Publié dans Aventures

Madrid

J’ai bien dormi dans ma mini-chambre de Madrid. Le lit était confortable, malgré le fait que c’était un petit lit simple. Bon, l’hôtel est pas le meilleur qu’on aura eu, notamment point de vue insonorisation mais franchement, c’était ben correct. De toute façon, moi, je vois toujours le verre à moitié plein. Faque aujourd’hui, on passe nos dernières heures avec Gonçalo. ☹️ De 9h. à 13h. environ. Pour faire un petit tour de la ville. Après ça, notre guide repart pis nous autres, on doit se gérer comme des grands jusqu’à notre départ demain matin. 😀 Notre découverte de la ville commence par un arrêt à la Plaza de la Armería où se trouvent la Cathédrale de l’Almudena pis le Palais royal de Madrid. On marche un peu aux alentours, sans toutefois entrer à l’intérieur des bâtiments qui ouvrent seulement plus tard. À cette heure-là du matin, la température est idéale. On transpire pas, pis on profite même d’un bon petit vent. Ça fait vraiment du bien de marcher sans être tous abattus par la chaleur. On sait qu’elle va inévitablement arriver mais pour l’instant, on savoure. En face de la Plaza, Gonçalo nous emmène voir une statue célèbre à Madrid : El Vecino Curioso (le voisin curieux). La tradition ici, est de lui taper les fesses, ce qui semble-t-il, porterait chance. Je pars le bal en demandant une photo de moi en pleine action. Les autres membres du groupe emboîtent le pas. C’est le moment du voyage où on rit le plus tout le monde ensemble.

Palais royal de Madrid
El vecino curioso

En retournant au bus, garé dans un genre de parking couvert, on retrouve Arlindo coincé avec un policier en train d’inspecter notre autobus. Un genre de random check, semble-t-il, pour voir si tout est en ordre. Notre guide dit que ça arrive parfois, d’autant plus que notre véhicule est immatriculé du Portugal. Apparemment que ça permet aussi de faire grimper le coût du parking, en nous gardant plus longtemps à l’intérieur. 😠 Le policier fait son inspection pis s’allume une cigarette avant même de sortir complètement de l’autobus. Une affaire qu’on verrait jamais ici. Mais en Espagne, comme en Italie pis probablement les autres pays d’Europe, ça fume beaucoup pis y’ont pas la même conscience ni les mêmes règlements que chez nous. Sur les terrasses, entre autre, c’est super désagréable. 😩 À la corrida, même affaire. Ça fumait comme des cheminées pendant toute la soirée. C’est là qu’on se rend compte qu’on est chanceux, au Québec, d’avoir des lois plus sévères. Bref, après la petite balade à la Plaza, on poursuit notre visite de la ville en passant devant la Banque d’Espagne puis le stade Santiago Bernabéu (stade du Real Madrid), pour passer finalement devant le Conseil supérieur de la recherche scientifique de Madrid, dont les extérieurs ont servi de décor pour la Fabrique nationale de la monnaie de la série La casa de papel. Malheureusement, le bâtiment se trouve loin, derrière un grillage. Je tente quand même de prendre une photo mais disons qu’on voit pas grand chose. Notre petit tour nous mène ensuite au Parc du Retiro, superbe endroit ombragé, agrémenté de fontaines pis d’un superbe bassin devant lequel est érigé le monument au roi Alphonse XII d’Espagne. 🤴 Je profite de la belle vue pour prendre une photo avec Gonçalo qui va nous quitter dans quelques instants.

La policia
Santiago Bernabéu
La fausse Fabrique nationale de la monnaie, tout au fond
Parc du Retiro
Avec Gonçalo

De retour à l’hôtel, c’est maintenant l’heure des adieux pis des pourboires. 😭 Je divise mes derniers euros restants entre le guide pis le chauffeur. 20€ pour Arlindo pis 45€ pour Gonçalo. Arlindo était ben gentil mais y parlait uniquement portugais faque on a pas eu beaucoup d’interactions avec lui. Gonçalo, par contre, on est plusieurs à s’être attaché à lui. 🥰 C’était un guide très patient, disponible, efficace pis organisé. En plus, y parlait très bien et l’anglais et le français. Je vais me rappeler avec affection des ses petites « erreurs » cutes comme « attendez à moi ici » ou bien « une estatue« , un endroit « espécial » ou encore un site archéologique en prononçant CH. C’était mignon pis ça nous empêchait pas de comprendre. 😍 Ah, pis y’était beau en plus notre guide. 😍 Franchement, il avait toutes les qualités. Parce que je vous dis que ça doit pas être évident de faire ste job-là. Être toujours parti de la maison, voir pis répéter toujours les mêmes choses, gérer les gens pis le stress qui va avec, répondre aux caprices de chacun, être motivé pis passionné avec une chaleur pareille… Bravo à lui ! 🏆 Pis bravo aussi à Arlindo qui nous a conduits dans des endroits magnifiques, pas toujours faciles d’accès. On a vraiment été choyés avec ces deux hommes-là. Dans le hall d’entrée, Gonçalo fait une accolade à chacun d’entre nous avant que tout le monde se disperse. J’espère qu’il va garder un bon souvenir de notre groupe autant que nous de lui. 😬

