, immobile, pis se laisse gratter la tête et le cou en me regardant avec sa grosse face. 😀 Y’a trouvé mon voyage long on dirait. En attendant la pizza, je défais rapidement mes bagages. C’est pas ben compliqué, tout s’en va au lavage. J’avais pus rien de propre. Certains items auraient cependant pu être reportés en cas de besoin. Après souper, William repart chez lui pis moi je saute dans la douche. À 22h., j’en peux plus. Yé 4h. du matin pour moi pis ça fait vingt et une heures que je suis debout. En me couchant, j’ai tout juste le temps de me faire la réflexion qu’on est bien dans son propre lit.
Black out total par la suite. 😴