Après les aurevoirs, je monte un peu à ma chambre pour me rafraîchir puis avec mes amies pis le couple anglophone, on part en quête d’un restaurant pour manger à proximité de l’hôtel. Marie-Antoinette veut vraiment manger de la paëlla depuis le début du voyage mais étrangement, on en a pas tant vu dans les restos. On finit par en trouver un où on s’installe tous les six. Le serveur arrive pis dépose devant chacun de nous un petit pain sec pis nous distribue le menu. Menu qui m’inspire pas pantoute. 😧 La paëlla, y faut obligatoirement la commander à coup de deux personnes mais aucune sorte m’attire. En plus, j’ai pas envie de manger aussi lourd en plein après-midi. Moi, ce que je voudrais, c’est manger quelque chose de frais. Mais y’a rien. Que des assiettes à partager ou bien des repas d’agneau, de pieuvre, de tripes ou de foie. 🤢 Tout ça pour très cher. 🤑 On m’aurait proposé une salade à 30€, je l’aurais commandée sans hésiter. Mais là, je trouve ça cher payé pour quelque chose qui me tente pas. Bref, le choix du repas s’avère compliqué. On a des menus en anglais pis en espagnol mais les traductions des ingrédients correspondent pas. Derrière moi, le serveur, en espagnol, me presse de commander. En même temps, mes trois amies, pour bien faire, me parlent toutes en même temps tout en me pointant des affaires dans le menu. Les deux anglophones s’en mêlent. C’est la cacophonie totale pis j’arrive pas à réfléchir avec six personnes qui me parlent en trois langues en même temps. 😩 Je perds patience pis je me lève pour partir manger tu seule. J’apprends plus tard que les petits pains secs non sollicités ont été chargés 2€ par personne. De l’abus pur et simple.

À quelques pas plus loin, je trouve un resto qui propose un menu du jour à 14€. Pour ste prix-là, t’as une entrée, un plat principale, une boisson, un dessert pis un café. Eurêka, c’est là que je vais manger. Au menu pour moi, gaspacho en entrée, avec cuisse de poulet accompagnée de légumes (genre congelés pis bouillis), assortissement de pâtisseries pis une bonne bouteille d’eau froide. L’ensemble est pas très bon mais tant qu’à mal manger, au moins, je l’ai fait à moindre coût. 😂 Quand je sors du resto, yé rendu 16h. Notre hôtel est situé à deux kilomètres de marche du Jardin botanique royal, devant lequel on est passés plus tôt. Je décide de marcher jusque là-bas à l’aide de Google map, question de profiter un peu des heures qu’y me restent en Espagne. 🚶‍♀️ À Madrid, comme partout en Europe, marcher deux kilomètres implique d’emprunter soixante dix-huit rues. Ma promenade me permet de découvrir des petits coins de la ville, sans stress, à mon rythme. Le jardin, lui, est joli mais je m’attendais à plus d’un endroit dit « royal ». De la verdure, des fontaines, des statues… Ma petite visite est quand même agréable. De toute façon, le jardin était plus un prétexte qu’un but. Je rentre ensuite à mon hôtel, épuisée de cette marche de finalement 8,75 km, à 42º. 🥵 Avec Marie-Yoleine, je bois une bière sur la terrasse de l’hôtel, savourant par le fait même les derniers instants du voyage.

Jardin botanique royal de Madrid
Les derniers instants à Madrid

Avec tout ça quand même, y va ben falloir que je grignotte quelque chose en soirée, question de faire un semblant de souper. Toujours avec Marie-Yoleine, je pars au petit supermarché pas trop loin où je m’achète le nécessaire à ma survie c’est à dire de l’humus pour manger avec mon reste de craquelins, une barre de chocolat pis une grosse bouteille d’eau. En tout et partout, j’ai marché 14.2 km aujourd’hui. En arrivant dans ma chambre à quasiment 20h30, je prends une bonne douche pis je « soupe » tranquille devant mon ordi. Au moment de me coucher, je sens que j’ai étrangement froid. Est-ce la fatigue ? Une répercussion de ma journée ? L’air climatisé de ma chambre ? Je me mets au lit avec des chaussettes aux pieds pour la première fois du voyage, emmitouflée dans ma mini couverture que je traîne toujours en voyage (#dédaigneuse). Avec un peu de musique en bruit de fond, je m’endors pour la dernière fois en Espagne… 🛌

Laisser un commentaire